Les Aventures de Flo & Maxime

SOMBRERA

 

 

L'île de Sombrera se trouve au Nord de l'arc Antillais, à quelques encablures des Iles Vierges américaines. En fait d'île, Sombrera est plutôt un îlot rocailleux, à peine 3 kilomètres de long. Bien qu'étant sous la tutelle du Royaume d'Angleterre, cet endroit est entièrement une propriété privée, appartenant à la richissime Madame Monika Hodge, femme de feu Monsieur Loulou Hodge, célèbre dans le monde de l'édition à grand tirage. D'origine française, et connue à l'époque par les services de police sous le nom de jeune fille de Giselle Durieux, Monika Hodge est de ces femmes chanceuses et intelligentes qui ont su un jour sauter sur une (bonne et vieille) occasion qui devait la faire passer du statut de call-girl à celui de respectable épouse de millionnaire américain. Depuis la mort de son cher mari, elle s'était retirée définitivement sur cette île perdue, laissant croire à qui voulait l'entendre que l'endroit lui paraissait idéal pour une retraite mystique qui la rapprocherait inévitablement, par de pieuses méditations, de la grande vérité universelle et céleste. On ne lui connaît pas d'amis, et pourtant, chaque semaine, une vingtaine de personnes viennent lui rendre visite. Son âge est imprécis, sans doute aux alentours de 45 ans. Grande, fine, le port de tête hautain et majestueux, les cheveux noirs toujours tirés en arrière, cette femme dégage une sensualité étrange qui irradie sur son entourage tel un dompteur sur sa ménagerie.

Affalée dans un confortable fauteuil au milieu de son appartement juché sur la plus haute colline de l'île, elle savoure un moment de tranquillité avant de recevoir, comme chaque samedi après-midi, son nouvel arrivage d'invités. A travers les vitres panoramiques elle contemple, une fois encore, son royaume de quelques kilomètres carrés sur lequel elle règne en chef suprême et incontesté. Samir, véritable eunuque découvert dans les bas quartiers de Delhi, est à genoux entre ses cuisses, tout appliqué à conserver son grade de Premier lécheur. Sa langue, longue et fine, merveilleusement musclée par de nombreuses heures d'entraînement, s'active dans les replis tendres et sensibles de sa Maîtresse. Il connaît cette vulve par coeur, et pour n'avoir pu la découvrir que par son appendice buccal, il a appris à ressentir les moindres réactions, les plus infimes modifications de goût ou de tension musculaire pour lui procurer un plaisir savant, long et diffus. Monika aime se corps d'homme mutilé dans son intimité. Ce sexe absent, remplacé par une longue cicatrice interrompue par un ridicule orifice urinaire, cette peau parfaitement glabre jusque sur la tête, font penser à un monstre échappé de la Cour des Miracles. Cette présence continuelle à ses côtés depuis plus de cinq ans sied si bien à sa personnalité qu'ils forment un ensemble cohérent dont on ne s'étonne plus après quelques minutes. Monika s'enfonce encore un peu plus dans le fauteuil profond. Elle veut profiter pleinement de ces dernières minutes de repos. Félicie, sa soubrette, se tient derrière elle. Ses mains habiles, reliées entre elles par des bracelets, sont passées sous le déshabillé de Monika et viennent effleurer et masser doucement ses seins. A sa droite, à quatre pattes, se trouve un de ses esclaves, dont elle ignore d'ailleurs le numéro, et encore plus le nom. Sur son dos se trouve un verre de Mint-julep posé à côté de l'inséparable cravache sur un lourd plateau d'argent. Gare à ses fesses s'il venait à tomber. Ses chevilles et ses poignets sont entravés par des liens en cuir et, comme chaque esclave, sa tête est enfermée dans une cagoule équipée de fermetures éclairs au niveau des yeux et de la bouche. Il est nu, son sexe et ses couilles pendent entre ces cuisses. D'un geste lent, Monika étire son bras et vient placer sa main à l'extrémité de sa bite. La réaction est immédiate, et aussitôt qu'il sent la main fraîche de sa Maîtresse palper sa chair, il commence à bander. Circoncis, le gland gonfle rapidement. Sa couleur vire au rouge vif. A tâtons, les doigts de Monika repèrent les lieux. Ses ongles longs et effilés viennent s'enfoncer sans ménagement dans le muscle fragile, le griffent et le malmènent sans réserve. L'esclave voudrait gémir doucement. La douleur lui vrille le ventre tout en lui envoyant de subtiles ondes de plaisir. Mais il sait qu'il doit rester impassible. Il sait qu'il n'est que le jouet servile de sa Maîtresse. Il sait aussi qu'en aucun cas il ne doit jouir. Son gland roule entre les doigts de Monika. Elle le presse entre le pouce et le majeur, l'ongle de l'index pénètre dans le méat. Samir ne ménage pas ses efforts, Félicie non plus. Monika, les yeux fermés, est au bord de la jouissance. Son corps entier est dans un état de relâchement total. Seule sa main droite s'active à torturer ce sexe mâle. L'orgasme pointe. Il est temps. Il va falloir maintenant se préparer à recevoir ses nouveaux hôtes.

 

 

PREMIER JOUR

 

Dans la puissante vedette, Flo commence à se douter de la destination de ces mystérieuses vacances. Maxime, son amant, reste d'une incroyable discrétion à ce sujet et se contente de répéter :

- Surprise, tu verras bien !

Mais il y a eu ce vol New-York - St Thomas, puis l'embarquement sur ce bateau, et surtout, l'attitude des autres passagers. Depuis une heure, Flo les regarde et n'a pu s'empêcher de remarquer certains détails révélateurs. Comme cette femme, assise en face d'elle, grosse et imposante, accompagnée de cet homme, vieux, maigre et à l'allure plutôt timide. Et cette autre femme, à l'avant du bateau, Flo a bien remarqué, quand elle a escaladé l'échelle vers sur le pont supérieur, qu'elle ne porte pas de culotte, sa chatte est épilée, et quand elle s'approche de son homme, elle baisse les yeux. Et cet autre couple de Noirs, assis derrière elle, lui n'a pas dit un mot depuis le départ, alors qu'elle ne cesse de l'injurier et de le traiter de tous les noms. Et enfin, cette femme, jeune et très belle, accompagnée d'un homme qui pourrait être son père, et qui se tient si droite sur le banc, les mains dans le dos et qui semblait avoir des difficultés à marcher sur la passerelle, les jambes curieusement écartées... Tous ces gens ne sont pas là par hasard, se dit Flo. Nous sommes une vingtaine à bord, vers la même direction et le même but. Et soudain son esprit fait tilt ! Maxime lui avait parlé, il y a longtemps déjà, d'un endroit spécial destiné à la formation des Maîtres et des esclaves. Voilà, c'est là que nous allons ! Mais au fait, s'il est vrai que nous aimons les jeux SM, nous sommes alternativement soumis et dominateurs. Dans tous les couples que je vois ici, je distingue nettement qui domine l'autre. Cette fois, et au cours de ce séjour, lequel dominera et lequel se soumettra ? Se penchant vers Maxime, elle lui dit :

- J'ai deviné où nous allons, qui sera soumis durant cette semaine ?

- Bonne question, nous allons le savoir tout de suite.

Et, sortant une pièce de monnaie de sa poche, il demande :

- Pile ou face ?

- Face.

- C'est pile. Tu as gagné. Tu seras soumise.

- Mais ...

- A genoux, à mes pieds, ne discute pas !

Flo sent ses joues s'empourprer. Elle hésite. Elle ne s'était pas préparée à ça. Mais que faire, à peine Maxime avait-il fermé la bouche qu'elle avait ressenti un léger picotement dans son bas-ventre. Son corps avait réagi plus vite que son esprit. Sans une parole supplémentaire, elle glisse du banc et vient poser ses genoux au sol. Dans un geste presque mécanique sa main droite passe sous sa jupe de coton et tire sur sa culotte qui glisse au bas de ses cuisses et longe ensuite ses jambes. Discrètement, Maxime récupère le morceau de tissu au niveau des chevilles et lui dit à l'oreille :

- C'est bien, tu as vite compris. Assieds toi à coté de moi maintenant, sans bouger et garde les cuisses bien écartées.

En scrutant l'horizon, Flo s'aperçoit qu'ils arrivent bientôt près d'une terre. Pas trop tôt ! pense-t-elle. Je commençais à avoir mal au coeur.

 

Monika vient de jouir. Un de ces orgasmes qui la laisse relaxée, prête à reprendre son rôle de Directrice de centre SM. Elle saisit la cravache et frappe le dos de Samir en tirant d'un coup sec sur la laisse attachée à son cou.

- C'est assez, maintenant ! Va me préparer ma douche, et toi, Félicie, sors mes vêtements.

Pendant que Samir se dirige à quatre pattes vers la salle de bains, la laisse entre les dents, Monika regarde Félicie occupée à rassembler dans le dressing les différentes affaires de sa Maîtresse. Elle a vraiment un beau corps, pense-t-elle. Jeune, ferme, élancé. Un visage angélique toujours emprunt d'une certaine tristesse. Félicie avait été embauchée par son mari comme employée de maison dans leur résidence New-Yorkaise. Celui-ci n'avait pas tardé à coucher avec elle. Monika le savait. Quelques jours après la mort de Loulou, elle lui proposa de la suivre à Sombrera comme soubrette attitrée et soumise. Félicie avait acceptée, mais sa soumission était loin d'être parfaite et il fallut plus de deux ans de dressage pour en arriver au résultat d'aujourd'hui. La tenue vestimentaire de Félicie est pratiquement invariable. Elle est chaussée de fins escarpins à très hauts talons qui accentuent fortement la cambrure naturelle de son dos. Comme seul vêtement, elle porte un petit tablier blanc en dentelle qui lui couvre à peine le sexe, épilé régulièrement à la cire chaude par les mains expertes de Samir. Ses seins, fermes et ronds, presque juvéniles, sont percés à leurs extrémités et ornés de deux anneaux en or reliés par une chaîne au milieu de laquelle une plaque gravée indique : "Félicie, soubrette et propriété de Monika". Ses fesses, musclées et lisses dessinent une courbe parfaite, bien qu'elles soient marquées aujourd'hui par de nombreuses zébrures, souvenir de la correction à la cravache reçue la veille au soir. Aux poignets et aux chevilles, des bracelets en cuir, munis de mousquetons ne la quittent jamais. Ainsi, en quelques secondes, elle peut être attachée ou immobilisée suivant l'humeur de sa Maîtresse. En complément de la punition infligée la veille, les bracelets sont attachés entre eux, l'obligeant à marcher à petits pas, en équilibre instable, juchée sur les 15 centimètres de talon. Comme elle sort très peu, sa peau ne subit pas les effets du soleil et a conservée une blancheur parfaite.

L'eau coule dans la douche. Samir a veillé qu'elle soit à la température idéale et attend sa Maîtresse dans la seule position qui lui soit permise : à quatre pattes. Monika se lève et passe sous le jet tiède. Pendant ce temps, Samir vérifie l'esclave "salle de bains". A l'image de celui qui faisait office de table, il est cagoulé. Les fermetures éclairs sont fermées, comme toujours lorsqu'il est en présence de sa Maîtresse et que son service ne nécessite pas l'usage de ses yeux. Depuis le début de la matinée, il se tient dans la salle de bains, debout, les bras tendus et attachés à un anneau fixé au plafond, les jambes écartées et maintenues par une barre horizontale. Sa seule utilité dans ce lieu est de faire office de porte-serviettes. Son sexe, tendu depuis le début du jour supporte une grande serviette pliée. Pour tout vêtement, il possède un collier avec une médaille sur laquelle est inscrit un numéro. Cet esclave appartient au cheptel permanent de Monika. Ils sont une dizaine, tous volontaires et payant leur séjour. Elle les considère comme du mobilier. Ils peuvent rester le temps qu'ils souhaitent, pourvu qu'ils paient régulièrement leur pension.

Félicie pare sa Maîtresse des attributs indispensables à l'accueil des nouveaux stagiaires. Cuissardes, mini-jupe, corset avec soutien-gorge à balconnets, gants remontants jusqu'aux coudes, le tout en cuir ultra fin et ultra souple noir. Malgré la chaleur à l'extérieur, cette tenue est supportable, adaptée et conçue sur mesure pour elle. Félicie l'aide à passer ces différents éléments et s'applique à bien serrer le corset dans le dos, faisant ainsi d'autant ressortir la poitrine généreuse de sa Maîtresse. Vient ensuite la séance de maquillage et de coiffure. Avec des gestes appliqués, presque professionnels, elle allonge le regard de Monika pour le rendre plus féroce. Elle souligne le contour des paupières, étale un fard vert qui fait ressortir le noir de ses iris. Un rouge à lèvre bien vif redessine la forme naturelle des lèvres en réduisant leur aspect charnel pour leur donner une allure plus serrée, plus sévère. Les cheveux sont délicatement tirés en arrière et comprimés dans un chignon. Monika se lève et vérifie dans le miroir le résultat et l'effet rendu. Elle ajuste sa mini-jupe de façon à ce que l'on sache qu'elle ne porte rien dessous, tout en dissimulant judicieusement le contenu de son entre-jambe, largement fourni en longs poils noirs frisés. Voilà, elle est prête. On frappe à la porte. C'est Alma, l'Adjudante.

- La vedette est en vue, Madame.

- Bien, Alma, j'arrive.

Après Monika, c'est Alma qui dirige tout dans la propriété, avec une main de fer. Particulièrement crainte par l'ensemble des esclaves, elle n'est pas avare des coups de cravache. Amie d'enfance et ancienne collègue de trottoir de Monika, elle est la seule ici à pouvoir l'appeler Madame, privilège réservé aux Maîtres et Maîtresses reconnus.

"Allons-y !" dit Monika, joignant la parole au geste en prenant la cravache que lui présente avec humilité Félicie et en tirant sur la laisse de Samir qui trottine à quatre pattes derrière elle. Félicie ouvre la porte et se place au garde-à-vous pendant le passage du bien curieux couple. Un ascenseur les mène directement au niveau du ponton d'accostage de la vedette. Pendant les manoeuvres d'amarrage, Monika monte sur une estrade. Deux esclaves, dans la tenue que l'on connaît restent figés de chaque côté, comme des statues. Samir la suit et se blottit à ses pieds. Elle peut ainsi voir ses nouveaux arrivants. Lorsque le dernier passager a rejoint la terre ferme, Monika s'adresse à eux en ces termes :

- Bienvenus à tous sur l'île magique de Sombrera. Je suis Monika Hodge, Maîtresse des lieux et des personnes vivantes ici. Vous connaissez mon règlement intérieur. Inutile de vous rappeler qu'aucune entorse à ce règlement ne sera tolérée. Maîtresses et Maîtres , un cocktail rafraîchissant vous attend sous la tonnelle. Vous prendrez ensuite possession de vos appartements. Esclaves, regroupez vous autour d'Alma, votre instructrice. Elle vous conduira vers vos quartiers et vous préparera pour ce soir.

Alma, qui possède un oeil exercé, a déjà repéré son nouveau lot d'esclaves. Elle s'approche des hésitants et les pousse à se rassembler. Flo, un peu effrayée n'ose avancer, malgré l'insistance de Maxime qui lui dit d'y aller. Alma arrive alors à sa hauteur, l'extrémité de la cravache vient s'appliquer sur sa joue.

- Alors, esclavette, tu n'as pas compris mon ordre ? Allez, avance et va rejoindre les autres, sinon je m'occuperai personnellement de ton cas tout à l'heure.

La menace est claire. A regret, et cependant avec un soupçon d'excitation, elle se décide à rejoindre le groupe des esclaves. Les autres Maîtres sont déjà en train de se diriger vers la tonnelle où un buffet accueillant les attend. Monika les précède. Samir suit. Des esclaves déchargent les bagages et les portent vers les bungalows. Pour la circonstance, les fermetures de leurs yeux ont été ouvertes. Trop occupés à s'habituer à l'étrangeté des lieux, les dominateurs marchent en silence. Les discussions sont rares pour l'instant. C'est la période que Monika redoute le plus. Son rôle va être de détendre l'atmosphère. Cela est très important pour la qualité du stage. Elle devra faire preuve de diplomatie et d'esprit pour créer une bonne ambiance dans ce groupe formé de cinq Maîtres et cinq Maîtresses. Le buffet est magnifique, recouvert de fleurs fraîches, il déborde de boissons diverses et d'amuse-gueule. Deux esclaves se tiennent debout derrière la table, prêts à servir. Leur sexe a été emprisonné dans un étui pénien fortement serré. Mais ce n'est qu'en se penchant au dessus de la table pour se servir qu'on découvre alors un spectacle extraordinaire. Une femme nue est allongée sur toute la longueur. Son corps est recouvert de fleurs, mais les liens qui entravent ses jambes et ses mains tirées en arrière sont bien visibles, tout comme son visage, recouvert d'un masque opaque et renversé dans un trou aménagé dans la table. Ses seins, assez imposants, sont rendus encore plus proéminents par des liens qui enserrent leur base et les font gonfler de façon admirable. Des amuse-gueule en brochette sur des échardes en bois très effilées sont plantés tout autour de ses aréoles et dans la chair tuméfiée. Il en est de même pour son sexe, dont les poils ont été remplacés par une grappe de bâtonnets porteurs de quelques friandises. Cette première exhibition tient ses promesses. Aussitôt la découverte faite, les langues se délient et les commentaires s'enchaînent rapidement. Monika passe parmi ses invités et leur adresse à chacun un mot de bienvenue. Plusieurs Maîtres s'extasient au sujet de Samir. Monika les renseigne et n'hésite pas à leur présenter de près les caractéristiques spéciales de son fidèle compagnon. Maxime est déjà dans un état d'excitation avancé. Il se doute que cela doit être aussi le cas des autres participants. Au bout d'une heure, et quelques verres de cocktail bien dosés, il a fait connaissance avec eux. Allan, dentiste à Denver, 40 ans, Raymond, cadre commercial dans l'industrie chimique, 35 ans, Ted, architecte, 50 ans et Horst, seul européen, industriel à Munich, 42 ans, sont les représentants mâles de cet aréopage de dominateurs. Hellène, la grosse de 50 ans, Virginia, Noire, 27 ans, Pamela, jolie plante blonde de 33 ans, Lena, femme mûre et très autoritaire et enfin Angie, la plus belle, 30 ans, forment une intéressante brochette de dominatrices. Maxime ne regrette pas pour l'instant, ni le voyage ni le prix prohibitif de ce séjour très spécial. Monika prend la parole :

- Maîtresses et Maîtres, je vous invite maintenant à vous rendre dans vos bungalows. Nous nous retrouverons à 19 heures dans le grand salon.

Maxime se sent soulagé par cette invitation. Il sait qu'à peine la porte fermée, il se masturbera en fantasmant sur le corps de cette esclave étendue sur la table.

 

Pendant que les Maîtres s'abreuvaient sous la tonnelle, le groupe d'esclaves était emmené sous la tutelle d'Alma vers le quartier qui leur est réservé. Arrivés dans une première pièce, Alma, en compagnie d'un esclave leur rappelle les règles de leur nouvelle condition :

- Il vous est interdit de parler, interdit de vous masturber ou de jouir sans autorisation, interdit de montrer le moindre sentiment. Vous n'avez qu'un seul droit, c'est celui d'obéir. Maintenant, déshabillez-vous. Je veux vous voir complètement nus, sans le moindre accessoire. Ensuite vous passerez dans l'autre pièce pour la douche. Et au trot, celui ou celle qui montre la moindre mauvaise volonté sera durement puni par mes soins ou ceux de Maîtresse Monika.

Sans attendre, et sous la menace omniprésente du stick, les dix esclaves obtempèrent. Les vêtements tombent à terre, ramassés par l'esclave de service. Sur les cinq représentants mâles présents, quatre présentent des signes d'une érection mal dissimulée. Seul le plus vieux, compagnon de la grosse Hellène, laisse pendre son vieux sexe avachi dont les testicules lui arrivent pratiquement aux genoux. Alma en profite pour lancer sa cravache sur ces bites pointues, ce qui a pour effet de les tendre encore plus, sauf pour l'une d'entre elles qui perd instantanément sa fierté. Le groupe accompagne Alma dans la salle suivante, entièrement carrelée de blanc. Des pommes de douche sont accrochées au plafond. A l'entrée, chaque esclave reçoit un savon.

- Allez, en place, tous au milieu de la pièce pour la douche ! Et savonnez-vous bien, ensuite vous passerez au contrôle hygiénique.

Sur ces paroles, Alma referme la porte et actionne le robinet d'alimentation d'eau. Aussitôt, des jets d'eau froide tombent sur les corps des esclaves qui n'ont pas d'autres moyens pour se réchauffer que de se savonner énergiquement. Flo, qui déteste les douches froides, apprécie malgré tout cette sensation bienfaitrice après l'épuisant voyage et la chaleur supportée toute la journée. Elle s'écarte un peu du groupe et en profite pour pisser discrètement, soulageant ainsi une vieille envie. Au bout de 10 minutes, la douche s'arrête. Une porte opposée à celle qu'ils avaient empruntée s'ouvre alors sur la silhouette menaçante d'Alma.

- Toi, viens prendre les serviettes et distribue-les aux autres crottes de ton espèce ! Ensuite vous me suivrez à côté pour l'inspection... Et baisse les yeux quand je te parle !

Le jeune noir qui vient d'être interpellé se presse vers la porte pour prendre les serviettes. Au passage, Alma lui accorde un large coup de cravache sur les fesses. Tout en se séchant, le groupe progresse dans la salle voisine.

- Rangez-vous contre le mur, maintenant, face à moi, au garde-à-vous.

Au centre la pièce se trouve une table du genre de celle qu'on trouve chez un gynéco, agrémentée de plusieurs dispositifs supplémentaires. Derrière, sont alignées cinq tables en bois, simples mais disposant de nombreux points d'ancrage pour y fixer des liens ou des menottes. Debout à coté de ces tables, quatre esclaves femelles se tiennent droites. Comme leurs homologues mâles, elles sont nues et cagoulées. Mais en plus du collier portant leur numéro, une chaîne munie de pinces relie la pointe de leurs seins.

S'adressant au premier esclave contre le mur, Alma lui ordonne d'avancer. "Tu t'appelles désormais esclave numéro 101", dit-elle en lui passant autour du cou une chaîne avec la plaque correspondante. "Installe-toi sur cette table, que je puisse t'ausculter". L'esclave 101 est un homme d'une trentaine d'années. Le corps mince et grand, l'allure assez distinguée, style cadre dans une multinationale. Il monte sur la table, s'allonge sur le dos. Les étriers accueillent ses pieds, ses bras pendent de chaque côté. Alma fait signe à l'une des esclaves cagoulée qui s'emploie immédiatement à attacher les chevilles et les poignets de l'esclave 101. Alma s'approche alors de ce corps écartelé. Le bout de sa cravache glisse sur le torse de l'homme et s'arrête au niveau du sexe. D'un geste brusque, elle tire sur les poils dont quelques spécimens lui restent entre les doigts.

- Ici, les esclaves doivent être rasés. C'est normal, non ? Vous n'avez rien à cacher.

Puis elle décalotte le gland déjà fortement turgescent, approche son visage pour vérifier l'état de propreté, fait la moue, et le frappe durement d'un coup de cravache.

- C'est dégueulasse là dedans, et ça pue ! Voyons voir ton trou de balle.

Manoeuvrant un levier, les jambes se redressent, laissant se dévoiler la pastille brune de l'anus. Son index ganté caresse le périnée et prend position à l'entrée du trou. Le doigt se fraye un passage et s'enfonce de quelques centimètres. L'esclave pousse un petit cri, vite étouffé par un coup de cravache sur le ventre. Le doigt ressort. Alma le regarde. Elle semble à peu près satisfaite et le pose sur les lèvres du numéro 101.

- Lèche le, maintenant, et bien, il doit encore servir aux suivants. Ensuite, tu iras sur la table derrière, qu'on te nettoie bien ta bite et qu'on la rase de près.

A peine détaché, l'esclave s'installe sur l'une des tables en bois où deux des femelles de service s'occupent de lui. "Au suivant !" crie Alma. La candidate suivante, qui se voit rebaptisée numéro 102 est la jeune femme que Flo avait repérée sur le bateau, assise bien droite avec les mains toujours dans le dos. Elle est assez belle, très mince, presque maigre, les cheveux blonds, des fesses légèrement tombantes et une poitrine assez plate. Son cul est marqué par de nombreuses stries, ses seins portent des anneaux et laissent encore apparaître des marques d'une récente ligature. Elle s'installe sur la table gynécologique et se retrouve immédiatement immobilisée par les bracelets. "Courts, mais cependant superflus !" s'écrie Alma en avisant son pubis et en ponctuant ses mots d'un coup de cravache bien placé. Se saisissant d'un spéculum, elle l'enfonce dans le con de la jeune femme et commence à tourner la vis d'écartement. Le sexe s'ouvre, large, face aux autres esclaves alignés. La dilatation est très grande. La numéro 102 gémit doucement.

- Tais-toi ! je ne veux rien entendre pendant que je t'ausculte ! Je vois que tu as la chatte bien large. C'est à toi qu'appartiennent les godes trouvés dans les vêtements ? Tu as un Maître qui s'occupe bien de toi.

Flo se rappelle alors sa démarche bizarre lorsqu'elle était montée sur le bateau. Voilà l'explication !

- Tu mouilles, chienne, ta chatte est gluante. Je présume que ton cul n'est pas mieux. Allez, passe derrière, qu'on s'occupe d'eux. Au suivant !

Pendant ce temps, tous les poils du numéro 101 sont tombés à terre. A quatre pattes maintenant, ses poils du cul prennent le même chemin. Le numéro 103 est le seul Noir de l'assistance. Taille moyenne, tête ingrate aux lèvres débordantes, cheveux crépus courts, il semble être presque blasé par ce parcours initiatique. Avec désinvolture, il monte sur la table. Son sexe bandant et circoncis s'affiche déjà fraîchement rasé. Alma ne perd pas son temps sur ce corps qui retourne rapidement se placer contre le mur. Sans doute un habitué, pense Flo, à moins qu'elle ne préfère se le garder pour plus tard... Soudain, presque en queue de la file, une femme se met à crier et trépigner par terre. Sans perdre un instant, Alma se jette sur elle, la cravache en main, aussitôt rejointe par deux esclaves mâles qui surgissent de nul part.

- Emmenez-la au cachot, vite !

L'incident n'a duré que quelques secondes, et Alma retourne au centre de la pièce pour convoquer la suivante. Flo reconnaît la femme qui portera désormais le numéro 104. C'est celle qu'elle avait surprise sans culotte et le sexe rasé sur la vedette. Ces formes sont rondes à souhait, tout en douceur et aux galbes bien proportionnés. Elle a les fesses fermes et les mamelles pleines. Elle tremble un peu en montant sur la table. La crise d'hystérie de cette fille l'a un peu secouée. Ses jambes bien ouvertes sur l'assistance qu'elle ne peut voir ont pour effet d'empourprer son visage. Alma s'approche de la fente déjà lisse. Elle y plonge sa main et la ressort, tenant par la ficelle un tampon sanguinolent. Montrant le morceau de coton à l'assistance comme un trophée, elle s'exclame :

- Pas de ça ici pour vous autres. Si vous avez vos règles pendant le stage, tant-pis pour vous. Certains seront sûrement excités par vos chattes putrides et saignantes.

Flo est la suivante. Numéro 105. Son ventre se noue quand Alma l'appelle. L'angoisse lui monte à la gorge. Un instant, elle voudrait fuir, mais elle se rend compte qu'elle n'a pas le choix et que finalement, tout ce qu'elle vient de voir l'excite vraiment. Seulement maintenant, c'est à elle d'y passer. Les bracelets se referment sur elle. Les jambes en l'air, écartées, fixées dans les étriers lui donne un sentiment d'impudeur extrême. Elle sent la présence d'Alma sans la voir. Ses seins pointent, ses tétons durcissent. Comme elle s'y attendait un peu, sa chatte poilue est gratifiée par la cravache. Ensuite, elle sent des doigts tirer sur ses chairs intimes, titiller le clitoris et pénétrer dans sa vulve sans ménagement. Cet attouchement calme un peu son angoisse. Flo espérait en secret échapper à l'inspection anale. Malheureusement ses jambes sont soulevées par le mécanisme de la table. Elle sent ses fesses s'ouvrir comme un abricot et son anus prendre l'air. Un doigt pénètre. Flo se contracte. Un coup de cravache s'abat sur son ventre et la mouche vient claquer sur le téton droit, lui créant une vive, mais fugace douleur. Cependant, sa gorge a laissé échapper un petit cri. Aussitôt, la cravache s'abat à nouveau et cette fois, c'est le téton gauche qui déguste. Flo est impressionnée par la précision du geste. Ses jambes redescendent. Verdict :

- Allez, sur la table en face pour une coupe au rasoir !

Flo est soulagée et se sent presque fière d'avoir subi cette épreuve. Elle regrette simplement que Maxime ne soit pas là pour voir ça. Mais le stage ne fait que commencer. Cette fois, allongée sur la table en bois, seules ses jambes sont attachées de part et d'autre. Aussitôt une esclave s'approche de son sexe avec un rasoir à la main. Avec dextérité et rapidité, tous les poils disparaissent. Pendant ce temps, c'est le petit vieux aux couilles pendantes qui passe l'examen. Alma ne semble pas vouloir s'appesantir longtemps sur son cas. Flo entend simplement la sentence d'Alma :

- Celui-ci, quand on voit l'état de putréfaction de sa bite, on imagine que son cul doit être tout aussi pourri. Au lavement !

Et en effet, au moment où Flo se met en position pour la suppression des derniers poils dans sa raie postérieure, elle voit l'homme se placer dans la même position sur la table d'à côté. Une esclave apporte un grand flacon accroché à une potence et muni d'un long tuyau en caoutchouc terminé d'une canule. Cette dernière ne tarde pas à se trouver solidement enfoncée dans le malheureux derrière, maintenue par un large sparadrap. Mais Flo n'a pas le temps d'en voir plus. Son rasage terminé, elle est conduite dans une salle attenante. Bien qu'elle n'a pas encore eu le temps de l'admirer, son nouveau sexe juvénile lui paraît frais et cuisant à la fois. "Voici ta chambre et ta paillasse," lui dit une esclave en lui indiquant la cinquième couche posée par terre. Flo s'avance pour rejoindre l'homme et les deux femmes qui l'ont précédés et qui attendent en silence. Elle s'assoit en tailleur sur son matelas. Dans cette position, elle peut enfin regarder à quoi ressemble son sexe maintenant. Malgré la dextérité de sa dépoileuse, sa grande lèvre droite souffre d'une assez longue coupure superficielle qui pique. Son regard quitte son bas-ventre et contemple le spectacle offert par ses congénères allongés près d'elle. Les paillasses étant étroites et pratiquement collées les unes aux autres, sa voisine immédiate n'est qu'à quelques centimètres d'elle. Ces cuisses se tiennent serrées, sans doute pour éviter toute dégoulinade de son vagin. L'autre femme est adossée contre le mur. Ses jambes sont légèrement écartées. Son sexe lisse paraît petit malgré la forte capacité qu'on a vu à se dilater. Conséquence d'une réaction épidermique au fil du rasoir, la peau est très irritée, bien rouge. Mais ce qui surprend le plus Flo, c'est la vision du sexe mâle entièrement épilé. Même au repos, tel qu'il apparaît alors, Flo ne peut s'empêcher de le scruter. Il est vrai que c'est la première fois qu'elle en voit un dans cet état et de si près. Les replis des bourses, les couilles qui dévoilent leurs formes sous la peau fine, le pénis visible totalement jusqu'à sa base, tout cela intrigue Flo qui aimerait pouvoir y goûter un peu plus. Un nouvel arrivant passe devant elle et s'assoit sur le grabat qui lui a été indiqué, laissant libre celle située à droite de Flo. "Zut !" pense-t-elle, "je vais avoir droit au petit vieux à côté de moi. J'espère au moins qu'il ne pète pas toute la nuit."

 

Vers 19 heures, les Maîtres convergent à travers de luxuriants jardins vers le grand salon. La plupart ont revêtu un habit léger en coton. Seule la grosse Hellène a passé sa tenue de dominatrice : cuissardes à hauts talons, bustier qui projette ses grosses mamelles en avant, longue jupe largement échancrée devant et derrière, longs gants et chat à neuf queues dans la main. Ce spectacle a quelque chose de grotesque, car malgré les chairs comprimées, cela n'empêche pas quelques bourrelets de dépasser en s'engouffrant dans le moindre interstice de son ensemble en latex noir. Le grand salon est une vaste pièce. Des fauteuils et des petites tables occupent la plus grande la surface. Au fond, une grande table est déjà dressée pour le dîner. Porcelaines fines, argenterie et cristal. En face, on devine une scène, cachée pour l'instant par un grand rideau rouge. Le mobilier est dans la couleur locale, en rotin et bambou. La pièce s'ouvre sur une grande terrasse qui surplombe le paysage et la mer. Au loin, on aperçoit les côtes de St Thomas. Un grand bar propose aux invités toutes sortes de boissons. Maxime se présente à l'entrée. Une femme nue est attachée debout dans l'embrasure de la porte. Ses mains sont tendues vers le haut, sa tête est plaquée contre le bois par un large bandeau qui passe sur son front et ses yeux. Mais le plus étonnant, c'est le plateau qui supporte plusieurs coupes de Champagne. Il est maintenu d'un côté contre le ventre de la suppliciée par une chaîne qui lui entoure le dos et à l'avant par deux chaînes qui s'accrochent aux anneaux de ses seins percés. Les seins étirés prennent la forme de deux grosses aubergines. Maxime se sert une coupe. Libéré du poids du verre et de son contenu, le plateau remonte un peu. Maxime pénètre dans la salle et ne peut s'empêcher de pouffer de rire en voyant la grosse Hellène. Plusieurs Maîtres sont déjà là et discutent sur la terrasse. D'autres prennent place autour d'une table près de laquelle un esclave balance sans répits une grande feuille de palmier en guise de ventilateur. Régulièrement, un autre esclave passe parmi eux pour renouveler leurs consommations et leur proposer quelques canapés. Les conversations vont bon train. Vers vingt heures, Monika apparaît, Samir toujours en laisse à ses pieds. Pour l'occasion, elle est vêtue de bas résille quadrillés par de fins rubans en cuir. Des bottes qui montent au dessus du mollet et une tunique très sexy agrémentée de plusieurs rangées de clous. L'ensemble est d'un ravissant bleu marine. Elle salue l'assemblée et quelques instants après, un esclave vient se présenter à elle, tête baissée, et lui annonce à haute voix :

- Maîtresse Monika, vous êtes servie.

Maxime quitte la terrasse presque à regret après avoir contemplé un merveilleux coucher de soleil en pensant à Flo, et à ce qu'elle devait certainement endurer pendant ce temps. Le grand salon est dans une demi-obscurité. Pour créer une ambiance intimiste, aucune lampe n'a été allumée. En revanche, de nombreuses bougies scintillent sous l'effet du léger souffle d'air qui rafraîchit l'atmosphère. Maxime jette un oeil vers la porte d'entrée. La "porte-plateau" n'y est plus, mais il croit la reconnaître quelques mètres plus loin, dans une autre position. Cette fois, elle est debout, maintenue par un étrange dispositif en fer forgé. Ses jambes sont écartées et prises par une barre horizontale. Une barre verticale part du milieu et on la devine se terminer à l'intérieur de son vagin. Une autre barre verticale passe derrière son dos et se poursuit en Y jusqu'à ses mains qui s'y trouvent attachées très haut au dessus de sa tête. Chaque doigt, sauf les pouces, est muni d'une espèce de dé supportant chacun une bougie. Trois autres esclaves femelles sont ainsi équipées et réparties aux quatre coins du salon. Bien sûr, leurs yeux sont obturés et pour agrémenter l'esthétique de ces chandeliers humains, toute une série de courtes chaînes chromées et brillantes sont accrochées à même leur peau par des pinces, de leurs poignets jusqu'à l'extrémité de leurs seins. Les convives passent à table, respectant les noms inscrits en face de chaque place. Maxime se retrouve en face de la grosse Hellène, qui, malgré la fraîcheur du soir, semble crever de chaud sous son attirail. Elle parle fort avec un langage grossier. Heureusement pour lui, la noire Virginia est assise à sa droite et la très belle Angie à sa gauche. Maxime fait des efforts désespérés pour combattre l'effet hypnotique du décolleté de sa belle voisine. Des esclaves s'affairent autour de la table pour remplir les verres. Monika trône littéralement en bout de table. Samir somnole entre ses pieds. Tout en discutant avec Angie du problème des sans-abri à New-York, les yeux de Maxime font de perpétuels va-et-vient entre la poitrine alléchante de cette femme et le spectacle de l'esclave chandelier dont la cire des bougies commence à dégouliner sur ses doigts, ses mains et ses avant-bras. Nul doute qu'à ce moment là, Maxime fait l'amalgame entre ces deux visions et qu'il s'imaginerait bien en train de maltraiter ces nichons à l'aide des bougies. L'entrée est servie. Une délicieuse salade de langoustes tièdes. Monika mène la discussion en racontant l'histoire de ce centre de formation et ses principes concernant le SM. Tout le monde s'accorde sur le fait que le SM est un art difficile, demandant une bonne expérience et une pratique régulière pour atteindre son but. Ce qui justifie totalement l'existence de ce centre dont l'objet est d'enseigner les méthodes qui fournissent le maximum de plaisir, sans risque et grâce à la connaissance parfaite de la limite au delà de laquelle la douleur passe du plaisir à la souffrance. Les esclaves s'activent à nouveau autour de la table. Le plat de résistance arrive. Mais au moment où l'esclave passe l'assiette de noix de St Jacques à l'aneth sur parmentier de christofines au-dessus de l'épaule de la grosse Hellène, celle-ci, toujours véhémente, donne un coup dans l'assiette qui tombe à terre en aspergeant l'immaculé latex. Au bruit de la vaisselle cassée, Monika se lève d'un bon. Plusieurs esclaves sont déjà en train de ramasser les morceaux et d'éponger les dégâts, sans savoir vraiment s'ils récupèrent du jus de St Jacques ou de l'huile de baleine (pardon, d'Hellène).

- Bien que cela ne soit pas prévu au programme ce soir, dit Monika, je vais vous donner une première leçon sur la manière de dresser un esclave à bien servir à table. Manifestement, celui-là n'a pas assimilé les chapitres précédents.

En quelques pas, elle est sur lui, la laisse de Samir dans sa main gauche et la cravache dans la droite.

- Quel est ton numéro, shit of peacock (chiure de paon) ?

La question est accompagnée d'un violent coup de cravache sur les fesses en signe d'encouragement.

- Numéro 13, Maîtresse Monika, marmonne l'esclave sous la cagoule fermée.

- On peut dire qu'il ne te porte pas chance. Samir, retire lui son étui pénien.

La queue de l'esclave apparaît en état de semi-érection. Monika ferme les fentes oculaires de sa cagoule, se dirige vers le mur et appuie sur un bouton dissimulé derrière une tenture. Au plafond, un moteur électrique ronronne, tandis qu'un ensemble de chaînes, liens et bracelets descend lentement.

- Samir, occupe toi de lui maintenant, installe le confortablement dans le panier.

Le panier, c'est le dispositif accroché au plafond et qui vient de s'arrêter à quelques centimètres du sol. Il est formé de cinq câbles au bout desquels sont fixées des courroies en cuir. Quatre sont destinées à immobiliser chaque membre et celui du milieu doit soutenir le ventre. Monika est retournée à sa place. Ce type de besogne n'est pas de son ressort. Samir pousse le numéro 13 vers le centre du quadrilatère formé par les câbles et le force à s'allonger sur le ventre. Les courroies sont serrées autour de ses poignets, de ses chevilles et enfin autour de son abdomen. Samir rejoint le mur et actionne le bouton en sens inverse. Les câbles se tendent. Leur longueur est calculée de façon à ce que la tension exercée par le poids du supplicié soit répartie entre ses membres et son ventre. Une fois en l'air, le corps écartelé n'est pas à l'horizontal, mais penché légèrement du côté de la tête. Quand le numéro 13 est à un mètre du sol, Samir arrête le mécanisme et retourne vers lui. Il passe un lien dans l'anneau qui se trouve au sommet de la cagoule et force la tête à se renverser en arrière. Ensuite, avisant une boîte accrochée à l'un des câbles, il en sort 5 pinces munies de poids qu'il place: une sur chaque téton, une sur le prépuce et deux sur le scrotum. Enfin, il retourne mettre en marche la mécanique jusqu'à ce que l'esclave atteigne l'altitude de trois mètres environ. Alors seulement il retourne aux pieds de sa Maîtresse. Pendant toute l'opération, les bruits de couverts sur la porcelaine et les tintements de cristal ont été rares. Toute l'assemblée préférait regarder ces préparatifs plutôt que le succulent contenu de leur assiette. Seule, Monika, avec son coup de fourchette tout aussi légendaire que son coup de cravache, a fini de se restaurer quand la bite, les couilles et les seins du numéro 13 commencent à se balancer au-dessus de sa tête.

La lueur des chandelles qui se reflète par endroit sur le corps suant du numéro 13 amplifie l'aspect fantasmagorique du décor et de ce spectacle aérien improvisé. Le dîner reprend son cours, les discussions s'animent de nouveau. Lorsque tous les convives ont terminé, Monika se lève et prend la parole.

- Mesdames, Messieurs, avant de passer au dessert, permettez-moi de vous présenter les personnes qui animeront le stage avec moi.

Et, tandis qu'apparaissent sur le devant de la scène deux jeunes et belles femmes, Monika poursuit :

- Voici Alma et son assistante Sibylle, mes deux dévouées instructrices qui vous feront partager un peu de leur grande expérience en matière de domination.

Toute l'assemblée se tourne vers elles et les applaudit vigoureusement.

- Et dès maintenant, elles vont vous offrir une petite surprise ...

A ce moment là, le rideau s'ouvre, l'éclairage de la scène s'allume sur neuf esclaves alignés, enchaînés les uns aux autres par une laisse qui rejoint un large collier clouté. Leurs mains sont menottées derrière leur dos. Tous sont équipés de la même façon. Leur tête est prise dans une sorte de cagoule formée de nombreux bandeaux en cuir, leurs yeux sont aveuglés mais leur bouche est laissée libre. Pour seul vêtement, ils affichent une espèce de harnais formé d'un ruban en cuir qui part du collier, descend le long du sternum, se divise en deux pour les hommes, passe dans l'entrejambe, la raie des fesses et remonte le long de la colonne vertébrale pour se fixer au collier dans la nuque. Chaque convive y reconnaît son esclave personnel. Seul Horst, assis à côté de Monika se penche vers elle et lui demande à voix basse pourquoi son esclave n'est pas du lot. Monika le rassure et lui promet une explication pour plus tard. Maxime admire le corps de Flo ainsi harnaché et se convainc qu'elle est bien la plus belle. Alma rejoint le groupe, prend en main la laisse du premier esclave et, ponctuant l'ordre l'avancer par un claquement du fouet contre le sol, elle guide cette drôle de chenille humaine vers l'escalier qui sépare la scène du salon. Sibylle ferme la marche et veille à ce que tous les esclaves suivent la cadence en marquant chaque pas d'un claquement de fouet. Arrivé à l'extrémité libre de la table, le troupeau s'arrête. Alma détache la laisse du premier esclave, délie ses mains et le force à s'agenouiller puis à ramper sous la table. Les autres suivent progressivement le même chemin. En raison de l'absence d'une esclave pour les raisons que l'on connaît, Monika consent à palier ce manque en prêtant Samir. Il se fraie aussitôt un passage entre les corps quelque peu emmêlés qui se débattent sous le plateau entre les pieds des Maîtres, à la recherche d'une place vacante. Samir a déjà repéré qui aura le privilège de goûter à sa langue. Tandis que l'on sert un merveilleux dessert aux fruits exotiques, les convives ont deviné la raison du remue-ménage qui se trame sous la nappe. Plusieurs se contorsionnent déjà pour faire tomber leur pantalon sur leurs chaussettes. La grosse Hellène essaye de faire preuve de discrétion pour se débarrasser de sa culotte, mais manifestement, certains replis semblent s'opposer au passage du morceau de latex. Au bord de l'apoplexie, elle finit par se lever de sa chaise, offrant à Maxime la révélation peu ragoûtante, quoiqu'intéressante, de la foufoune d'une obèse. L'installation de ce réjouissant dispositif n'a pris que quelques minutes. Quand Maxime sent son sexe entrer en contact avec une langue et des lèvres humides, d'autres sont déjà en pleine action. En raison de l'obscurité qui règne sous la table, personne ne peut savoir dans quel gosier son vit ou son con ira puiser son plaisir. De même, les esclaves étant rendus aveugles, il leur est impossible de connaître le porteur du sexe dont ils ont la mission de faire jouir au mieux. Par simple curiosité, Maxime aimerait savoir s'il se trouve dans la bouche d'un homme ou d'une femme, espérant simplement n'être pas tombé sur le vieux. On ne sait jamais, si l'un des ressorts de son dentier venait à casser, il serait bien embarrassé avec un râtelier planté au bout de sa bite. Pour évacuer cette vision d'horreur, il pense à Flo et se demande entre les cuisses de qui elle est en train d'opérer. Quoiqu'il en soit, son suceur (ou sa suceuse) se débrouille bien. Très vite son sexe bande et éprouve les prémices du plaisir. Monika, privée de son Samir, a préféré satisfaire les envies de ses papilles gustatives en s'attaquant au dessert plutôt que de prendre part à cette invisible orgie. D'ailleurs, le spectacle de ses convives qui se dandinent sur leur chaise en grognant et soupirant de dix manières différentes, lui procure une bonne source de plaisir. Elle s'amuse à compter les points et se lance des paris sur lequel jouira le premier. Les hommes tombent d'abord, un à un, à quelques minutes d'intervalle. Maxime explose dans la bouche de son inconnu(e). Comme trou Normand, s'était original. L'appétit est revenu, et après une bonne rasade de Chablis, le gâteau exotique ne fera qu'une bouchée. La négresse à sa droite est prise de convulsions. Elle halète, affalée sur sa chaise, le bassin presque à l'horizontal. Soudain elle pousse un cri aiguë qui transperce le tympan de Maxime et semble s'évanouir. Mais la seconde suivante, elle se redresse et tourne son visage vers lui avec un grand sourire ... comme si rien ne s'était passé. En face, la grosse Hellène se trémousse :

- Vas-y connard, est-ce une langue ou un asticot qui est en train de me lécher ?

Maxime éclate de rire. Il imagine le pauvre esclave coincé entre ces grosses cuisses et cherchant désespérément où se trouve sa cible dans ce cloaque. Progressivement, toutes les femmes émergent, repues. Une seule est encore en croisière au septième ciel alors que les assiettes sont vides et les cafés servis. C'est la belle Angie. Les yeux fermés, elle râle doucement. Tout son corps est pris d'un léger tremblement. Une de ses mains est plaquée sur ses seins. L'assistance reste quasiment bouche-bée devant la sensualité et la jouissance de cette femme. Mais l'heure tourne. Cela fait plus d'une demi-heure qu'Angie est en transe. Monika semble s'impatienter, les traits de son visage se crispent imperceptiblement, dévoilant sa colère. Et soudain, elle s'écrie:

- Samir ! au pied, tout de suite.

Aussitôt Angie émerge, frustrée. Tout le monde comprend alors les raisons de l'attachement de Monika pour son eunuque.

- Maintenant, Mesdames et Messieurs, je vous propose une petite visite de nos installations.

Imitant leur hôtesse, chacun se lève et en profite pour se réajuster. Au passage, Maxime jette un oeil sur le chandelier vivant. Les bougies ont été remplacées, les précédentes ayant terminé leurs vies dégoulinantes sur les bras de la malheureuse. Le groupe sort du salon en suivant le cul de Samir qui frétille comme le ferait un toutou fier d'avoir ramené la baballe. Avant de quitter le bâtiment principal, ils passent devant une vitrine allumée. Monika s'arrête.

- Vous avez ici la boutique. Elle est ouverte tous les jours entre 9 et 10 heures et entre 16 et 17 heures. Vous y trouverez un choix important d'accessoires cuisants.

Puis ils cheminent le long d'un sentier et pénètrent par une lourde porte en bois dans une bâtisse creusée à même le flanc de la colline. Monika s'empresse de donner des renseignements.

- Nous entrons dans le quartier des esclaves. Comme vous le voyez, ce bâtiment ne possède pas de fenêtre et les cloisons extérieures sont constituées par la roche naturelle qui compose cette île. Au centre, se trouvent les chambres et les sanitaires des esclaves, et tout autour, accessibles par ce couloir circulaire, nous trouvons les cellules de travail.

Emboîtant le pas de Monika, l'assistance visite successivement la douche, la salle d'inspection, qui sert également de salle de préparation des esclaves, la chambre commune réservée aux stagiaires et celle, plus grande, destinée aux esclaves à demeure. Maxime ne peut s'empêcher de remarquer qu'à part la douche, les sanitaires se résument à deux WC placés chacun au milieu des deux chambres. Après avoir traversé cette partie centrale, le groupe se retrouve dans le corridor. Le mur extérieur est percé à intervalles réguliers par des portes en bois lourdement ferrées et disposant chacune d'une lucarne à barreaux.

- Voici les salles de travail, où vous pourrez faire vos travaux pratiques. Il y en a une vingtaine, pratiquement toutes identiques.

A travers la lucarne, les Maîtres se pressent pour y jeter un oeil. Déception, elles sont plongées dans l'obscurité. Un peu frustré, le groupe repart et s'arrête devant une cellule allumée. Monika ouvre la porte. Sibylle est adossée contre un chevalet, en train de fumer une cigarette. Une longue cravache et posée à portée de main. Dans le fond la pièce, un homme nu est écartelé, jambes écartées et bras en croix, maintenu par des liens à des anneaux ancrés dans la roche. Ses cuisses, son dos et ses fesses sont zébrés de longues traînées rouges. Monika s'enquiert de la raison de la présence de cet esclave. Sibylle lui répond :

- Maîtresse Monika, cet avorton de chien a été pris en flagrant délit de manger pendant son service aux cuisines.

Monika s'approche de lui, prend au passage la cravache, présente le manche entre ses fesses et le pousse d'un mouvement brusque dans son anus.

- Qu'il reste ainsi toute la nuit. Au moins, avec ce bouchon il pourra bien profiter de ce qu'il a dans le ventre !

Laissant Sibylle achever son oeuvre, la visite se poursuit. L'une des dernières cellules est également allumée. Monika prend à part Horst et discute avec lui à voix basse. Enfin, elle s'adresse aux autres :

- Mesdames et Messieurs, l'une des esclaves de ce stage a montré son incapacité à se plier aux règles d'admission de ce centre. Nous avons été obligés de nous occuper de son cas. Elle est dans cette cellule, si vous voulez bien vous donner la peine d'entrer ...

Cette cellule est différente des autres. Entièrement carrelées de blanc, du sol au plafond. Aucun mobilier ni accessoire. La lumière y est éblouissante. Le groupe se répartit le long des murs et autour de la forme humaine qui gît au sol. Elle est nue, face en l'air, sa tête est prise dans un masque de lanières en cuir, ses jambes sont attachées et repliées sous elle, tout comme ses bras menottés haut derrière son dos. Elle ressemble à un cul de jatte sans bras. Son corps ne porte aucun signe de mauvais traitement, et même son sexe n'a pas été rasé. Cependant, ses yeux sont pleins de larmes.

- Il s'agit de l'esclave de Maître Horst. Face à ce cas de non soumission, nous appliquons une thérapie qui consiste à casser la dignité du sujet en faisant souffrir progressivement son corps dans son ensemble. Cette position, pas très douloureuse au début, finit par être insupportable au bout de quelques heures, car tous les muscles sont sollicités. Toutes les demi-heures, nous venons lui demander si elle est prête à se soumettre. Je peux vous annoncer qu'elle a dit oui il y a une heure déjà. Cela démontre l'efficacité du traitement. Mais nous l'avons laissée encore mijoter un peu à titre préventif, et aussi pour votre enseignement.

Sur ces mots, Sibylle pénètre dans la cellule et commence à défaire les liens qui entravent la femme.

La visite terminée, ils retournent vers le grand salon. Pendant leur absence, celui-ci a été entièrement nettoyé, les esclaves chandeliers ont disparu, mais le numéro 13 pend toujours au plafond. Sur la scène au garde-à-vous, les neuf esclaves stagiaires attendent sous la bonne garde d'Alma. Tout en pénétrant dans la pièce, Maxime discute avec Raymond. Ce dernier, avisant l'esclave accroché au dessus-d'eux parie à Maxime qu'il peut toucher le poids fixé à sa queue en sautant. Au premier essai, sa main passe au moins à dix centimètres sous l'objectif. Les autres Maîtres, le voyant faire, se prennent au jeu, et chacun se propose d'essayer. Seule la grosse Hellène s'abstient. Maxime, puis Allan et Lena, les plus grands, y parviennent sans trop de difficultés. La bite se balance énergiquement. Et soudain, le corps du numéro 13 se contracte, son prépuce se gonfle et quelques gouttes de sperme s'étalent sur le parquet. Tout le monde éclate de rire. Monika, témoin de la scène rit aussi de bon coeur. Elle se ressaisit et, se plaçant sous le corps du supplicié, elle lance sa cravache en l'air, si fort que la pince est arrachée du prépuce et finit sa course à l'autre bout de la salle. Libéré de la pince qui faisait office de bouchon, le prépuce se dégonfle et son contenu suit une trajectoire parabolique qui se termine sur le front de la grosse Hellène. Une coulée de sperme glisse sur ses yeux exorbités tandis qu'elle crie comme une vierge effarouchée. C'est le délire dans la salle. Même Samir se tient les côtes aux pieds de sa Maîtresse.

Lorsque le calme est revenu, Monika monte sur l'estrade :

- Pour cette première nuit ici, vous pouvez emmener votre esclave personnel dans votre chambre. Ceci n'est pas une obligation. Ils devront regagner leurs quartiers à 7 heures. Le petit déjeuner sera servi à partir de 8 heures et le cours commencera à 10 heures dans la salle de conférence. Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne nuit.

Spontanément, tout le monde applaudit la Maîtresse des lieux. Cette première soirée laissera de bons souvenirs. Un à un, les Maîtres reprennent possession de leur esclave et quitte la salle en le traînant par la laisse. Seuls le nègre et le petit vieux restent en rade. Maxime précède Flo sur le sentier qui les conduit vers sa chambre. La porte à peine ouverte, Flo lui demande de la détacher, elle ne peut plus contenir une envie pressante. Dès que la lanière qui lui coure entre les jambes est défaite, elle s'enfuit vers les toilettes, sans attendre que Maxime lui libère les mains et la cagoule. En attendant le retour de Flo, il admire le seul vêtement qu'elle portait et découvre avec ravissement que la face intérieure de la courroie, dans la zone qui est en contact avec la vulve et la raie des fesses, est recouverte de poils de sanglier drus. Flo réapparaît. Maxime admire son corps et avise son sexe lisse. Ses doigts le caresse et glissent à l'intérieur de la fente. Ils en ressortent tout gluant, à sa grande satisfaction. Finalement, il la libère des autres accessoires coercitifs et la serre dans ses bras en l'embrassant.

- Tu vas tout me raconter maintenant. Comment s'est passée cette après-midi ?

Flo lui raconte en détail la procédure d'admission. Maxime demande des précisions :

- Et quand tu t'es retrouvée sur la paillasse avec le vieux à côté de toi, tu n'as pas eu envie de partir ?

- Non, en fait il n'est pas venu nous rejoindre dans la chambre. Quand le numéro 109 a passé l'inspection, on est tous retourné dans la salle. Le vieux finissait de se vider, assis sur un grand pot et il y avait une odeur horrible. Ensuite on nous a harnaché comme tu m'as trouvée, mais sans la cagoule. J'peux te dire que les poils de sanglier m'ont fait de l'effet. Ça me piquait et me chatouillait délicieusement. Après, on nous a emmené dans une salle près des cuisines et on nous a servi une purée bien costaude dans des assiettes en carton. J'avais à peine terminé de manger qu'Alma et Sibylle sont arrivées. Alors, on nous a mis les cagoules et les laisses et on nous a attaché les mains dans le dos. Et pendant une heure, on a tourné autour de la pièce, sans rien voir, à la cadence du fouet, attachés les uns aux autres. Chaque fois que l'un d'entre nous faisait un faux pas ou démarrait sur le mauvais pied, on entendait le fouet siffler dans l'air avant de claquer sur la peau du coupable. J'en ai même reçu un. Regarde, je crois qu'on voit encore la trace sur ma fesse gauche. Après ça, on s'est retrouvé sur la scène, mais ce n'est que juste avant qu'Alma nous a dit ce qu'elle attendait de nous. Je n'ai pas pu voir la réaction des autres, mais moi, ça m'a super excité.

- Et sous la table ...

- Ne m'en parle pas. C'était un incroyable bordel. Personne ne s'y retrouvait. On nous avait dit de se repérer aux chaussures. Dès que nous en sentions deux identiques, on devait se glisser entre les cuisses. Mais certains bloquaient le passage, d'autres poussaient. Enfin, finalement, je me suis retrouvée en face d'une chatte bien poilue. Je ne sais pas à qui elle appartient, mais en tout cas, elle avait une sacré odeur.

- Si c'était celle de la négresse, à quelques centimètres près tu aurais trouvé popaul !

- Quel dommage de t'avoir raté de si peu, mais ce n'était pas si désagréable. Voilà, après votre départ pour la visite des lieux, on est remonté sur la scène et on a attendu votre retour. Maintenant, à toi de me raconter, et dis moi enfin ce qui vous a tant fait rire à la fin de la soirée.

Maxime lui raconte sa version des événements. Mais il se fait tard, et ils tombent de fatigue. Cependant, Flo supplie Maxime de la libérer de la tension sexuelle qu'elle a accumulée depuis leur arrivée. Il consent à la satisfaire et d'une ruade s'enfonce dans la gaine hyper lubrifiée. Allongé sur elle dans une position des plus classiques, il va-et-vient sans ménagement au grand bonheur de Flo qui peut enfin crier sa jouissance. A bout de souffle, et avant de s'endormir dans les bras de son amant, Flo lui murmure à l'oreille :

- Merci de m'avoir emmenée ici.

- Ne me remercie pas trop tôt, d'autres épreuves t'attendent dès demain.

 

 

 

 

FIN DU PREMIER JOUR

 


 

DEUXIEME JOUR

 

 

Le téléphone sonne. Il est 7 heures moins dix.

- L'esclave 105 doit se rendre au quartier des esclaves. Elle doit y être à 7 heures précises, sous peine de punition.

Flo se lève d'un bond. C'est elle qui vient de décrocher le combiné. Cette voix dure et stricte la sort du sommeil et lui rappelle soudain sa nouvelle condition. Maxime s'est réveillé à son tour.

- Va, lui dit-il, et n'oublie pas tes accessoires.

Flo se résigne, elle serait bien restée encore là à rampougner, mais elle se sent comme investie par une mission et ne voudrait décevoir son amant. Elle l'embrasse.

- A plus tard, mon amour, mon Maître.

Elle se lève, ramasse la cagoule, les menottes et le harnais, et quitte la chambre pour rejoindre ses congénères, nue, à l'exception de la chaîne minéralogique de son cou.

Arrivée à destination, on lui remet une petite boîte contenant un ensemble de toilette complet à usage unique, comprenant même un rasoir et de la mousse. Direction la salle de douche. D'autres esclaves sont déjà en train de se nettoyer. Certains hommes se rasent le visage devant une grande glace, tandis qu'elle reconnaît la numéro 102 s'appliquer à parfaire le rasage de son pubis. Un quart d'heure plus tard, tous les esclaves stagiaires, y compris la numéro 109 qui avait raté son admission, sont rassemblés dans la salle d'inspection, en ligne contre le mur. Cette fois, c'est Sibylle qui mène la danse, encadrée de deux esclaves mâles.

- Avancez de deux pas, écartez les jambes et penchez-vous en avant.

Vu de l'arrière, cette position offre le spectacle de dix culs tendus et ouverts, dont cinq équipés d'un balancier. Sibylle passe en revue de détail cette décade. L'extrémité de sa cravache ne se gène pas pour écarter les replis charnus qui s'opposent à son regard scrutateur et encourager la bonne tenue de cette position humiliante. Lorsque tous les fions sont inspectés, Sibylle reprend sa place au milieu de la pièce.

- Redressez-vous maintenant, et n'oubliez pas de baisser les yeux en présence d'un Maître ou d'une Maîtresse. Allez maintenant au réfectoire pour manger un peu, puis vous vous retrouverez ici à 8 heures précises ... sauf pour la 108 qui doit répondre des ses deux minutes de retard. Rompez !

Accompagné d'un esclave, le groupe se dirige vers le réfectoire, tandis que la malheureuse esclave 108 reste seule avec Sibylle. Flo a juste le temps de la regarder du coin de l'oeil. C'est une femme de 35 ans, assez petite, le corps ferme et musclé, type méditerranéen.

Le petit déjeuner est assez copieux; pain, beurre, confitures, café, thé. Chacun se sert et mange en silence conformément au règlement. Lorsque la pendule accrochée au mur indique presque huit heures, tous retournent dans la salle d'inspection. La numéro 108 est attachée sur la table gynécologique. Entre ses jambes écartées, on voit les deux orifices de son bas-ventre remplis d'un gode dont le ronronnement des mécanismes vibrants n'échappent à personne. Sibylle est assise à califourchon sur son visage. Malgré la jupe masquant les détails de l'action qui se déroule dessous, on devine qu'une langue est fort occupée à charmer les extrémités nerveuses de la cavalière qui semble guider sa monture en maltraitant les bouts de seins de ses mains gantées. Les pauvres tétons n'ont pas l'air d'être à leur fête. Rouges, gonflés, ils subissent toutes sortes de pincements et tiraillements. Le groupe d'esclave regarde la scène. Quelques biroutes se dressent, signe que le spectacle n'est pas sans intérêt. Flo reconnaît ressentir aussi une certaine excitation à la vue de ce tableau animé. Le rodéo dure encore un quart d'heure, puis, après être descendue de son perchoir, Sibylle se place en face d'eux.

- En attendant le moment de vous préparer pour le cours, allez dans le dortoir.

En passant devant la table, Flo regarde la malheureuse allongée. Son visage est couvert du jus poisseux et luisant de sa tortionnaire. Malgré tout, il semble emprunt d'une certaine satisfaction pour laquelle les godemichés ne sont pas étrangers.

Dans la chambre, chaque esclave s'affale sur sa couche, espérant récupérer un peu d'une nuit de sommeil trop courte. Flo commence à s'inquiéter d'un problème physiologique. Si elle a réussit à satisfaire son besoin urinaire sous la douche, le fruit de ses entrailles est beaucoup plus difficile à éliminer discrètement. Or, le seul cabinet à sa disposition est au milieu de cette pièce, en face d'elle. En fait de cabinet, il s'agit d'un chiotte à la turque formé d'un trou et de deux plateaux repose-pied de chaque côté. Après le petit déjeuner, c'est l'heure habituelle de sa défécation. Pendant qu'elle réfléchit à cette fâcheuse situation, elle voit sa consoeur numéro 102 se lever et se diriger vers la cuvette. Se plaçant debout face au toilette, elle déroule une bonne longueur de papier et l'applique sur son nez pour se moucher. Le papier froissé et glavioteux finit dans le trou. Puis, elle s'accroupit dans une posture bien humiliante, laisse jaillir un long jet puissant et bruyant et retourne s'allonger après s'être essuyée et avoir tiré la chasse d'eau. Quelques minutes plus tard, le petit vieux désengorge sa prostate par le même chemin. Flo parvient à se décider et réussit à vaincre la honte qui lui oppresse le ventre, réduisant ainsi le niveau de pression qu'elle s'astreignait à contenir. D'un pas hésitant, elle se dirige vers la plate-forme d'émail. Elle espère simplement pouvoir déboucher son orchestre sans qu'il soit accompagné de fausses notes incongrues.

 

Maxime se lève vers les neufs heures. Il se prépare, opte pour un pantalon en toile blanche et un polo vert, et part vers le grand salon. Point de "porte-plateau" à l'entrée cette fois. De nombreux convives sont déjà là et dévorent leur petit-déjeuner, assis autour de petites tables. Des esclaves vont et viennent pour assurer le service. Maxime repère la table où Angie semble en pleine discussion avec Ted et Allan. Tout en les saluant, il s'installe avec eux. Aussitôt, un esclave s'approche prendre la commande. Celle-ci une fois notée, l'esclave dit:

- Merci Maître, je vous apporte cela tout de suite, mais pour le lait, vous devez vous servir vous même, là derrière.

Maxime croit ne pas avoir bien entendu. Angie se penche alors vers lui et précise :

- Mais si, allez-y, ça vaut le coup, d'ailleurs, je vous accompagne.

Encouragé de la sorte, Maxime se lève et suit Angie vers le mur opposé. Il n'en croit pas ses yeux. Deux énormes mamelles pendent par deux trous percés à cet effet dans une planche qui dissimule le reste du corps de la femme. Des petits verres sont posés à proximité, et une pancarte indique "Servez-vous". Angie place un verre sous l'énorme téton gauche.

- Regardez, elle est si pleine, qu'il suffit d'appuyer un peu dessus pour que ça coule.

Joignant le geste à la parole, elle enfonce son index dans la chair épaisse et tendue. Aussitôt quelques gouttes de lait perlent à la pointe et tombent dans le verre. Pour augmenter le débit, Angie appuie à nouveau, plus fort. Le résultat est cependant décevant et seulement une faible quantité de liquide apparaît. Prenant le sein hypertrophié à pleines mains, elle le comprime entre ses paumes. Un jet conséquent s'en échappe alors, remplissant la moitié du verre. Maxime veut lui aussi s'essayer à cette traite matinale. Se rappelant avoir vu un jour un fermier délester sa vache, il décide de s'inspirer de ce souvenir. Il serre le téton entre le pouce et l'index et se met à tirer dessus de haut en bas. Chaque fois que sa main remonte, un jet blanc et crémeux jaillit de l'outre. Au bout d'une demi-douzaine de va-et-vient, le verre est rempli. Vraiment amusé par cette pratique, Maxime voudrait ne pas rendre jalouse la mamelle droite. Mais au moment où il fait mine de passer à l'autre, la grosse Hellène s'impose.

- Laissez-en pour les autres !

- Pour les autres peut-être, mais pour vous cela me semble inutile. A ce que je peux en juger, votre production personnelle satisferait toute l'armée napoléonienne !

 

- Maîtresses et Maîtres, Maîtresse Monika vous attend dans la salle de conférence.

Vers dix heures, un esclave invite les participants à le suivre pour le premier cours. La salle de conférence dispose de deux rangées de fauteuils, et d'une estrade au-dessus de laquelle sont accrochées deux planches anatomiques; une du squelette et une de la structure musculaire du corps humain. Quand tous les Maîtres sont installés, Monika fait son entrée, Samir en laisse.

- Aujourd'hui, je vous propose de passer en revue de nombreux accessoires nécessaires à la pratique de notre art du plaisir. Parmi ceux-ci, vous retrouverez de grands classiques, mais aussi des nouveautés intéressantes. Et, pour commencer, voici un défilé de mode SM destiné à vous mettre en valeur et soumettre vos esclaves.

Mais, juste avant de se retirer, en femme d'affaires avisée, elle ajoute :

- Bien sûr, tous ces articles sont disponibles à la boutique.

Successivement, Alma et Sibylle, habillées en Maîtresse sophistiquée, ainsi que deux esclaves mâles du cheptel de Monika qui ont le grand honneur de revêtir pour l'occasion une tenue de Maître, amènent au centre de l'estrade les esclaves affublés des plus originaux accessoires vestimentaires. Parmi ceux-ci, Maxime est fortement impressionné par l'accoutrement de la 104 et par celui de Flo. La 104 a les mains attachées derrière le dos, les bras pliés et les poignets réunis entre les omoplates par un lien qui part du collier autour du cou. Cela l'oblige se cambrer fortement, projetant sa poitrine en avant et sa croupe en arrière. Un corset largement échancré lui couvre le ventre. Ses seins sont passés à travers deux trous découpés dans la gaine et dont le diamètre trop petit comprime leurs bases et les rend plus lourds et tombants. Dans le dos, une multitude de boucles, fortement serrées, ferment le corset, du cou jusqu'au dessus de la raie des fesses. Mais le plus extraordinaire se situe entre ses jambes. A mi-hauteur de chacune de ses cuisses est noué un lien. De ceux-ci, partent deux fils terminés par une pince qui mord chacune des grandes lèvres de son sexe. A chaque pas, la tension sur les fils tire les chairs intimes qui sont déjà fortement allongées, même au repos. L'absence de pilosité permet ainsi d'observer en détail l'anatomie de la femme et surtout supprime toute obstruction à l'écoulement de son hémoglobine vaginale qui glisse en longs filets sur la face intérieure de ses cuisses. Quant à Flo, son équipement est formé d'un collier extrêmement large entièrement clouté qui lui allonge le cou et la force à tenir son menton très haut. Ses cheveux tirés en arrière augmentent l'effet. Au sommet de chaque téton, une sorte de ventouse y est fixée, de laquelle partent des lanières en cuir. Une ceinture, cloutée elle aussi, lui cache le nombril et un large ruban en cuir passe sur son sexe dont les lèvres ont été écartées et entre les fesses. Ses chevilles sont reliées entres elles par des bracelets. Un lien est tendu entre ses poignets menottés dans le dos et ses pieds chaussés de fins escarpins aux talons vertigineux. Tenue en laisse par Sibylle, elle avance à petits pas, cherchant à tout moment à rétablir un équilibre très instable. Maxime est fier d'elle, de sa beauté et de la manière dont elle l'affiche. Il se laissera sûrement tenté par l'achat  de cet équipement.

Monika, qui a également le sens de la mise en scène a gardé le meilleur pour la fin, et, pour conclure ce défilé de mode, elle va chercher elle-même dans les coulisses son dernier mannequin. Elle revient avec le petit vieux en laisse, marchant à quatre pattes et littéralement transformé en chien. Tout son corps est recouvert d'une combinaison en latex luisant, sa tête est prise dans une muselière équipée d'une poire d'angoisse et une queue synthétique, maintenue par une ceinture, prend un appui profond dans son trou de balle. Quant à ses couilles, pendantes au point de traîner presque par terre, elles sont tendues à l'extrémité d'un tube en cuir de vingt centimètres au moins, qui enserre la peau des bourses. Vu de derrière avec les cuisses écartées, le spectacle de ces deux boules blanches qui se balancent au bout de la gaine noire, ravit l'assemblée. La grosse Hellène se trémousse sur sa chaise :

- Admirez les plus belles balloches du monde !

Chacun admet au moins que le terme de balloches n'a jamais été si bien porté ! Et au moment où il salue le public en faisant le beau, on peut admirer son sexe mou délicatement décoré d'un noeud rose.

Laissant le petit vieux aux mains d'Alma, Monika entame la deuxième partie du cours :

- Voici maintenant des nouveaux gadgets intéressants et pratiques. Pour commencer, Hongkong nous envoie une nouvelle série de godemichés qui possèdent une caractéristique bien commode. A leur base, vous y trouvez une couronne qui écarte un cône au sommet lorsqu'on la tourne ... comme ceci. Quand le gode est en place dans sa cavité, le cône une fois ouvert agit comme un hameçon contre les parois et le maintient en place solidement accroché. Bien sûr, ils sont équipés d'un mécanisme vibrant. Plus de crainte donc que l'objet quitte sa place, même lorsque le sujet est en mouvement. Idéal pour de longues pénétrations tout au long de la journée. Vous le trouverez en plusieurs tailles et couleurs.

Entre temps, les esclaves toujours vêtus de leurs oripeaux ont pris place à chaque extrémité de l'estrade, les femelles à gauche et les mâles à droite.

- Numéro 102, approchez, que les Maîtres puissent apprécier l'intérêt de l'ustensile.

La femme s'avance, comprenant immédiatement ce que Monika attend de son corps, elle se place de profil, jambes écartées et elle tend en avant son bassin. Monika applique le phallus artificiel à l'entrée de son con et l'enfonce d'une poussée. Quand elle considère qu'il est profondément fourré, elle tourne la bague et met en route le moteur. L'esclave retourne à sa place, démontrant que l'objet tient bien en place.

- En voici un autre qui diffère de ce que l'on connaît par son mécanisme tout à fait original. En effet, après les vibros, voici le premier "cognant" mis sur le marché. Le mécanisme interne ne vibre pas, mais envoie à intervalle régulier et réglable une bille contre l'extrémité pointue. Il agit en fait comme un marteau piqueur, et peut même se frayer le passage tout seul. Numéro 109, ici !

Monika démontre l'efficacité de ce modèle en faisant s'allonger l'esclave sur le sol. Elle maintient le gode à l'entrée de la grotte tout en démarrant le système. Aussitôt l'assemblée perçoit des tac-tac-tac réguliers. Au bout de quelques secondes, Monika lâche l'engin qui poursuit seul sa pénétration. Une minute après, ayant manifestement atteint son but, la tête chercheuse s'immobilise tout en continuant à cogner en irradiant une douleur jouissive dans le ventre de la 109. Monika ordonne à l'esclave de se relever et de rejoindre les autres.

- Comme vous le remarquez, celui-ci ne nécessite pas non plus d'attaches extérieures pour conserver sa position. Enfin, pour conclure le domaine des nouveautés en matière d'olisbos, je vous présente le "Glace-nosk", made in URSS. Ultra simple et sommaire, je l'ai rapporté de Moscou l'hiver dernier. Les Russes doivent sûrement encore s'étonner de l'engouement des touristes occidentales pour cette ... petite bouteille thermos. Le jour où ils sauront quel usage elles lui réservent, ils commenceront à comprendre les déviations du capitalisme et aussi les moyens de faire entrer des devises. Sans doute ne l'ont-ils pas fait exprès. C'est ainsi que les plus grandes découvertes se font : par hasard. Quoiqu'il en soit, voilà un beau gode, bien large et bien solide, dans lequel on peut y placer à votre convenance de la glace pillée ou tout liquide plus ou moins chaud. Sans vouloir critiquer la production soviétique, l'efficacité de ce flacon isotherme est tellement mauvaise que la température à l'intérieur est très vite transmise aux parois extérieures. Mais de cela, nous n'allons pas nous en plaindre.

Et sans même appeler une esclave pour la démonstration, elle se dirige vers la 108 dont les chaînes plaquent ses mains sur son sexe et lui enfourne l'étrange bouteille venue du froid avec pour mission secrète de bien s'en occuper.

- Les Russes ne manquent pas d'imagination. Le seul vrai gode qu'ils fabriquent s'appelle le SCUD - Sexual Common Use Defoncer (Défonceur sexuel pour usage fréquent) - et c'est le seul de la collection à être entièrement métallique. Un fabricant américain vient de mettre au point une parade. Le "Patriote". Beaucoup plus petit, il est dessiné pour les pénétrations anales. Son ogive est équipée d'un puissant aimant qui attire le SCUD à travers la paroi du périnée. Bien sûr, il vibre. Les deux godes, dont le frottement est renforcé par l'aimant, augmentent les sensations.

La 108 bénéficie du double traitement pour cause de démonstration. Le con et le cul bien pleins, elle est ensuite forcée de faire trois fois le tour de l'estrade à genoux avant de regagner son coin.

- Enfin, avant de passer aux articles pour mâles, voici un modèle très sophistiqué, considéré par certaines femmes comme le plus jouissif des phallus. "L'électro", puisque c'est son nom, est un gode pourvu d'électrodes qui envoie des décharges au rythme et à l'intensité voulus. Pour l'avoir moi-même testé, je peux vous affirmer que son efficacité est redoutable.

Afin que le cours ne soit pas dissiper par l'orgasme violent de l'une des esclaves, Monika préfère s'abstenir de toute démonstration et exhibe un nouvel article.

- Ceci est un développeur de sexe, pour mâle. 107, vient ici et bande bien.

Le sexe tendu pénètre dans un large tube en verre muni d'une ceinture pour le maintenir et d'une poire. Monika appuie sur la poire. Le sexe gonfle à vue d'oeil et double presque de volume. C'est impressionnant. Malheureusement, quand Monika retire le dispositif, la bite reprend progressivement sa taille normale.

- Ce gadget doit être surtout considéré comme un instrument de supplice. Son effet est de courte de durée. En revanche, voici un produit très efficace qui procure une trique puissante pendant plus de deux heures d'affilées.

Le 110, dont la bandaison est faiblissante, se trouve convoqué. Monika présente une petite seringue et pique le sexe par dessous, à sa base. Elle injecte le contenu du liquide. Très vite le vit grandit et bande à son maximum. Le gland gonfle démesurément, devient rouge vif, semble prêt à éclater.

- Il en a pour deux heures. Très pratique, ce produit prévient toute panne et fonctionne dans tous les cas, ou presque ...

Visant le sexe flétri du petit vieux, elle préfère ne pas trop s'avancer. Elle ne voudrait pas être suspectée de publicité mensongère. Mais la grosse Hellène qui vient de comprendre l'allusion se lève et s'écrie :

- Il faudra que je l'essaye. Si ça marche, ça fera dix ans que je ne me serais pas fait saillir par ce chien !

- Dans un autre registre, voilà une nouveauté qui nous vient du Japon. C'est une sorte de chat à neuf queues dont le cuir des lanières a été remplacé par une matière synthétique spéciale. Lorsqu'elle arrive au contact de la peau, elle y reste collée par une multitude de petites ventouses. Ensuite, quand on tire sur le manche pour les décoller, cela crée une sensation de brûlure. L'avantage, c'est que cela ne laisse aucune trace tout en produisant une douleur intéressante. Les Japonais ont même sophistiqué l'engin en y incorporant un petit synthétiseur qui imite le claquement du fouet. Presque réaliste.

- 103, avance pour la démonstration, penche toi en avant que chacun admire ton beau cul de nègre.

Monika lance les lanières contre le postérieur. Celles-ci y restent en effet collées et un claquement presque parfait sort du petit haut parleur dissimulé dans le manche. Elle tire sur l'ensemble d'un geste sec. Les lanières s'arrachent de la peau en sifflant. Monika recommence l'opération sans ménager la force de ses coups. Les fesses rosissent uniformément sans pour autant montrer la moindre marque d'impact. La démonstration s'achève par une raclée tout aussi cuisante sur la bite bandante, rose et circoncise de l'esclave.

- Voici un article qui intéressera les Maîtres en voyage. C'est un chevalet pliant.

D'un petit sac en toile, elle en sort un dispositif formé de tubes réunis par des charnières. Elle déplie l'ensemble avec facilité pour former un cadre stable traversé par une barre horizontale.

- 101, au pied !

L'homme s'avance et se place naturellement au milieu du cadre. Ses chevilles viennent s'accrocher aux extrémités de la barre inférieure, tandis que ses poignets sont liés à la barre supérieure. La barre médiane passe en travers de son dos.

- L'astuce de ce système consiste dans la possibilité de faire pivoter la partie supérieure du chevalet. Dans la position où se trouve l'esclave actuellement, je peux basculer son dos en arrière, rendant la posture inconfortable pour lui, mais très confortable pour moi si je veux travailler ses parties viriles en toute tranquillité. Inversement, si la barre médiane passe sur son ventre et que je le bascule en avant, c'est son cul qui pourra satisfaire mes plaisirs.

Suivent les démonstrations d'un chevalet d'appartement et d'autres gadgets sans vraiment grande importance ni originalité. Monika fait en réalité l'inventaire de sa boutique et se frotte déjà les mains à l'idée du chiffre d'affaires supplémentaire que cela lui rapportera. Cependant, parmi tous ces objets, l'un d'eux excite aussitôt la curiosité et les sens des Maîtres masculins. Monika explique :

- Cet ustensile devrait révolutionner l'usage des protections périodiques pour les femmes. Comme vous le voyez, il ressemble à une éprouvette en plastique transparent, élargie vers le haut. Un anneau en caoutchouc entoure l'ouverture pour une meilleure étanchéité. Aujourd'hui, nous avons la possibilité d'en faire la démonstration. Sibylle, amenez la 104 et installez lui ce dispositif.

Toute la salle a les yeux fixés sur la chatte sanguinolente et les filets rouges qui courent sur les cuisses de l'esclave. Sibylle s'agenouille entre les jambes largement écartées et force l'entrée du vagin avec l'extrémité évasée de l'éprouvette. Une ceinture supplémentaire permet de la maintenir en place sans risquer qu'elle s'échappe.

- Voilà, on peut ainsi vérifier le volume de menstrues que l'esclave produit et rendre encore plus humiliante cette période du cycle féminin. De plus, cette outil de mesure peut être porté toute la journée sous une robe et surtout, il est réutilisable. En quelques mois, sa rentabilité est assurée.

Tandis que Sibylle et la 104 retourne prendre leurs places, Monika branche un étrange appareil chromé sur une prise de courant.

- Vous aimeriez sûrement voir vos esclaves arborer de façon définitive les insignes de leurs soumissions. Il n'y a rien de plus excitant que quelques anneaux judicieusement placés. Cependant, vous hésitez à passer à l'acte. Alors, je vous propose cet appareil spécial qui vous permettra d'opérer chez vous, en toute sécurité. L'un de vous est-il intéressé de voir son esclave affublé de cet anneau en or, à l'endroit qu'il lui plaira ? Il est gratuit, offert par la maison.

Maxime est séduit par l'idée. Cela fait déjà longtemps qu'il souhaite offrir ce genre de cadeau à Flo. Il s'exclame :

- Moi, sur le sein gauche, c'est la 105.

Flo n'en croit pas ses oreilles. Son coeur palpite. Elle a un mouvement de recul, vite limité par les bracelets de ses chevilles et par Alma qui prend la laisse et la tire déjà vers le centre de l'estrade. Elle a peur, ferme les yeux et finalement se résigne. C'est Maxime qui le veut, et elle ne peut rien lui refuser. En position, face au public, ses seins bombés, fermes et projetés en avant par sa posture cambrée, elle essaye de croiser le regard de Maxime, mais sa tête penchée en arrière à cause du large collier ne lui permet pas de voir autre chose que le plafond. Deux esclaves mâles du cheptel l'empoignent par les bras de chaque côté pour qu'elle ne puisse pas bouger. Monika s'approche de la belle poitrine, lui retire les ventouses et l'ausculte. Ses mains glissent sur la peau et les tétons de façon à en apprécier la fermeté. Elle tire sur la pointe du sein gauche pour l'allonger au maximum.

- Cette pince, explique-t-elle, est munie d'une fine aiguille chauffante. Ainsi, on perce et cautérise la plaie en un seul geste. Ce n'est pas très douloureux, simplement impressionnant. On place le morceau de peau choisit entre les mords. On s'assure, en tirant dessus, que l'aiguille ne traverse pas de vaisseaux sanguins importants pour éviter tout oedème. Voilà, comme ça, elle est en place. Je vais percer la pointe du sein, à moins d'un centimètre du bord. A cet endroit, il n'y a aucun risque, il ne s'agit que d'une partie bien charnue. Il ne me reste qu'à appuyer sur les poignets de la pince pour faire traverser l'aiguille de part en part ... et voilà. L'aiguille est ressortie de l'autre côté et commence à chauffer. Lorsqu'elle est rouge, je peux tout relâcher. L'aiguille fait le chemin inverse et le trou est terminé, propre et immédiatement utilisable. C'est fait !

Cela n'a pris que quelques instants. Flo n'a pratiquement pas senti l'aiguille traverser sa chair. Ce n'est que lorsqu'elle a commencé à chauffer qu'elle a subi une forte douleur, comme une brûlure de cigarette. Une vague odeur de cochon brûlé a envahi ses narines. Son sein lui fait maintenant vraiment mal. Elle aimerait pouvoir le toucher, le cajoler, le masser doucement, mais immobilisée comme elle est, elle ne peut que subir le supplice que lui impose Monika sur l'ordre de son amant. Elle n'a d'ailleurs pas le temps de se lamenter sur son sort. Monika prend l'anneau d'or, écarte légèrement les extrémités du jonc qui se chevauchent et cherche le passage dans le trou étroit et pratiquement invisible. Cette opération ne se fait pas sans mal et Monika est forcée de tirer sur la chair pour la faire glisser le long du précieux métal. Flo sent son téton être particulièrement malmené. Mais cela aurait plutôt tendance à réduire sa douleur et exciter ses pulsions masochistes. Malgré la souffrance réelle de sa poitrine, son ventre lui envoie des vagues de plaisir. Monika peine sur l'enfilage. En dépit ses efforts, l'extrémité de l'anneau tarde à apparaître de l'autre coté et ce n'est qu'après plusieurs minutes de suspens que finalement le sein gauche de Flo se voit gratifiée d'un nouveau bijou du plus bel effet.

 

Après cette première matinée de cours, les Maîtres se retrouvent au grand salon pour l'apéritif. La "porte plateau" a repris sa place à l'entrée. Chacun commente à sa façon les exhibitions du matin. Angie et Maxime, devenus inséparables, trinquent ensemble sur la terrasse. Soudain il s'excuse en évoquant le besoin urgent de se laver les mains et quitte la salle pour les toilettes. Celles-ci sont d'un luxe admirable, tout en marbre rose. Le lavabo est équipé de robinets rodés étincelants. Derrière un muret se trouve un urinoir et deux portes donnent sur des WC. Maxime avise l'urinoir, mais se rend compte qu'il est déjà occupé par Horst. Reculant, il patiente un moment et en profite pour se recoiffer. Mais la miction de Horst semble longue. Sans plus attendre, il entre dans l'un des deux WC. Un esclave mâle se tient debout. Il est revêtu d'une combinaison en latex qui lui couvre tout le corps, à l'exception de son sexe et de sa bouche. Le sexe raide sert de dévidoir pour le rouleau de papier, mais une pancarte accrochée à son cou indique "Ma langue est à votre disposition". Maxime, tout en s'épanchant au dessus de la lunette, ne peut s'empêcher de penser que Monika soigne vraiment bien ses pensionnaires. En sortant, il a la surprise de voir Horst toujours debout derrière le muret. Poussé par la curiosité, il y passe la tête. Aussitôt, il comprend la situation. Une esclave est attachée, bras tendus et écartés contre le mur, nue à l'exception d'un bandeau sur les yeux. Elle est positionnée de façon à ce que son visage soit en face des bites pisseuses de passage. Hormis le fait qu'elle doit ainsi recevoir régulièrement une douche tiède et fétide, la bouche est souvent sollicitée pour parfaire un nettoyage et déguster le produit de couilles aussi pleines que les vessies quelques temps auparavant. Et Horst ne se gène pas pour utiliser les commodités de la maison. Pantalon baissé, son sexe ramone la bouche offerte. Dans un spasme, il éjacule dedans et prend appui contre le mur pour reprendre ses esprits. Rapidement, il se réajuste. Au-dessus de l'esclave se trouve une pomme de douche incitant les utilisateurs à laisser l'endroit aussi propre qu'ils l'ont trouvé en entrant. D'un geste, il ouvre le robinet et rince l'esclave. Puis il s'en va comme si de rien n'était et salue Maxime au passage. Encore étonné par ce qu'il vient de voir, Maxime retourne rejoindre Angie, impatient de lui raconter cette aventure.

Le déjeuner se passe tranquillement. Chacun réfléchit secrètement au scénario qu'il mettra en scène cette après-midi dans le cadre des travaux pratiques avec son esclave.

 

Après le cours, les esclaves sont reconduits dans la salle d'inspection où ils sont soulagés de leurs attributs extérieurs et intérieurs. Entièrement nus, à l'exception de leur plaque minéralogique, ils partagent ensuite un déjeuner diététique composé de pâtes à la viande et d'un yaourt. Ensuite, ils attendent les réjouissances de l'après-midi dans leur chambre. Flo peut alors enfin considérer de près le nouveau bijou qui orne son sein gauche. Cette marque de soumission qu'elle vient d'offrir à Maxime l'excite malgré les élancements brûlants qu'elle ressent dans son téton meurtri. Doucement, elle masse sa chair comme pour étaler la douleur. Cela lui crée conjointement une source de plaisir dans son ventre et son sexe distille le fruit de sa jouissance. En serrant les jambes fortement et par de légers mouvements de son bassin, elle tente de se masturber discrètement, sachant l'interdiction qu'il lui est faite de prendre ainsi un plaisir solitaire.

Vers 14 heures, Alma et Sibylle leur ordonnent de passer dans la salle d'inspection et de s'alligner, dos au mur. Quelques minutes après, les Maîtres font leur entrée, accompagnés de Monika et du fidèle Samir.

- Comme vous le savez, la seconde partie de la journée est consacrée aux exercices pratiques du sujet abordé le matin. Avec votre esclave, vous allez pouvoir essayer, dans les cellules de travail, la plupart des objets passés en revue ce matin. Alma, Sibylle et moi-même seront dans les parages pour vous aider et vous conseiller. Prenez livraison de votre esclave et installez-vous dans la cellule correspondante à son numéro.

Chaque Maître récupère son bien et rejoint par le corridor la cellule désignée.

Maxime referme la porte derrière eux et embrasse Flo.

- Alors, mon Amour, comment te sens-tu ?

- Merci pour ton cadeau, ça me fait un peu mal, mais ça va.

Maxime avise l'anneau et le touche du bout des doigts. Il est très satisfait.

- Il faudra compléter cela de l'autre côté et pourquoi pas ici aussi, dit-il en passant une main sur l'entrecuisse de Flo. Mais tu mouilles, ta chagatte est bien gluante !

Fermement décidé à s'en occuper comme il se doit, il ordonne à Flo de s'installer sur le chevalet qui trône au milieu de la salle. Il est formé par de lourdes pièces en bois articulées. Dos contre le bois, Flo se trouve rapidement immobilisée, le corps incliné à 45 degrés. Les jambes écartées, les bras attachés derrière le dossier à un anneau, ses zones sensibles s'offrent au plaisir et aux perversions de son Maître et amant. Pour amplifier les sensations, Maxime place sur ses yeux un bandeau en cuir souple. Puis il caresse ce corps tant aimé, fait glisser ses doigts le long de son ventre, des bras et des cuisses. Les délicieuses chatouilles donnent la chair de poule à Flo. Son désir monte, très vite, très fort. Elle voudrait faire l'amour maintenant, mais elle sait qu'elle doit être patiente et que son corps devra endurer plusieurs heures de plaisir avant la sublime délivrance. Maxime avise l'étagère où sont disposés un grand nombre d'accessoires. Il décide dans un premier temps de s'occuper de lui et choisit une tenue appropriée à sa fonction. Par-dessus ses épaules, il jette une longue cape maintenue autour de son cou par une chaîne dorée. Un masque lui cache le haut du visage et un string percé sur le devant met sa virilité à l'honneur. Flo patiente en silence. Cette attente est éprouvante pour les nerfs. Elle sait qu'à tout moment, son corps va être l'objet d'un doux supplice. Mais, ne pas savoir ni où ni quand augmente son angoisse et son ventre se contracte en spasmes réguliers et involontaires comme pour prévenir un brusque et invisible assaut. Quand Maxime est prêt, il choisit dans la collection de godes le modèle Electro, tant vanté par Monika le matin même. Il repère son fonctionnement et se prépare à l'introduire dans le con offert. Mais à ce moment là, Sibylle pénètre dans la cellule et arrête Maxime dans son mouvement.

- Je ne vous conseille pas d'utiliser cela maintenant. Il est trop tôt. Gardez-le pour la fin. Si je puis me permettre de vous aider dans le déroulement d'une séance SM, je vous suggère de suivre les règles de base suivantes : pour commencer, vous devez vous occuper du corps de votre soumise. Actuellement, seules les extrémités de ses membres sont contraints. Cette position n'est pas très inconfortable. Son corps n'est pas assez sollicité. Prenez ces liens en cuir et débrouillez-vous pour mettre à l'épreuve ce paquet de chair. Faites preuve d'imagination. Je repasserai dans quelques minutes pour voir où vous en êtes.

Là-dessus, Sibylle quitte la pièce et laisse Maxime quelque peu perplexe avec une liasse de liens dans la main. Mais, après tout, il est là pour apprendre et fait confiance à son professeur. Il s'approche de Flo, passe un lien autour de sa taille et commence à serrer, comprimant l'abdomen pour lui donner une taille de guêpe. Puis il termine son serrage par une boucle autour du chevalet, ce qui a pour effet de plaquer le ventre contre le bois tout en l'immobilisant de façon parfaite. Suivant la même technique, il s'attaque aux cuisses et aux bras en s'assurant cependant que ces garrots ne bloquent pas la circulation sanguine. Flo gémit doucement. Elle sent son corps se boudiner, ficelé comme un rôti. Elle souffre un peu, comme si les liens lui déchiraient la peau. Mais en même temps, son immobilité forcée excite ses sens. Pour ne plus l'entendre, et confirmer son abandon total, Maxime la force à ouvrir la bouche en grand et lui place une poire en caoutchouc dur dont il noue les attaches derrière le chevalet, bloquant en conséquence la tête contre le bois. Ainsi ligotée, Flo ne peut plus faire un seul mouvement. Sibylle réapparaît alors et, d'un oeil expert, juge le résultat.

- Pas mal. Simple mais bien fait. Dans les jours à venir, vous apprendrez quelques techniques beaucoup plus intéressantes. Maintenant que ce corps est prêt et disposé à souffrir, vous pouvez passer à la deuxième phase, c'est à dire le travail d'une partie précise. Laquelle choisissez vous ?

- Le sein gauche a déjà souffert ce matin, alors je vais m'occuper du droit.

- Bien, alors un autre conseil : avant tout, il faut échauffer la région choisie. Ainsi, elle sera beaucoup plus réceptive aux tortures que vous lui infligerez.

Et, se saisissant d'une fine cravache, elle se place à gauche du chevalet et frappe avec précision le nichon droit de Flo, de la base jusqu'au sommet. A chaque impact du cuir contre la peau, un claquement sec retentit dans la salle et, malgré les contraintes qu'il subit, le corps de Flo se contracte, inutilement. Après un aller-simple, Sibylle passe la main à Maxime et l'enjoint de poursuivre le trajet de retour. Mais il ne possède pas la dextérité de la belle Maîtresse. Ses gestes maladroits sont imprécis et l'objectif n'est pas toujours atteint. Avec un sourire en coin, Sibylle lui promet pour demain une leçon particulière d'apprentissage au maniement de la cravache et finit par déclarer que la séance d'échauffement est terminée.

- Voilà, l'épiderme est rouge, chaud, gorgé de sang. Les terminaisons nerveuses sont à fleur de peau. On peut passer aux choses sérieuses. D'abord un peu d'assouplissement. Prenez le téton entre les doigts, pincez-le, tirez-le, malaxez-le.

Encouragé de la sorte par Sibylle, Maxime suit scrupuleusement ses conseils, même lorsqu'elle le force à aller plus loin qu'il ne le voudrait dans l'intensité des pincements et la longueur des étirements.

- N'ayez-pas peur et croyez-moi. Votre esclave souffre mais quel plaisir pour elle. Regardez l'état de sa chatte. N'est-elle pas baveuse à souhait ? Je vous laisse maintenant.

Et, pointant un doigt vers les orifices du bas-ventre de Flo, elle ajoute :

- Offrez leur un petit intermède, quand je reviendrai nous poursuivrons nos expériences mammaires.

Dès que Sibylle a franchi la porte, Maxime se prépare à satisfaire d'excitation de son Mont Pelé qui frise l'éruption et pénètre d'une ruade le nénuphar. Dans un bruit mouillé il ramone sans ménagement la tuyauterie de Flo à tel point qu'une oreille non avertie penserait entendre une ménagère en train de déboucher son évier avec une ventouse. Il n'en faut pas plus. Suivant les règles élémentaires des principes hydrauliques, quand la pression atteint la cote d'alerte, la soupape se libère pour une vidange dégonflante.

Sibylle débarque à nouveau au moment où Maxime sort de son siphon.

- Bien, au boulot, maintenant. Je vois là un téton qui se languit et qui se demande si on va bientôt s'occuper de lui. Un peu de patience, on arrive.

Saisissant un lien en cuir, elle s'approche de Flo. Maxime la suit, curieux de voir la suite des événements. Le lien vient entourer la base du sein. Sibylle explique comment faire un noeud coulant et tout en pressant sur un tube de gel lubrifiant elle commente l'opération.

- Il est préférable de mettre un peu de ce produit sur la peau pour que le lien glisse mieux. On peut alors serrer plus fort sans risque de blessures.

Là-dessus, elle tire sur l'extrémité du morceau de cuir qui comprime progressivement la base du sein. La mamelle se gonfle en même temps en prenant une forme ronde régulière. Le téton se redresse à la verticale, Maxime le voit se contracter et se tendre tandis que des veines bleutées apparaissent sous l'épiderme parcheminé. La compression est telle que le sein semble être séparé du corps, juste posé dessus. Flo réagit à peine à cette torture. Seule sa respiration est devenue plus haletante. Derrière la poire d'angoisse, quelques râles étouffés parviennent aux oreilles de ses tortionnaires. Du bout des doigts, Sibylle caresse le téton devenu très dur. Elle sait l'effet que doit produire ce geste sur la sensualité de sa suppliciée. Savoir doser plaisir et souffrance, telle est la première règle de la pratique du SM. Ses doigts glissent, effleurent la peau. Sibylle se délecte de cet attouchement très subtil qui conditionne le succès de la suite du traitement. Après cet entracte cajoleur de plusieurs minutes elle prend une boîte contenant des aiguilles longues et très effilées. D'un regard, elle questionne Maxime, comme pour lui demander l'autorisation de continuer. Celui-ci acquiesce d'un signe de la tête. Elle saisit une première aiguille et vient la poser délicatement, à la verticale, sur le sommet du téton.

- Le maniement des aiguilles est assez simple, mais il faut faire attention où l'on pique. Vous apprendrez cela en détail dans quelques jours. Mais aujourd'hui, je vais vous montrer combien cela est passionnant et très excitant, pour vous comme pour elle.

Elle exerce une légère pression sur l'extrémité plate de l'aiguille. Celle-ci déforme dans un premier temps la surface du téton puis, prenant à défaut l'élasticité du bouton charnu, commence à pénétrer dans la chair lentement. Au bout d'un instant, Maxime évalue la pénétration à un ou deux centimètres. Quand Sibylle lève son doigt, l'aiguille tient toute seule au sommet du Mont Mamelle, symbole de la victoire des sens sur le corps comme le drapeau d'un alpiniste en haut d'une montagne symbolise la victoire du corps sur la nature. Une seconde aiguille vient prendre position à la lisière de l'aréole. Cinq autres se répartissent ensuite la circonférence brune. Sibylle semble satisfaite de son oeuvre. C'est vrai que sur le plan esthétique, cela est parfait, bien proportionné. Le sein droit semble être coiffé d'une couronne royale étincelante. Pour convaincre Maxime de la qualité de son travail, Sibylle libère la bouche de Flo et lui demande ses impressions. Soulagée, Flo reprend sa respiration, et finit par avouer :

- Je ne sens plus mon sein, je serais même incapable de dire ce que vous en avez fait. Mais je reçois de délicieux picotements dans le bas de mon ventre. J'ai déjà eu presque un orgasme, tant la sensation est délicieuse.

- Mais cela ne fait que commencer, ma Chère, poursuit Sibylle. Maintenant, tu vas pouvoir crier ta jouissance.

Lentement, la paume de Sibylle effleure les extrémités des aiguilles dans un mouvement circulaire. Libérée de son entrave, la tête de Flo roule sur le bois de droite à gauche. Sa gorge semble amplifier les contractions spasmodiques de son bas-ventre par une sorte de miaulement caverneux inédit aux oreilles de Maxime. Le sexe est devenu tout rouge. Les grandes lèvres injectées de sang sont turgescentes, tandis qu'un filet de mouille commence à glisser le long des cuisses. Maxime n'en revient pas. Jamais il n'a vu cette femme dans un tel état d'excitation. Ce spectacle le fascine à tel point qu'il en oublie son propre plaisir. Et soudain, Flo explose littéralement. Tous les muscles de son corps se contractent dans les liens qui la maintiennent fermement. Un cri strident et long envahit la pièce. Sa tête tombe sur le côté. Apaisée et vidée. Sibylle se tourne vers Maxime, un large sourire de contentement rayonne sur son visage.

- Voila une démonstration qu'on devrait faire à la Chambre des Députés. Cela nous vaudrait sûrement une subvention de la part du Ministre de la qualité de la vie !

Sur ce, Sibylle quitte ses élèves. Considérant la séance terminée, Maxime retire la première aiguille, ce qui a pour effet de raviver Flo. Rapidement, il débarrasse le corps de Flo de tous les accessoires tout en la laissant cependant attachée au chevalet. Pour la première fois de sa vie, il lit dans les yeux de son amante un sentiment de plénitude extrême. Prenant place entre ses cuisses, il voudrait lui aussi pouvoir bénéficier un peu de cet état de grâce et naïvement s'imagine qu'il suffit de se brancher pour que fonctionne le principe des vases communicants. Malheureusement, cette mécanique là n'est pas si simple. Flo subit les assauts de son amant dans une indifférence totale. Les yeux dans le vague, elle regarde au loin. Son corps est comme anesthésié. Son esprit est ailleurs, au-dessus des flots de la mer Caraïbe, au-dessus d'une immensité bleue uniforme. Maxime abandonne, frustré. Il vient de comprendre, et se demande vraiment s'il a bien choisi en décidant d'être le Maître.

Une demi-heure plus tard, Monika invite les Maîtres à la rejoindre au salon où une collation les attend. Après quoi ils pourront se reposer au bord de la piscine ou sur la plage.

- Laissez vos esclaves dans les cellules, nous nous en chargerons.

Restée seule et encore attachée à son chevalet, Flo attend qu'on vienne la libérer. Elle essaye de comprendre et d'analyser toutes les sensations que son corps lui a procurées au cours des heures précédentes. Jamais elle n'avait ressenti un tel plaisir, fort, tenace et subtil à la fois. Jamais elle aurait pu imaginer que son corps puisse être l'instrument d'une si grande extase. Bien que son puissant orgasme ait eu lieu depuis un bon moment déjà, son organisme semble encore flotter. Ses sens ne répondent pas comme d'habitude. Les bruits lui semblent étouffés, lointains. Sa vision est imprécise et les objets qui l'entourent paraissent embrumés dans un halo brillant. Sa peau est dans un état de demi-anesthésie, sauf pour la surface triangulaire de son ventre qui va de son mont de Vénus à la pointe de ses seins, hypersensibilisée. Ce n'est qu'une fois remise sur pied et accompagnée vers la salle d'inspection par un esclave mâle du cheptel de Monika qu'elle commence à reprendre tous ses esprits et que son corps finit par récupérer son enveloppe charnelle familière. Lorsque tous les esclaves son alignés contre le mur, Alma apparaît et convoque le premier de la rangée au centre de la pièce. Une inspection rapide permet de diagnostiquer les dégâts éventuels et de prescrire un traitement réparateur si nécessaire. Flo observe les corps qui passent en revue. La plupart offre le spectacle de zones rouges, en particulier sur les fesses, les cuisses, les seins et le sexe. Pratiquement aucune blessure saignante. Alma se contente de distribuer des petits tubes de crème apaisante. Mais quand la numéro 102 se présente devant elle, l'assemblée ne peut s'empêcher d'émettre une exclamation de surprise devant l'état physique de la pauvre femme. Elle semble complètement décomposée. C'est à peine si elle tient debout. Ses cheveux hirsutes, son visage blême et ses yeux livides laissent deviner une détresse totale. Pas un centimètre carré de son épiderme n'a été épargné. De la tête aux pieds son corps présente des zébrures alternativement rouges et bleues. Si ses seins ne cachent rien des tourments qu'ils ont dû affronter, c'est surtout son sexe qui présente les marques les plus visibles d'un traitement particulièrement acharné. Les lèvres vaginales sont gonflées de façon disproportionnée et ressemblent à deux boudins rouges et suintants. Bien qu'Alma se refuse à tout commentaire, elle ne paraît pas satisfaite par ce qu'elle voit et fait signe à deux esclaves qui portent la 102 sur une des tables en bois au fond de la pièce. Après quelques indications, ils dispensent sur ce corps meurtri les soins nécessaires à son rétablissement.

Pour Flo et ses congénères, le reste de la journée se passe en silence dans leur chambre.

Après avoir goûter la douce fraîcheur d'une baignade dans l'eau turquoise de la mer des Caraïbes, Maxime se prépare à rejoindre le grand salon pour le dîner. En passant devant la boutique, il s'aperçoit que plusieurs Maîtres et Maîtresses sont en train de faire leurs emplettes. Tandis que la vendeuse s'évertue à expliquer à la grosse Hellène que le modèle de corset qu'elle a choisi n'existe pas dans sa taille, Horst et Allan commentent le mécanisme d'un gode muni d'une manivelle et qui se déforme sous son action comme un serpent. Bien que son choix ne soit pas encore bien défini, Maxime pénètre dans la salle, poussé par la curiosité et avise le rayon bien fourni des livres. Il est impressionné par le nombre d'ouvrages traitant du SM regroupé sur les étagères. Parmi ceux-ci, il découvre une "Encyclopédie illustrée de la pratique du SM" qu'il se met à feuilleter avec intérêt. Lorsqu'il se décide enfin à l'acheter, il jette un oeil sur l'auteur : Monika Hodge. Il aurait pu s'en douter.

Le dîner se déroule sans incident notoire dans le décor maintenant devenu familier où le mobilier classique et le mobilier humain s'harmonisent à merveille. Cependant, l'apéritif a été agrémenté par la présence d'un couple de manipulateurs dont la qualité des tours de "close-up" a fortement diverti les convives. Au moment du café, Monika monte sur scène pour introduire le spectacle de la soirée.

- ... et voici, accompagné de sa charmante assistante Betty, Wally, illusionniste ... très spécial !

Pendant que le rideau s'écarte, les applaudissements accueillent les artistes. L'homme est vêtu d'un costume de scène très strict tandis que l'habit de lumière de sa compagne se résume en une série de bijoux, lourds et scintillants autour du cou, du ventre, des bras et des chevilles, ce qui ne cache rien de son anatomie qui est très bien dessinée. Et, alors que chacun reconnaît le couple qui les avait amusé au cours de l'apéritif, chacun remarque aussi la rondeur ferme et imposante de la poitrine agrémentée à ses extrémités par deux larges anneaux argentés. Betty s'éloigne un peu du centre de la scène, se tient droite, les mains sur les hanches, les jambes largement écartées. Ses chairs intimes s'ouvrent devant l'assistance. Wally ouvre un coffre à proximité et en sort un long foulard rouge. Il tire sur le tissu qui semble être sans fin. Plusieurs mètres sont ainsi déroulés sur le sol. Quand l'extrémité apparaît enfin, il s'approche de son assistante, et, se plaçant de côté de façon à ce que tout le monde voit bien, commence à bourrer le con avec le ruban. L'étoffe rouge s'enfonce progressivement dans le ventre de Betty qui ne se départit pas d'un sourire figé. Alors qu'il reste encore un bon mètre à engloutir, Wally semble avoir quelques difficultés à progresser. Avisant sa baguette magique, il s'aide de ce poussoir improvisé pour comprimer le tissu dans les entrailles. Aussitôt après, le reste du ruban disparaît à son tour facilement entre les jambes de la femme. L'opération terminée, il passe la baguette sur le ventre nu, de haut en bas et replonge ses doigts dans la fente pour en retirer le foulard qui apparaît cette fois de couleur blanche. Il tire dessus, vite, comme pour le dérouler. Il est encore plus long que le rouge. A tout moment on pense en voir la fin, mais une longueur supplémentaire s'échappe encore de la vulve. Le public applaudit, vraiment étonné. Mais ce qui suit les étonne encore plus. Au bout d'un moment, Wally fait mine d'être fatigué de tirer sur ce ruban infini. Il prend alors son assistante par le bras, la fait tourner de façon à ce que son postérieur soit visible et la fait se pencher en avant. Avec ses mains, Betty écarte ses fesses pour mettre en évidence la pastille brune de son anus. Wally s'avance, fourre ses doigts dans le fondement et commence à nouveau à en extraire un foulard blanc. Lorsqu'une bonne longueur est déjà sortie, on s'aperçoit alors que la partie déroulée sur le sol et qui avait été extirpée du vagin glisse cette fois dans le sens inverse et retourne dans la vulve au rythme imposé par le mouvement du magicien. L'illusion est parfaite. Le foulard semble passer d'un conduit à l'autre, pénétrant dans la chatte pour ressortir par le cul. Le numéro s'achève lorsque l'extrémité du tissu quitte enfin l'orifice sous les acclamations de la salle.

Pour le tour suivant, Betty se tient debout derrière une planche de plastique transparent. Sa tête dépasse au dessus, tandis que ses beaux seins prennent place dans deux orifices percés à cet effet. Les deux gros anneaux sont encore plus mis en vedette. Wally s'en approche. Il passe un doigt dans l'anneau du sein droit et commence à tirer dessus. Sous l'effet de la tension, la mamelle se place à l'horizontal. Wally tire plus fort encore. Il recule même. Le sein est outrageusement déformé. Il fait plus d'un mètre de long, tandis qu'il continue à tirer. Betty se cramponne à sa planche. Wally fait des efforts pour allonger ce téton encore plus. Lorsqu'environ trois mètres séparent les deux artistes, le magicien demande à l'assemblée un volontaire pour l'aider à tenir cette masse de chair distendue, longue et fine. Maxime, qui se trouve juste devant la scène se propose de monter et remplace Wally dans son effort de traction. La tension est forte et Maxime doit se pencher en arrière pour conserver l'équilibre. Pendant ce temps, Wally s'occupe du sein gauche qui subit le même traitement que son homologue. Quand les deux mamelles sont distendues au maximum, le magicien récupère l'extrémité tenue par Maxime est s'applique à faire un noeud avec les deux morceaux de chair. Il exécute les mêmes mouvements qu'il ferait avec deux bouts de corde. Pour que le noeud tienne, il tire encore, déformant les chairs de façon incroyable, à leur donner l'aspect de boyaux. Ensuite, lentement il ramène les seins noués contre la planche, ce qui offre le spectacle étonnant d'une poitrine croisée dont les extrémités sont à l'opposé de leurs bases. Enfin, d'un coup de baguette magique, le noeud se défait, l'ensemble reprend sa place et Betty quitte son support, comme si de rien n'était. Bien sûr, tout cela était truqué, mais l'illusion était si parfaite que tous les spectateurs en avaient le souffle coupé.

Suivent plusieurs numéros de music-hall classiques, mais l'utilisation de cette femme et de ses accessoires donne un éclat et une dimension vraiment différents à ces tours bien connus. Ainsi, lorsqu'il manipule des anneaux magiques qui s'entrecroisent et se libèrent sans mécanismes visibles ou lorsqu'il manie une corde dont les noeuds se font et défont par enchantement, il ne manque pas une occasion pour mettre en valeur les attributs de son assistante. Enfin, le spectacle se termine sur un numéro de lévitation. Soulevée à un mètre du sol, le corps de Betty semble flotter dans l'air à l'horizontal, simplement accrochée à une potence métallique bien frêle par les anneaux de ses seins. Bien qu'outrageusement étirés, ils ne peuvent expliquer la situation aérienne de la femme, et c'est sous un concert d'applaudissements que le rideau se referme.

Monika quitte la table suivie de ses convives. Le bar distribue quelques digestifs tandis que les conversations reprennent dans le salon. Après un moment, la maîtresse des lieux demande le silence.

- Avant de vous souhaiter une bonne nuit, mon fidèle Samir tient à vous montrer qu'il possède lui aussi des dons de magicien.

L'eunuque, qui sent soudain tous les regards se tourner vers lui, frétille aux pieds de sa Maîtresse. Elle le libère de sa laisse et, d'un coup sec d'encouragement sur son postérieur, lui donne le départ. Avec des gestes lents, il se lève tout en dévisageant l'assistance et finit par s'avancer vers la grosse Hellène. Celle-ci a un mouvement de recul qu'une table vient amortir. Feignant de passer pour un mendiant indien, Samir fait mine de lui demander la charité. Ses origines expliquent sans doute la qualité de l'interprétation de ce rôle, dont le naturel démontre une longue pratique. La grosse Hellène aurait sûrement bien aimé pouvoir satisfaire la demande du paria, ne serait-ce que pour s'en débarrasser, mais elle ne peut lui offrir la moindre pièce. Samir se place alors juste devant elle, les deux visages se font face. Les yeux de l'esclave sont rivés dans ceux de la grosse et semblent projeter des éclairs, tandis que de la sueur perle sur le front de la femme. Et d'un geste rapide et précis, visible de tous, Samir tend son bras derrière l'oreille d'Hellène et y fait apparaître une pièce brillante qu'il arbore fièrement entre ses doigts. Là-dessus, il quitte sa victime, traverse le salon tel un bouffon du roi et monte sur la table du dîner fraîchement desservie. Il fait face à l'assemblée. Son corps nu, pourtant déjà connu de tous, fascine toujours autant. Tenant la pièce d'argent bien en évidence devant lui, il s'accroupit lentement et se place en position de défécation. Les cuisses bien écartées, son bas-ventre dépourvu de pilosité et de tout relief, permet d'entrevoir la tache brune de son rectum. Puis, il approche sa main de sa bouche, y glisse la pièce et fait semblant de l'avaler. Ses mains viennent ensuite se positionner sous ses fesses en formant une cuvette. Son dos se cambre, son visage se crispe et soudain un flot de mitraille coule de son derche dans un bruit métallique. Rapidement, ses mains en sont pleines, et plusieurs roulent sur la table. Le visage rayonnant, Samir se lève et parade avec ses deux belles poignées d'argent. On applaudit le miracle ! Puis il retourne vers la grosse Hellène et, sans crier gare, ouvre ses mains au dessus du large décolleté qui a vite fait d'engloutir la richesse toute aussi fulgurante que fugace du malheureux gueux. Ce dernier, déchaîné par la bonne farce qu'il vient de jouer, se met à danser comme un derviche tourneur en quittant la salle et en criant : "tirelire ! tirelire ! tirelire !"

 

 

 

FIN DU DEUXIEME JOUR

 

 

 

TROISIEME JOUR

 

 

Les yeux dans le vague en face de son bol de café et de son morceau de pain, Flo se sent seule malgré la présence de ses congénères dans le réfectoire. Elle souhaiterait être avec Maxime. Son absence l'attriste. Cette nuit entière, loin de son amant, a eu pour effet d'affirmer encore plus son amour pour lui. Elle voudrait lui dire les mots doux et tendres qui jaillissent dans son esprit et lui faire comprendre combien elle accepte d'endurer toutes les épreuves de ce stage pour lui prouver son amour.

La veille au soir, après un dîner des plus prolétaires, les esclaves stagiaires s'étaient rendus dans la salle d'inspection pour la première répétition du spectacle qu'ils doivent offrir à leurs Maîtres à la fin du séjour. Les rôles avaient été distribués par Alma en fonction des aptitudes physiques de chaque participant. La numéro 102 n'avait pas réapparu. Au cours de deux bonnes heures, ils durent s'appliquer à prendre des poses aussi compliquées qu'obscènes sous la férule autoritaire de Sibylle et d'Alma. Ensuite, avant la douche, ils avaient été forcés de satisfaire en public leurs besoins du soir, ayant été prévenus que cela leur serait interdit durant la nuit. Au moment d'aller se coucher, chaque esclave fut attaché par le poignet droit à la tête du lit et par la cheville gauche au pied de la couche. Ainsi entravés, ils pouvaient s'allonger dans la position de leur choix, mais les deux membres immobilisés ne tardèrent pas à rendre leur situation inconfortable. Au petit matin, Flo se réveilla lorsqu'un esclave mâle du cheptel alluma la lumière et commença à les libérer. Aussitôt, une forte odeur de pisse envahit ses narines. Comme elle l'avait prédit, le petit vieux à côté d'elle n'avait pas pu contenir les défaillances de sa prostate et, privé de ses habituels trois épanchements nocturnes, avait dû se résoudre à mouiller sa paillasse.

 

Lorsque Maxime pénètre dans le salon pour le petit déjeuner, Angie l'accueille avec un large sourire. Ensemble, ils avaient passé la fin de soirée à discuter tout en se promenant dans les jardins de la propriété. Progressivement, ils avaient appris à se connaître et à s'apprécier. Angie lui racontait son besoin de domination et ses rapports avec son mari, le numéro 108, masochiste impénitent qui lui voue une admiration presque mythique. De son coté, Maxime lui avoua qu'en matière de SM ses goûts étaient équivoques et qu'il pouvait avoir autant de plaisir à dominer qu'à se soumettre. Il émanait de cette femme une sensualité bestiale pour laquelle Maxime n'était pas insensible. Sans doute aurait-il aimé être, pour une nuit au moins, l'accessoire principal des perversions d'Angie, mais il n'osa le lui demander. De son côté, elle devina ses intentions, mais en femme fatale qui se respecte, refusa d'y accéder, en tout cas le premier soir. Tard dans la nuit, ils se séparèrent sans que le plus léger attouchement puisse nourrir le moindre fantasme.

L'heure de la seconde matinée de cours théorique approche et l'assemblée se dirige lentement vers la salle de conférence.

Debout, à chaque extrémité de l'estrade, les esclaves stagiaires sont alignés, nus à l'exception de leur collier. Les femelles à gauche, les mâles à droite. Monika, toujours aussi sublime et élégante, apparaît, encadrée d'Alma et Sibylle. Mais cette fois, elle ne tient pas en laisse son eunuque. Celui-ci est remplacé par une femme superbe, mince et grande, à la peau d'une blancheur exquise et exempte de toute pilosité, que ce soit entre les jambes ou sur la tête parfaitement rasée. Un collier muni d'une laisse lui entoure le cou, ses mains sont liées dans le dos par des bracelets et ses pieds, habillés d'escarpins à talons aiguilles, sont entravés par une chaîne. Un murmure d'admiration s'élève au passage de ces petits seins percés, de ces petites fesses bien rondes et des deux anneaux dorés, partiellement dissimulés qui brillent au bas de son ventre. 

- Selon le programme, cette seconde journée de stage est consacrée au maniement des accessoires cinglants de notre art. Cette jeune femme s'appelle Félicie. Elle est ma soubrette personnelle. Comme je ne suis pas satisfaite de son service de cette nuit, elle vous servira de terrain d'étude et ce sera sa punition.

Face au public, les jambes serrées et le visage baissé, la blancheur de Félicie s'empourpre pendant les explications de Monika.

- Pour commencer, voyons l'instrument indispensable de tout Maître : la cravache. C'est l'objet fouetteur le plus simple d'emploi et dont l'efficacité peut être redoutable pour mater un esclave rebelle. Sans doute savez-vous déjà vous en servir, mais je vais vous rappeler les règles de base de son maniement, ensuite, vous viendrez chacun l'essayer, ce qui me permettra de me donner une idée de votre niveau.

Pendant ce temps, Sibylle s'occupe de Félicie. Elle la pousse vers le centre de l'estrade et la positionne de profil. Puis elle détache les poignets qu'elle fixe aussitôt par des mousquetons à la chaîne qui relie ses chevilles, la forçant à se plier en deux et présenter au mieux son postérieur.

- La cravache peut-être utilisée sur l'ensemble du corps, à l'exception du visage. Tenir le manche fermement tout en gardant le poignet souple. Seule l'extrémité mouchetée doit venir frapper la peau. Le mouvement du bras doit être court. La force de frappe se situe dans le poignet, comme ceci !

Et dans un claquement sec, la cravache vient s'écraser pour la première, mais pas la dernière fois, sur le globe droit, blanc et lisse de Félicie. Quelques secondes après, une marque rouge apparaît à l'endroit de l'impact.

- Voilà, un bon coup de cravache se caractérise par ce bruit sec. L'extrémité ne doit pas glisser sur la peau. Elle doit rebondir. Venez maintenant vous entraîner un peu. Honneur à ces Dames. Que la première d'entre vous vienne s'exercer sur ce croupion encore pratiquement vierge !

Et l'une après l'autre, les Maîtresses viennent travailler la souplesse de leur geste jusqu'à obtenir la sonorité caractéristique du clac parfait. Le niveau et les résultats des cravacheuses sont inégaux. La précision des coups est aussi très approximative. Monika guide leur main dans ce geste plus difficile qu'il n'y paraît. Souvent, la mouche manque sa cible est claque dans le vide, ou bien elle s'aplatit sur le cul dans un bruit mat. A chaque impact, Félicie étouffe un petit cri. Cependant, au fur et à mesure que son fessier et ses cuisses se zèbrent de traînées rouges plus ou moins longues, elle parvient à conserver ce qui lui reste de dignité et seules quelques larmes finissent par jaillir de ses yeux. Monika assiste les stagiaires, commente chaque mouvement et accompagne certaines dans leur geste comme le ferait un professeur de golf. Au grand malheur de Félicie, ce sont les moins douées qui s'acharnent le plus sur sa chair et contrairement à ce qu'elle avait craint en voyant s'approcher la grosse Hellène, la prestation de cette dernière avait été de courte durée, signe d'une grande maîtrise de l'instrument.

- Je crois que cela suffira et servira de leçon à cette tartavelle effrontée, dit Monika pour conclure le défilé des Maîtresses. Maintenant, à ces Messieurs. Que les cinq femelles stagiaires viennent se placer face au mur, jambes bien écartées et fouettards bien cambrés !

Et tandis que les Maîtres se lèvent pour rejoindre leurs cibles, Sibylle distribue au passage les cravaches. Entre temps, la pauvre Félicie est emmenée par Alma qui arbore un index ganté et luisant de mouille après que celui-ci ait exploré l'intimité de l'infortunée. Quelques minutes plus tard, un concert de claquements ponctué de petits cris anachroniques emplit la salle. Monika, Alma et Sibylle prodiguent leurs conseils. Les fesses rosissent puis rougissent progressivement. Flo, qui est plutôt novice en matière de SM pour n'avoir subi jusqu'à présent que le doux dressage de Maxime, s'est d'abord sentie angoissée à l'idée d'exhiber ainsi son derrière. Face au mur, elle ne peut voir celui qui manie la cravache. En revanche, elle ressent parfaitement la morsure du cuir à chaque coup. Et ils sont beaucoup plus appuyés que ceux qu'elle a déjà goûtés de son amant. Son tortionnaire à la main plutôt lourde. Elle ne peut s'empêcher de pousser un cri à chaque horion. Elle n'y prend pas particulièrement de plaisir, d'autant que la puissance de frappe s'accompagne d'une imprécision qui s'étend des genoux au milieu du dos. Par ailleurs, ayant des difficultés à maîtriser sa nervosité, elle a tendance à se trémousser dans tous les sens, ne facilitant pas une juste visée. Heureusement, après plusieurs minutes de mauvais traitement, elle comprend que l'une des enseignantes est intervenue pour arrêter le massacre. Une main douce est fraîche est venue lui caresser les zones brûlantes. L'effet apaisant est presque immédiat. Elle se permet de tourner la tête juste un instant pour voir qui lui prodigue ce réconfort. L'espace d'un éclair, elle croise le regard de Sibylle qui la gratifie d'un clin d'oeil et d'un sourire complice avant qu'une petite tape sur le sexe et un ordre sec lui fasse reprendre sa position humiliante. Mais cette fois les coups sont plus mesurés et finissent bien dans les parties rebondies et charnues. Flo se détend peu à peu. Les brûlures précédentes se diluent maintenant en une douce chaleur. Un plaisir ténu se profile. Mais il est déjà trop tard. La séance s'achève et chacun reprend sa place, dans la salle et sur l'estrade.

- Le chat à neuf queues, continue Monika, est d'un maniement aussi simple. Là, on ne parle pas de précision, puisque les lanières ne peuvent pas être dirigées individuellement. Lorsqu'on utilise cet accessoire, il est préférable que le sujet soit solidement maintenu.

Pendant ce temps, Sibylle attache l'esclave noir, le 102, à quatre anneaux scellés dans le mur.

- Le mouvement du bras doit être ample et rapide. Pour des raisons de sécurité, on évite de frapper le haut du corps. Contrairement à la cravache qui produit une sensation de brûlure ponctuelle, l'esclave ressent le chat à neuf queues comme une fessée à main nue et lui procure plutôt une sensation de chaleur diffuse.

Puis, Monika passe à l'action sur les fesses noires de son nouveau cobaye. Les stagiaires montent ensuite s'entraîner. A la fin, le cul sombre a pris des couleurs et vire au rouge vif. Pourtant, aucune marque d'impact n'est visible.

Puis Monika explique les caractéristiques de la badine, instrument particulièrement redoutable qui laisse de profondes stries saignantes sur le derche du 108.

- Pour terminer le chapitre des accessoires fouetteurs, conclut Monika, je doit vous parler du fouet. Cependant, cet objet requiert une très grande maîtrise et demande au préalable beaucoup d'entraînement.

Là-dessus, elle s'empare d'un long fouet, le fait claquer plusieurs fois contre le sol et d'un geste rapide le lance en direction des femelles. L'extrémité décrit une large boucle en l'air et finit sa course claquante sur le bout du sein gauche de Flo, celui qui est orné de l'anneau en or. Elle n'a rien vu et pratiquement rien senti. Pourtant, l'extrémité de la lanière l'a bien touchée puisque l'anneau qui pendait auparavant est maintenant retourné, comme posé sur le téton.

- Vous voyez, avant d'en arriver à ce degré de précision, vous risquez d'avoir éborgné cent fois votre esclave. En plus, le fouet fait vraiment très mal et peut littéralement déchirer la peau. A son extrémité, la vitesse peut atteindre les mille kilomètres à l'heure. Je vous propose donc, pour terminer cette matinée de cours, une simple initiation au maniement du fouet. Pour ceux que cela intéresse, il leur faudra des heures et des heures de pratique ensuite.

Les esclaves n'étant plus sollicités pour cette partie, ils quittent l'estrade et la salle tandis que les Maîtres commencent à jouer du fouet.

 

Il est environ 11 heures 30 lorsqu'ils regagnent la salle d'inspection. Comme il est de coutume, ceux qui ont le plus souffert de cette matinée reçoivent quelques soins. Lorsqu'elle apparaît sur la table d'examen, la numéro 102 montre encore nettement les marques du traitement reçu la veille, avivées par la séance de cravache du matin. Son corps est couvert de contusions bleuâtres, certaines parties sont gonflées. Son visage est crispé. Manifestement elle souffre réellement. Son postérieur présente une plaie de dix centimètres, saignante et purulente. Alma reste un moment à examiner cette blessure. Elle semble être profonde. Un pansement ne suffirait pas. Après quelques minutes d'hésitation, elle se décide; ouvre une boîte en fer et en extrait une aiguille et du fil. La numéro 102 qui était à ce moment là à quatre pattes sur la table a vu le geste d'Alma. Aussitôt, elle se met à crier et fait mine de se lever, mais quatre esclaves mâles l'empoignent, la force à se coucher ventre sur la table et ont vite fait d'immobiliser ses membres à l'aide de menottes. Mais elle continue à crier. Pas pour longtemps. Une poire d'angoisse lui est fourrée de force dans la bouche et un bon coup de cravache sur le dos la ramène à la raison. Elle se calme. Alma l'aide aussi à retrouver sa sérénité en lui caressant doucement l'épiderme et le sexe. On lui retire la poire d'angoisse. Mais l'opération doit commencer. Afin de dévier son attention, Alma lui place un godemiché vibrant dans la chatte et demande à l'un des esclaves à son service de lui titiller le clitoris tout en assurant le mouvement de va-et-vient du braquemart en plastique. L'aiguille peut alors entreprendre son office. Une première fois elle pénètre dans la chair épaisse du lobe droit de la fesse. La numéro 102 n'a pas réagi à cette première piqûre, ni aux suivantes non plus. Preuve de l'efficacité du très spécial anesthésique d'Alma. Quelques râles s'échappent, sans que l'on puisse savoir s'ils sont le résultat de l'aiguille, du gode ou des doigts de l'esclave mâle. Quatre points de suture viennent ainsi agrémenter le popotin de l'ilote. A la fin de l'intervention, elle est consignée dans le dortoir.

Les autres esclaves stagiaires sont toujours alignés contre le mur et ont pu suivre tous les détails de l'opération. Flo n'en menait pas large. Ce genre de spectacle ne l'avait pas vraiment excitée et elle commençait à s'ennuyer. C'est alors qu'Alma s'adresse à eux :

- Lequel d'entre vous a pissé cette nuit dans son lit ?

Le petit vieux hésite une seconde avant de se dénoncer. Juste le temps pour lui de réaliser qu'il serait inutile d'essayer de se dissimuler. Il avance d'un pas. Alors, sans même réfléchir aux conséquences, Flo s'adresse à Alma :

- J'aimerai bien changer de place, parce qu'il est à côté de moi et qu'il pue et qu'il me dégoûte !

Alma bondit en avant.

- Quel est ton numéro ?

- 105.

Coup de cravache bien placé entre les cuisses.

-  105 qui ?

- Maîtresse.

- Alors on prend la parole sans permission, on se permet de vouloir changer de place, on juge ses compagnons ... et puis quoi encore ? Petite pétasse, tu vas regretter ton impertinence !

Flo voudrait s'expliquer, s'excuser. Elle sait déjà qu'elle va passer un mauvais moment. Elle déplore cet élan d'humeur, mais c'est trop tard. Essayer de discuter ne ferait qu'aggraver son cas. Alma attrape le 106 par la chaîne, le traîne au milieu de la pièce et le force à se mettre à quatre pattes. Tout cela ponctué au rythme cinglant de la Première symphonie pour cravache et chairs flasques.

- Tu n'es qu'un chien, un porc, un pourceau. Incapable de maîtriser ta bite mitée. Mais je suis magnanime. Tu vas pouvoir bientôt t'épancher, de la seule façon qu'il te sied, comme une bête.

Là dessus, elle va chercher Flo et lui ordonne de s'allonger par terre sur le dos. En tirant sur le collier du 106, qui est toujours à quatres pattes, Alma le force à se positionner de façon à ce que son sexe soit juste au-dessus de la bouche de Flo.

- Vas-y, tu peux pisser maintenant, et toi, jeune gisquette effrontée, recueille bien cette manne dorée et fétide ! Ce vieux te dégoûte, tu as tord et je vais t'apprendre à l'apprécier ! Et ouvre bien grand la bouche !

Ce n'est pas l'envie qui manque au 106 de vider sa vessie. Pourtant, la situation semble le bloquer et rien ne sort de son pénis. Malgré les relances d'Alma sous la forme de coups de cravache sur les couilles pendantes, le résultat est nul. Et soudain, après plusieurs minutes, quelques gouttes apparaissent suivies d'un petit jet mesquin. Flo le reçoit directement dans le gosier. Elle en a un haut-le-coeur. Heureusement, le débit est si faible, qu'elle l'avale sans détour, sans même avoir le temps d'y goûter. Lorsque les dernières gouttes tombent enfin, elle se sent soulagée, tout comme le 106, mais pour d'autres raisons. Soulagement de courte durée. Alma force alors le vieux à s'allonger sur le corps de Flo pour un "69" des plus ignobles.

- Léchez bien, mes enfants, poursuit Alma, il faut que cela soit bien propre, brillant comme un sou neuf. Ma chère 105, tu aimes la bite, te voilà servie. Une antiquité, certes, mais des comme ça on en fait plus. Heureusement d'ailleurs !

Et voilà Flo gobant le sexe du vieux. Si peu encombrant qu'elle peut l'enfourner en entier dans sa bouche. Elle hésite à en qualifier la consistance : huître grasse, escargot, chewing-gum ... En tout les cas, ce n'est pas ce qu'elle lui fait subir qui en modifie la fermeté. Après avoir vérifié la bonne volonté des deux parties, Alma s'éloigne.

- Bon appétit, mes amis !

Sur ce, la salle se vide, les esclaves partent vers le réfectoire, Flo et le vieux restent seuls dans la pièce. Mais aucun des deux n'ose bouger ou arrêter son labeur. C'est ainsi qu'ils restent plus d'une heure. Malgré la langue qui s'active entre ses jambes, Flo n'éprouve pas vraiment de plaisir, d'autant qu'elle commence à avoir faim. Lui vient à l'esprit l'idée saugrenue de mordre à pleines dents la saucisse molle qu'elle a dans le gosier. Ça ne serait pas vraiment une perte pour lui, et cela atténuerait sa fringale ...

 

Cuisine légère et raffinée comme d'habitude pour le déjeuner. Dans une ambiance plus décontractée que la veille, les discussions sont allées bon train parmi les convives et le sujet principal abordé a été la sodomie et les pratiques anales.

Juste après les cafés et en attendant de rejoindre les esclaves dans les cellules pour les travaux pratiques de l'après-midi, Maxime et Angie se retrouvent dans le salon en tête-à-tête. Ils ne peuvent manifestement pas se dissimuler l'attirance qu'ils ont l'un pour l'autre. Pourtant, Maxime garde constamment l'image de Flo à l'esprit. Où est-elle ? Qu'est-elle en train de faire ? Et il se demande si le plaisir qu'il a d'être avec Angie n'est pas justement dû à l'absence de Flo.

L'heure arrive où les Dominants rejoignent le quartier des esclaves pour la séance pratique. Lorsqu'il entre dans la cellule, Maxime trouve Flo debout au milieu de la pièce, nue, les mains attachées par une corde à un anneau fixé au plafond. Elle est de dos, immobile et n'esquisse aucun mouvement à l'entrée de son amant. Il passe devant elle, la regarde dans les yeux et l'embrasse. Mais elle ne répond ni à son regard, ni à son baiser. Il ressent comme un trouble entre eux.

- Que se passe-t-il ?

- Rien. Je suis à toi, Mon corps t'appartient. Je te l'offre complètement. Je veux savoir maintenant où se trouve ma limite. Je t'en prie, cet après-midi, ne modère pas tes coups, vas-y fort, très fort, je veux que tu m'achèves. C'est mon plaisir.

Elle ferme les yeux, comme pour signifier qu'elle ne répondra plus. Et c'est ce qu'elle fait, malgré les protestations de Maxime. Mais il pense avoir finalement compris ce qu'elle veut. Il saisit une cravache et se place en position. Il frappe. Doucement d'abord, puis plus fort, de plus en plus fort. Flo reste impassible, muette. Les fesses virent au rouge, marquées de stries plus rouges encore. A chaque coup les muscles se tétanisent, puis se relâchent. La peau vibre et gonfle sensiblement. Des gouttes de sueur perlent sur le front de Maxime et sur le dos de la suppliciée. Il s'arrête, lui demande comment elle va et n'obtient pour seule réponse de continuer. Il se remet à l'ouvrage. La pièce se remplit des clacs significatifs. Par la porte ouverte, on entend aussi ces bruits résonner des autres cellules, mêlés à des cris de douleur. Sibylle entre alors. Admire le résultat et pour tout commentaire avant de sortir :

- Laissez donc ce fessier se reposer un peu et attaquez une autre partie !

Maxime change de côté. Il est face à Flo. Il remarque que des larmes coulent de ses yeux fermés. Il hésite. "Continue" murmure Flo dans un soupir. Il frappe les seins, s'exerce à n'atteindre que les tétons avec le bout moucheté de la cravache. Puis se munit d'une badine plus longue et plus fine. Tapote légèrement pour se faire la main, puis cingle plus fort sur les lobes charnus. Au-delà d'une certaine force, chaque coup laisse une empreinte bien marquée sur la peau, en particulier sur le ventre qui se voit rapidement strié en tous sens. Flo ne réagit toujours pas et mis à part quelques couinements aux coups les plus puissants, les larmes qui continuent à rouler sur ses joues, rien ne laisse pressentir son état. Douleur ? Jouissance ? Maxime veut en avoir le coeur net. Une seule chose ne trompe pas et peut lui révéler la vérité. Il pose la badine, passe un doigt entre les lèvres du sexe, et force l'entrée du vagin. Humide, mouillé, très mouillé même. Elle jouit ! Il en a la preuve. Il reprend son exercice, frappe plus fort encore, partout, la force à écarter les jambes pour que son sexe soit plus offert. Il s'applique à viser cette partie, bien au milieu pour que la pointe de la cravache pénètre jusqu'au clito. Et soudain Flo est prise de tremblement. Elle se met à hurler. "Encore, plus fort !" Elle gémit, se tord dans tous les sens, crie son plaisir. D'un coup son corps se tend de tous ses muscles, un dernier cri et c'est le relâchement complet avec, dans un dernier soupir un "stop" significatif. Elle est évanouie, le corps pantelant accroché au plafond.

 

Après qu'ils furent libérés de leurs entraves, Flo et le 106 avaient pu se rassasier au réfectoire. Cependant, malgré cela, Flo se sentait très bizarre. Quelque chose lui nouait le ventre, mais cette sensation n'était pas pénible ni douloureuse, plutôt lancinante et suave. Quelque chose démangeait ses sens, bien qu'elle fut incapable d'en définir la raison ni la signification. Certes, ces trois derniers jours avaient de quoi ébranler sa sensualité constamment mise à fleur de peau, constamment excitée et mise à contribution. Mais en y réfléchissant, Flo se rendait compte aussi que si elle subissait en permanence cette excitation, elle avait finalement peu eu l'occasion de lui donner l'aboutissement libérateur. Et c'était vrai, qu'au moment même où elle se penchait ainsi sur son sort, elle n'aurait pu nier être en état d'excitation, comme pouvaient le démontrer l'humidité de son vagin et les muscles érectiles de son clito et de ses tétons. Et plus elle y pensait, plus cette démangeaison augmentait. Il lui fallait du plaisir, vite. Si elle avait pu, elle se serait masturbée immédiatement, à défaut d'avoir autre chose sous la main. Mais cela lui était strictement interdit et pratiquement impossible au milieu de tout ce monde. Elle commença par souhaiter que la séance de l'après midi commençât le plus vite possible. Mais même cette idée et les fantasmes qu'elle y projetait ne calmaient pas la terrible tension de son bas-ventre. Et insidieusement elle comprit ce que son corps réclamait : l'abandon total, la séparation du corps et de l'esprit, la séparation des sens et de l'esprit, la recherche du point limite où le corps et les sensations finissent par ne plus exister pour se transformer en esprit d'orgasme. Tout cela n'était pas vraiment clair dans sa tête. Elle avait déjà connu d'extraordinaires jouissances, celle de l'après-midi précédent comptait parmi les plus fortes. Maintenant, elle voulait savoir où se trouve le paroxysme, la jouissance absolue, celle qui ne peut pas être surpassée. Tel était son but, sa volonté. Et sa décision de tenter l'expérience quelques heures plus tard s'imposa naturellement. Pendant tout le temps qui la séparait de la prochaine séance, elle médita à tout cela, se préparant moralement et physiquement à affronter son audacieuse résolution. Si sa détermination était totale, elle doutait cependant de ses capacités à pouvoir ainsi manoeuvrer son corps et son esprit. Peut-être manquait-elle d'expérience, son apprentissage serait-il suffisant ?

Quand l'un des esclaves mâles l'introduisit dans la cellule et l'accrocha par les poignets à l'anneau du plafond, Flo se sentait déjà dans un état proche de la transe. Les bruits lui parvenaient de façon très étouffés, ses yeux clos la rendaient insensible à la lumière, elle ne sentait aucun de ses muscles tendus, aucune douleur et dans sa tête un profond sentiment de quiétude exempt de toute pulsion ou excitation sexuelle. Le grand calme ... avant la tempête peut-être.

Elle n'entendit pas Maxime entrer. C'est son baiser qui la sortit de sa torpeur. Sans même s'entendre parler elle essaya de lui transmettre son voeu, puis se força à rejoindre son état quasi-hypnotique. Quand Maxime commença à frapper ses fesses avec la cravache, elle perçût chacune des morsures du cuir sur sa chair. Mais très vite, elle ne ressentit plus rien. Il pouvait frapper aussi fort qu'il voulait, elle aurait été incapable de compter les coups. Pourtant ses sensations évoluaient. Une sorte de boule irradiante au creux de son ventre gonflait lentement. Plus tard, Flo parlera d'une boule de plaisir pur, ultra raffiné. Rien de ce qui se passait autour d'elle ne lui était perceptible. Maxime aurait pu faire n'importe quoi, elle ne s'en serait pas aperçue. Pourtant son rôle était capital. Sans son action vigoureuse, Flo ne serait pas restée dans cet état. A chaque minute la boule gonflait, remplissait encore un peu plus son corps. Elle aurait pu dire exactement ses dimensions. Si son centre restait immobile au fond de son ventre, quelques centimètres sous le nombril, son rayon s'était d'abord étendu dans tout l'abdomen, puis les fesses, le pubis, et progressivement dans les cuisses et la poitrine, un peu plus tard vers les épaules et les genoux. A mesure qu'elle progressait, il était manifeste qu'elle prenait la place du corps dans laquelle elle se trouvait. Au moment où elle atteignit le cou et la nuque tout en envahissant les avant-bras et les jambes, Flo sentit sa puissance et ses effets redoubler. Sans qu'elle soit vraiment consciente de la manière dont son corps physique réagissait, elle se mit à trembler, à se tordre dans tous les sens et à crier. Tous ses muscles étaient pris de convulsions désordonnées. Et la boule continuait son expansion, s'infiltrait dans le cerveau, irradiait la bouche, le nez, les joues, la langue, les oreilles. Et c'est alors qu'elle atteignit les yeux. Un éclair vert, puissant et hallucinant se produisit soudain.

Ce fut la dernière vision que Flo enregistra. Elle sombra aussitôt dans son évanouissement qui ne prit fin que bien plus tard, alors qu'elle se trouvait allongée sur sa paillasse dans le dortoir.

 

Il est cinq heures de l'après-midi. Maxime est allongé sur le sable de la plage, seul. Il réfléchit à ce qui s'est passé une heure auparavant et s'inquiète de l'état de santé de Flo. Il craint d'y avoir été trop fort, d'avoir mal mesuré l'ampleur de ses coups. Il s'inquiète. Mais au moment où il se lève pour aller aux nouvelles, Angie apparaît sur le sentier et lui fait un signe de la main.

- Je viens de voir Monika, elle me charge de vous transmettre que votre amie s'est endormie et que tout va bien.

Rassuré par cette information et réconforté par le sourire radieux d'Angie, Maxime ne peut s'empêcher de la prendre dans ses bras dans une étreinte amicale mais qui dévoile rapidement quelque chose de plus profond. Ils s'allongent côte à côte et commencent à discuter, se racontant mutuellement ce qu'ils avaient fait et ressenti depuis le matin. Quelques instants plus tard apparaît devant eux un esclave mâle chargé du bien-être des invités et tirant derrière lui une petite carriole supportant une glacière remplie de boissons fraîches. Impossible de voir son visage. Il est recouvert d'une cagoule en latex moulant simplement percée au niveau des yeux et du nez. Un large collier en cuir clouté lui enserre le cou tandis qu'une ceinture comprime son ventre. Mais le plus intéressant dans son harnachement, ce sont les deux fils de nylon presque invisibles qui relient chacun des gros orteils de ses pieds aux deux anneaux de son sexe, l'un traversant les bourses de ses couilles, l'autre fixé à travers la chair de son prépuce. Ainsi, à chaque pas, ce sont successivement ses couilles et sa bite qui sont fortement déformées vers le bas. Tandis qu'une des parties remonte, l'autre descend à son tour dans un joyeux mouvement de balancier. Angie et Maxime déclinent l'offre sous-entendue de l'esclave qui poursuit son chemin vers les autres occupants de la plage. Cette apparition soudaine a jeté comme un trouble entre eux. Maxime cherche à dissimuler une érection naissante. Angie essaye de reprendre la conversation en bafouillant, mais elle a conscience de la confusion dans laquelle elle se trouve et a deviné celle de son voisin.

- Cet esclave vous a excité? demande-t-elle.

- Certes oui, d'une certaine façon je l'envie.

- Pas moi, mais j'envie celle qui a imaginé son costume.

Et après quelques minutes de silence, elle annonce :

- Allons dans ma chambre, si vous le voulez bien, il y fait plus frais qu'ici.

Ils remontent vers les bungalows. Sur le pas de la porte, elle précise :

- Je vous rappelle que je suis dominante exclusivement.

- Cela ne me dérange pas.

- Et je n'ai que mon matériel de voyage.

- Vous ferez avec, je n'en doute pas.

La porte à peine fermée, Angie l'attrape par les cheveux, lui tire la tête en arrière. Dans ce brusque mouvement, Maxime a eu tout juste le temps de voir le visage de sa maîtresse impromptue. Ce n'est plus celui qu'il connaît, doux, souriant et aimable. En une fraction de seconde il s'est métamorphosé. Les traits sont devenus très durs, les yeux méchants, le rictus haineux. Maxime a un mouvement de recul devant cette vision. Mais Angie devait s'attendre à cette réaction, et d'un geste rapide et sec, le projette à terre, face contre le carrelage. Elle pose son pied sur son dos, juste en dessous de la nuque, exerce une pression suffisante pour l'immobiliser et lui dit d'une voix dure et autoritaire :

- Je vais me préparer. Pendant ce temps, mets toi nu, à quatre pattes, cul face à la porte de la salle de bains et attends moi sans bouger.

Maxime obtempère, une sourde excitation mêlée à de l'angoisse s'éveille dans son esprit. Rapidement déshabillé, il se place à genoux à l'endroit désigné. Les hormones du désir s'acheminent vers son ventre et son sexe raidit progressivement. A travers la porte, il entend quelques bruits étouffés dans la salle de bains. Angie se fait attendre, mais cette pause calculée fait partie du jeu. La porte s'entrouvre.

- Baisse les yeux et prosterne-toi, face contre sol !

Elle contourne le corps de son esclave et se plante devant lui. Il n'a pas pu admirer les changements opérés dans la salle de bains. Sa position lui laisse un champ de vision limité qui lui permet simplement de découvrir deux pieds chaussés de cuir noir, luisant et fin, surmontant des talons aiguilles vertigineux. L'extrémité d'une cravache vient s'appuyer sur sa nuque. La signification de ce geste est claire. La langue de Maxime s'active alors à lécher le cuir. Au bout de quelques minutes, alors qu'il est toujours affairé au ras du sol, Angie se penche et lui passe un collier muni d'une laisse autour du cou. Elle tire lentement sur la laisse, le forçant à se redresser tout en l'encourageant à continuer sa besogne par quelques coups de cravache sur le dos. Ainsi il découvre que la surface de cuir s'étend tout le long des jambes gainées de cuissardes hautement suggestives. Lorsqu'il se retrouve à genoux, le visage exactement en face de la fente ornées de poils blonds et courts, il se permet de jeter un regard sur sa Maîtresse. Il découvre alors, qu'hormis les cuissardes, elle est vêtue d'un corset en cuir qui lui comprime délicieusement le ventre, mettant en valeur ses seins et son sexe. Le corset est incrusté de clous larges et brillants, deux courroies partent de la face antérieure, se poursuivent de chaque côté des lèvres de son sexe, se rejoignent entre les lobes des fesses et finissent accrochées dans le dos. Cet accoutrement, complété par une paire de gants de la même matière et d'un maquillage particulièrement soigné, idéalise la beauté naturelle d'Angie tout en l'imposant dans son rôle de dominatrice. Maxime reste un instant subjugé par cette vision. Ce qu'il perçoit à travers ses yeux, amplifié par l'odeur chaude de la vulve située à quelques centimètres de son nez, lui procure un tel degré d'excitation que son sexe se met à battre la mesure au rythme des afflux sanguins qui lui sont injectés. Mais ce moment de répit est de courte de durée. Une gifle violente le ramène à la réalité de sa condition d'esclave tout en lui faisant perdre l'équilibre et il s'affale sur le côté. Aussitôt à terre, Angie lui assène des coups de pied et de cravache, l'injuriant au sujet de sa condition qui lui interdit formellement de poser son regard sur elle. Lorsque finalement il se retrouve couché sur le ventre, immobilisé par le pied droit de sa Maîtresse appuyé sur ses reins et son sexe écrasé contre la fraîcheur du carrelage, elle profite de cette immobilité forcée pour lui attacher les mains derrière le dos à l'aide de deux bracelets en cuir munis de mousquetons. Puis elle tire sur la laisse pour le redresser tout en l'obligeant à rester à genoux. Et, d'un pas décidé, elle entreprend de faire le tour de la pièce. Maxime, toujours à genoux, traîne derrière, essayant de conserver en même temps la distance et l'équilibre. Puis elle s'assied dans un profond fauteuil, les jambes largement écartées. La laisse passe sous sa cuisse droite et d'un mouvement sec, elle attire le visage de Maxime contre le triangle velu de son sexe. Aussitôt, la langue fourrage dans les replis chauds et humides. La tension qu'elle applique à la laisse lui permet de varier la pression de cette bouche contre son intimité. Et alors qu'elle sent son clitoris happé entre les lèvres de son esclave, elle tire au maximum. Maxime gobe le bouton d'amour, l'aspire et le mordille gentiment. Le nez plaqué contre les poils, le souffle court, il peaufine son travail, encouragé par les râles de plus en plus sonores de sa Maîtresse. Quelques minutes plus tard, l'orgasme explose littéralement, puissant et rapide, inondant le visage de Maxime des sécrétions accumulées dans le vagin et expulsées par la contraction subite des muscles. La période de latence est de courte durée. Angie se lève d'un bond, ignorant son esclave, elle se munit d'une longue corde qu'elle passe au dessus d'une poutre du plafond. Sans le moindre ménagement, elle relie cette fois les poignets de l'esclave sur l'avant et fixe l'extrémité de la corde aux bracelets à l'aide d'un noeud bien serré. En tirant sur l'autre bout, les bras se soulèvent, se tendent vers le haut. Elle tire encore pour le forcer à se mettre sur la pointe des pieds. Puis elle relie entre elles les chevilles avec d'autres bracelets et termine son montage en accrochant l'extrémité libre de la corde à l'un des montants du lit. Le corps nu est maintenant immobilisé. Le sexe est tendu et gonflé. Angie, en Maîtresse expérimentée, sait très bien combien il est important de gérer avec précision le degré d'excitation de son sujet. Une pause est nécessaire. Elle lui passe un bandeau sur les yeux et s'allonge sur le lit pour feuilleter un magazine. Les minutes passent. Régulièrement elle jette un oeil sur la virilité de son pendu dont la trique diminue régulièrement. Elle se dit qu'il est plutôt bien membré. Elle va avoir à sa disposition l'une des plus grosses bites qu'elle connaisse et, tout en tournant distraitement les pages de la revue, elle élabore la suite des événements.

Lorsqu'elle considère que le fruit est à point, elle cherche dans son sac les accessoires requis. Sans faire de bruit elle se place devant lui. Elle tire sur le prépuce pour allonger la verge molle et rapidement, avant qu'elle ne reprenne consistance, elle place sur la hampe un fourreau de cuir qui l'enserre du pubis jusqu'à la base du gland et dont on peut régler le diamètre à l'aide d'un lacet. La face intérieure de cette gaine est tapissée de petites pointes qui ne tardent pas à s'enfoncer dans la chair sous l'effet de l'érection immédiate. Ainsi comprimé, le sexe qui a regagné du volume. Il offre la vision d'un gland gonflé à l'extrême par-dessus lequel le prépuce congestionné prend une coloration bleuâtre. Les veines deviennent saillantes, la peau est si tendue qu'il serait impossible de décalotter. Maxime supporte le début de son martyre stoïquement. Ses bras en extension lui envoient une douleur sourde dans les épaules. Chacun des côtés de son ventre lui procure un intense plaisir, comme si son sexe, maintenant anesthésié, avait déplacé sa capacité érogène dans ces endroits. A peine sent-il que les doigts d'Angie commencent à maltraiter ses bourses. Sans ménagement, elle tire sur les couilles, les soupèse, évalue leur consistance, les soulage de quelques poils arrachés d'un coup sec. Finalement, elle prend un lien, forme un noeud autour de la base et y accroche successivement plusieurs poids de 200 grammes. Lorsque le cinquième poids est fixé, elle admire le résultat et s'accorde pour considérer la tension suffisante. Dans cette descente des testicules, la peau des bourses a entraîné le sexe qui perd de sa fierté et s'incline humblement vers le bas. Cette fois Maxime a ressenti une pointe de douleur et a laissé échapper un petit grognement. Aussitôt Angie prend la cravache et frappe les fesses assez fort. Sous les coups, le corps de son esclave se balance, entraînant les poids dans un mouvement oscillatoire dont l'ampleur est heureusement limitée par les cuisses serrées. Angie sait ce qu'elle fait. En déviant les sensations vers la partie postérieure encore vierge, elle attise une autre zone érogène. L'augmentation subite de plaisir élude la douleur créée par l'étirement supplémentaire des couilles dû au balancement des poids. Cette souffrance momentanée sera largement récompensée par la sensation de soulagement lorsque les poids arrêteront leur mouvement. L'effet escompté ne tarde pas. Maxime ressent une violente vague de plaisir et tous les symptômes de l'orgasme. Son corps tremble légèrement. Cependant, avec la verge comprimée et les testicules ligaturés, l'éjaculation ne se produit pas. Le cycle normal de l'orgasme étant ainsi interrompu, l'érection ne diminue pas pour autant. L'excitation se poursuit avec la même ampleur et la séance pourrait continuer sans qu'il ne ressente de lassitude. Angie a tout deviné. Elle s'accorde quelques minutes de repos durant lesquelles son esclave prendra conscience de ce qui lui arrive et goûtera les bienfaits de cette jouissance menée de main de Maître. Puis, avisant le sexe déformé, bleu, froid et gonflé, elle le libère complètement de ses accessoires de torture. Aussitôt, le sang reprend sa circulation normale, tout se remet en place. Quelques gouttes de sperme perlent aux bords du méat. Maxime sent une douce chaleur envahir son sexe qui reprend vie et sensibilité. Un nouvel orgasme pointe. Il essaye de le réfréner de toutes ses forces, mais il éclate avec une violence rare. Cette fois, Angie n'avait pas prévu cette réaction et c'est avec regret qu'elle assiste aux giclées spasmodiques de foutre sur le sol. Dommage, elle aurait bien voulu s'amuser encore un peu. Pour se donner bonne contenance, elle l'insulte, lui rappelle que sa condition d'esclave lui interdit de jouir sans autorisation, lui promet les pires punitions pour cet acte et n'hésite pas à ponctuer ses phrases en frappant avec la cravache le sexe en pleine débandade. Elle lui détache les poignets et les chevilles et comme ultime humiliation le force à lécher son jus de couilles répandu par terre. Abandonnant son esclave à sa tâche, elle se dirige vers la salle de bains. Le soleil est presque couché. Il est temps de rejoindre le groupe. Mais, avant de passer la porte, elle se ravise, prend dans son sac à malices une paire de boules de geisha et profite de la position à quatre pattes de Maxime pour lui enfoncer une boule dans l'anus.

- Un souvenir !

Et elle disparaît.

 

Tout le monde se retrouve dans le salon une heure plus tard pour le début de la soirée. L'atmosphère y est encore plus détendue que les soirs précédents. C'est que les Maîtres et Maîtresses commencent à s'habituer aux charmes magiques de Sombrera et à la qualité des services proposés par la Reine des lieux. Comme de coutume, le décor du grand salon se voit agrémenté d'un nouvel élément. Derrière une grille en fer formée de lourds barreaux, trois femmes se tiennent debout, jambes écartées, bras tendus vers le haut, face à l'assistance, complètement nues à l'exception d'un masque sur les yeux. Ce qui frappe en les apercevant, c'est le nombre impressionnant d'ornements accrochés directement à leur peau. Mais en y regardant de plus près, on remarque qu'il s'agit en fait d'anneaux qui transpercent à chaque fois l'épiderme. En admirant le spectacle, Maxime s'amuse à les compter sur le corps d'une des femmes. En partant du haut : deux à chaque oreille, un à travers la cloison nasale, un autre à travers la langue et un au milieu de la lèvre inférieure, deux à l'extrémité de chaque téton, un de chaque côté du nombril, cinq reliant les lèvres vaginales, offrant la vision d'un sexe épilé parfaitement couturé, et enfin un dernier au niveau du périnée. Dix-neuf anneaux au total. La plupart sont ornés de poids plus ou moins lourds qui tendent les chairs démesurément. Les lobes des oreilles sont tellement déformés et distendus qu'ils forment une véritable boucle de plusieurs centimètres. La langue est tirée vers le haut et accrochée à l'anneau du nez, tandis qu'un poids fait pendre la lèvre, dégageant les dents et la gencive dans un rictus diabolique. Les seins ne sont pas mieux lotis. A l'un des deux anneaux dont ils sont gratifiés est noué un lien qui passe par une poulie fixée à l'un des barreaux de la grille et qui se termine par un poids conséquent. Les nichons sont ainsi étirés à l'horizontal tandis qu'un autre lien relie le second anneau à celui placé près du nombril avec une tension suffisante pour lifter la peau du ventre tout en imprimant une déformation supplémentaire à la mamelle vers le bas. Enfin, si les quatres premiers anneaux du sexe se suffisent à eux-même, le plus inférieur et celui du périnée affichent certainement plusieurs kilos, offrant aux invités la vision bien excitante d'une vulve pendante, démesurément longue et manifestement habituée à ce genre d'exercice. Mais quand Maxime a fini d'admirer ce premier corps et que ces yeux se dirigent vers celui du milieu, il découvre qu'il ne s'agit pas d'une femme, mais d'un transsexuel. Il porte les mêmes harnachements que sa voisine, ses seins hormonés, fermes et volumineux sont bien mis en valeur. Mais c'est en découvrant le sexe que Maxime s'émerveille vraiment. De loin, il aurait été difficile d'imaginer qu'il s'agisse d'un sexe mâle. La verge est plaquée contre le ventre. Un anneau enfilé dans le prépuce et relié aux anneaux proches du nombril la maintienne en bonne position. Sur toute la longueur de la hampe, quatre autres anneaux y sont fixés pour donner le même aspect que les moules de ses voisines. Quant aux balloches, percées également, elle sont dissimulées dans l'entre-jambe et la raie des fesses grâce à un lien qui les tire sans doute sans ménagement en arrière. Alors que Maxime s'appesantit à admirer ce tableau original, Angie se place discrètement à ses côtés. Son parfum la trahit et leurs regards se croisent. Ce sera la seule allusion à ce qu'ils ont fait ensemble quelques temps auparavant, bien que Maxime se soit senti obligé de conserver en place toute la soirée le cadeau qu'il avait reçu et qui devait lui rappeler un souvenir curieusement bien agréable.

 

Flo se lève de sa paillasse pour s'épancher sur le toilette. Elle n'a aucune idée de l'heure qu'il est, il n'y pas de fenêtre dans le dortoir et ne sait pas s'il fait jour ou nuit. Elle se rend compte qu'elle est seule dans la pièce. Tous les autres ont disparu. Après sa miction, elle passe la porte qui communique avec le corridor. Personne non plus. Elle se décide à quitter le quartier des esclaves et se retrouve à l'air libre. Il fait nuit. La température est juste fraîche. Le jardin embaume des senteurs exotiques. Flo se sent bien, légère, heureuse. Ce n'est que plus tard qu'elle s'apercevra des marques qui zèbrent son corps et qu'elle ressentira par endroit les brûlures sur sa chair. Mais pour l'instant, sans même prendre conscience de ce qu'elle a vécu durant l'après-midi, elle goûte au plaisir simple de cette nuit sous les tropiques. Elle parcourt le jardin, passe sous le grand salon d'où s'échappent les sonorités d'un dîner joyeux. Les autres esclaves doivent être au réfectoire, se dit-elle. Poursuivant son chemin, elle reconnait le bungalow de Maxime. Elle y entre, allume la lumière et s'allonge sur le lit. Toujours plus confortable que sa paillasse.

Au même moment, dans l'appartement de Monika, Félicie, la soubrette personnelle, est en train de dîner tranquillement, seule, écoutant de la musique et profitant de l'absence de sa Maîtresse pour se reposer. Plusieurs écrans de surveillance sont encastrés dans le mur d'en face. Automatiquement, le système vidéo passe en revue toutes les caméras dissimulées sur l'île. Et il y en a beaucoup. Dans le jardin, dans chacune des pièces et dans chaque bungalow. Distraitement, Félicie y jette parfois un regard. Mais le spectacle d'images fixes n'est pas très passionnant. Pourtant, quelque chose vient de l'intriguer. Une des images montre l'intérieur d'un bungalow, et une femme est couchée sur le lit. Aussitôt, elle manipule quelques boutons pour retrouver d'où provient cette image et bloquer la caméra correspondante sur l'écran. En regardant de plus près, elle devine que c'est une esclave qui est allongée là. Elle pense prévenir immédiatement Monika de sa découverte et se ravise. Cette esclave est jolie, appétissante, se dit-elle, et j'ai une grosse envie de câlins. A pas feutrés, elle quitte l'appartement par l'escalier de service et rejoint le bungalow. Elle y pénètre sans faire de bruit et surprend Flo en pleine rêverie. Lentement, elle lui fait signe de rester tranquille, s'allonge près d'elle et commence à la caresser doucement. Flo ne bouge pas, se laisse faire et déguste ces attouchements impromptus. Félicie prend plaisir à passer ses doigts sur les stries qui parcourent la peau lisse. Flo se retourne et c'est en découvrant les zébrures sur le fessier de sa partenaire, consécutives à la formation matinale des Maîtresses, ainsi que son crane chauve qu'elle prend conscience de l'identité de cette inconnue et qu'elle se remémore le contenu de sa journée. Elle étreint littéralement le corps de Félicie. Elle veut lui faire partager sa joie et la rendre complice du bonheur qu'elle vit. Elle l'embrasse, la serre fort contre elle, voudrait lui faire communiquer tout ce qu'elle ressent, tout ce qu'elle a ressenti aujourd'hui. Elle veut faire l'amour avec elle.

Dans le grand salon, les esclaves servent les desserts. Soudain, Alma apparaît, suivie de deux esclaves mâles bien musclés traînant chacun derrière eux une femme nue allongée sur le sol, pieds et mains liés. Ils traversent la salle et laissent choir leur paquet au milieu. Monika se lève :

- Ces deux femelles viennent d'être surprises en flagrant délit de jouissance mutuelle. L'une d'elle m'appartient, l'autre est à l'un de vous. Je ne pourrais accepter de tels agissements. Aussi doivent-elles être punies pour cet outrage. Elles seront vendues aux enchères à la fin de la soirée pour votre usage personnel durant toute la nuit. Vous pourrez les acquérir contre les points que vous obtiendrez au cours des épreuves qui seront organisées après le dîner. A vous de vous surpasser tout à l'heure si vous souhaitez repartir avec l'une de ces beautés soumises ...

Maxime, qui a reconnu Flo dès son arrivée, se demande comment elle en est arrivée là. Mais il lui semble déplacé de poser des questions maintenant. Il ressent un certain malaise. Alors qu'il trompait Flo avec Angie quelques heures auparavant sans vergogne, il apprécie qu'à moitié la situation. Sans savoir exactement ce qui c'est passé entre ces deux filles, une pointe de jalousie et de reproche s'insinue en lui. Flo et Félicie sont ensuite placées derrière la grille dont les occupants précédents avaient été libérés au début du repas. Les poignets attachés à la barre supérieure, leur corps plaqué contre les barreaux, c'est ainsi exposées qu'elles attendent la fin de la soirée pour connaître leur sort. L'incident étant clos, le dîner reprend son cours normal.

Avant le service du café, les convives sont invités à passer sur la terrasse et à observer ce qui les attend en contrebas, sur le chemin de ronde qui longe la mer et serpente tout autour de l'île. Dix attelages humains sont allignés côte à côte. Ils se composent d'une sorte de char romain, étroit et léger destiné à accueillir un passager debout et relié par deux barres métalliques attachées au niveau des hanches d'une esclave femelle faisant office de jument. Chaque esclave est habillée d'une combinaison en cuir moulant laissant cependant nus les fesses et les seins. La cagoule, équipée d'oeillères, est de plus agrémentée d'un panache de couleur différente pour chaque équipage. Les pieds sont chaussés d'escarpins à talon plat et à longs lacets qui remontent le long des jambes. Pour permettre la conduite de l'ensemble, des rênes fixés à un mord d'acier placé dans la bouche et un long fouet sont à la disposition des conducteurs. Les invités commentent le tableau avec admiration. Ils ont deviné à quel jeu ils vont bientôt s'amuser. Monika leur explique que la course consistera à faire le tour de l'île le plus vite possible, qu'elle se fera en trois manches et que le premier arrivé se verra attribué 10 points, le second 9 points et ainsi de suite. Les Maîtres descendent ensuite prendre possession de leur poney-girl. Le départ de la première manche est donné. Aussitôt les fouets claquent sur les dos des esclaves qui donnent toutes leurs forces pour tirer leurs fardeaux. Elles sont également motivées à gagner la course. La première arrivée aura droit à un jour de repos. Les chars sont lancés. Le terrain n'est pas très plat. Les femelles souffrent autant dans les montées pour tirer leur passager que dans les descentes en essayant de ne pas se faire écraser par la remorque. Très vite les écarts se creusent. Les équipages les plus légers prennent de la distance. Celui de la grosse Hellène s'essouffle vite. Angie est en tête, suivi de deux autres Maîtresses. Maxime se maintient en quatrième position. Plusieurs accidents et accrochages sont à déplorer, heureusement sans gravité mais contraignant Allan, Horst et Pamela à l'abandon. Dans la dernière ligne droite, Maxime parvint à remonter d'une place en dépassant la Noire Virginia tandis qu'Angie passe la ligne d'arrivée avec deux longueurs d'avance. Couvertes de sueur, les juments exténuées par tant d'efforts s'écroulent littéralement. D'autres esclaves viennent les libérer et elles s'allongent à même le sol pour souffler et récupérer les forces nécessaires pour affronter les deux autres manches. Cinq minutes après tout le monde, le char de la grosse Hellène arrive. La pauvre esclave est sur les genoux. Elle pleure et supplie sous les coups de fouets qui ne cessent de s'abattre sur son dos. Monika compte les points. 10 pour Angie, 9 pour Lena et 8 pour Maxime. Abandonnant là le paddock improvisé, les convives rejoignent le grand salon où les cafés sont servis.

Et il n'y a pas que les cafés qui sont servis. Pendant leur absence, a été installé au milieu du salon une grande table de billard. Une femme nue est assise sur le tapis vert à l'une des extrémités. Ses jambes largement écartées sont attachées au niveau des chevilles sur les bords latéraux du billard. Son dos est courbé en avant, la tête penchée au dessus du ventre, les bras attachés dans le dos. Le collier et sa plaque minéralogique sont ses seuls vêtements. La position de ses jambes offre la vision de son sexe béant et totalement épilé. Parfaitement visible et posé juste à l'entrée du vagin, se trouve un gode conique rouge luisant et lisse, d'une vingtaine de centimètres de longueur. Sa base à la forme d'une demi-sphère comme une boule de billard coupée en deux. A l'autre extrémité de la table, une boule blanche et des queues seront les instruments nécessaires à l'accomplissement du jeu suivant. Monika explique les règles :

- A l'aide d'une queue et de la boule blanche, vous devrez enfoncer totalement le gode dans le con de cette esclave. Auront le plus de points ceux et celles qui le feront pénétrer en un minimum de coup. Samir, qui est un expert en la matière va vous faire une démonstration.

L'eunuque se met en position à l'autre bout de la table. Il ne peut s'empêcher de faire son cinéma en coinçant la queue de billard entre ses cuisses d'une façon suggestive. Puis, avec des gestes aussi soigneusement obscènes que professionnels, il enrobe de craie bleue l'extrémité. Enfin, il pointe la boule blanche. Il vise. D'un mouvement sec et précis, il tire la boule qui se dirige en ligne droite en les cuisses de l'infortunée, vient frapper avec force le gode et rebondit en suivant exactement le même parcours. L'olisbos s'est enfoncé de plus de la moitié. Deuxième essai. Cette fois il a complètement pénétré dans le vagin. Tout le monde applaudit l'exploit. Pourtant, Monika fait remarquer que l'on aperçoit encore une partie de la demi-boule rouge entre les lèvres de la vulve et que le jeu n'est gagné qu'au moment où tout le gode est enfoncé et les badigoinces refermées sur lui. Samir tire une nouvelle fois. Le choc est amorti par les lèvres qui se sont fait écrasées entre les deux boules. Mais le cône rouge a encore avancé d'un centimètre et cette fois il n'est plus visible de l'extérieur. En revanche, ce qui devient visible au bout de quelques minutes, ce sont les limaces vaginales qui deviennent écarlates et gonflent. Samir s'applique ensuite à retirer ce corps étranger et le repositionne à l'entrée pour le premier concurrent. Et le massacre commence. Entre ceux qui, malgré dix essais, ne sont pas parvenus à atteindre la cible et la grosse Hellène qui a réussi l'exploit de déchirer le tapis tout en envoyant la boule en plein sur le nez de l'esclave, ils ne sont que cinq à avoir gagné quelques points à cette épreuve. Durant tout ce temps, la tête penchée sur son ventre, l'esclave a pu suivre de visu le cône s'enfoncer plusieurs fois en elle, puis les doigts de Samir venir farfouiller dans sa chatte pour récupérer l'engin. A chaque fois ses chairs éclataient un peu plus. A la fin, il est bien pourri son abricot. Elle a subi son martyre sans broncher, parfaitement stoïque. Entre ses cuisses, une mare rouge s'est étalée, absorbée par le tapis et alimentée aussi par son nez qui s'est mis à saigner après le fameux coup de la grosse Hellène. Dans ce jeu, Maxime obtient 5 points, Angie 4 points. C'est Horst qui est arrivé en tête en deux coups seulement.

Derrière leur cage, Félicie et Flo ont pu assister en direct à la scène. Profitant d'un moment où tout le monde était autour du billard, Maxime s'était approché de Flo et l'avait un peu caressée entre les barreaux. Mais il avait senti le regard désapprobateur de Monika et s'était éloigné.

La deuxième manche de la course d'attelages est partie. Cette fois, tous les concurrents sont arrivés. Virginia en tête, suivie d'Angie et Pamela. Maxime arrive en cinquième position.

Retour au salon pour l'épreuve suivante. Ils y trouvent le rideau de la scène ouvert et leurs esclaves au garde-à-vous, les mâles à droite, les femelles à gauche. Flo a été libérée de sa cage pour la circonstance et a rejoint ses consoeurs. Toutes les biroutes des mâles sont en érection et coiffées d'une capote vert fluo garnie d'une multitude de tétons. Toutes, sauf celle du petit vieux, dont le préservatif trop long et vide augmente encore le ridicule de ses attributs. Monika explique la situation :

- Vos femelles devront démontrer leur qualité de fellatrice et faire jouir le plus rapidement possible leur partenaire. Les deux propriétaires du couple gagnant se verront attribuer le plus de points.

Alma compose les couples. C'est sans doute parce que Flo est déjà en pénitence, qu'elle hérite du petit vieux. En s'agenouillant en face de lui, elle se dit qu'elle a vraiment pas de chance et que bouffer deux fois de suite une pareille andouille de calcif, c'est inhumain. Cependant, elle a une petite idée derrière la tête. Monika vient de donner le signal du départ. Toutes bouches gobent leur dû. Ça aspire, mordille, coulisse, pistonne , lèche, titille dans tous les coins. Les Maîtres encouragent de la voix leur équipe. A la surprise générale le petit vieux lève la main le premier, avec un large sourire. Flo se lève à son tour, le sac-à-foutre oublié dans sa bouche. Elle le retire et le tend à Alma. Celle-ci est bien obligée d'admettre que le réservoir est bien rempli d'un peu de sperme et que le vieux, ou plutôt Maxime et Hellène doivent être déclarés vainqueurs. Cette nouvelle fait sensation. La grosse Hellène n'en revient pas. Les esclaves se sont arrêtés et tout le monde félicite la prouesse en applaudissant tandis que des commentaires aussi salaces qu'ironiques fusent de toute part. Mais l'épreuve n'est pas terminée et il faut départager les suivants. Monika intervient pour conclure cette récréation improvisée. Et tandis que Flo est raccompagnée dans sa cage, les quatre couples restants retournent au charbon. Il ne faut pas longtemps pour que tous les poireaux dégorgent l'un après l'autre. Moins de cinq minutes plus tard tout est consommé. Hellène et Maxime sont une nouvelle fois ovationnés en temps que vainqueurs de l'épreuve et dans une joyeuse ambiance presque collégiale, tout le monde rejoint la ligne de départ de la troisième manche de trot attelé.

Dans sa cage, Flo sourit encore à elle-même du bon tour qu'elle vient de jouer. L'expérience, ça compte ! Pour avoir passé plus d'une heure en compagnie forcée de popaul, elle avait bien remarqué le point précis capable d'ouvrir les vannes. Un coup de dents bien planté juste à la base provoquait une décharge électrique suffisante pour débloquer une prostate sans doute bien engorgée de purée...

La soirée s'achève. Après la troisième manche, le temps est venu de faire les comptes. Tandis qu'on se désaltère au bar, Monika monte sur scène pour annoncer les résultats définitifs. Angie est arrivée en tête avec 36 points, suivi de Maxime avec 33 points et Virginia 30 points. La grosse Hellène, malgré l'exploit de son esclave, ne totalise que 13 points. Flo et Félicie sont également amenées sur la scène, leurs poignets attachés dans le dos, un collier et une laisse autour du cou et les chevilles entravées par des bracelets reliés par une chaîne. Le moment est venu de choisir. Angie a la priorité. Maxime s'angoisse de la situation. Par ce coup étrange du destin, si Angie choisit Flo, elle deviendra sa Maîtresse à peine quelques heures après avoir été la sienne et ceci parce que Flo a été punie de l'avoir trompé avec Félicie. Les accessoires culiers qu'il traîne dans son slip commencent à le démanger et à avoir un goût amer. En belle salope, Angie hésite, tarde à donner sa réponse, envoie des regards mesquins à Maxime. Et finalement se décide :

- La 105 !

On applaudit ce choix. Le visage de Maxime s'empourpre. Trop tard. Angie est déjà sur scène et tire sur la laisse. C'est sous un concert d'applaudissements qu'elle quitte le salon, Flo sur ses talons. Dépité, Maxime récupère Félicie comme un cadeau de consolation et file vers sa chambre.

Monika est dans son appartement. Nue, elle se prélasse dans un confortable fauteuil, Samir entre les jambes. La télécommande de son système vidéo interne dans la main, elle observe sur ses moniteurs ce qui se passe dans deux de ses bungalows.

 

FIN DU TROISIEME JOUR

 

 

 

QUATRIEME JOUR

 

 

Alma récupère Maxime à l'entrée du quartier des esclaves et le conduit dans la salle de douche au moment où tous les autres y sont déjà pour leur toilette matinale.

Flo se réveille lentement. La douce chaleur du corps d'Angie à ses côtés l'incite à rester dans son état de somnolence délicieux qu'elle souhaiterait pouvoir goûter à l'infini.

Monika dort encore, Samir recroquevillé sur la descente de lit.

Félicie a rejoint l'appartement de sa Maîtresse et attend que celle-ci se réveille pour se mettre à sa disposition.

Deux esclaves sont occupés dans le bungalow de Maxime. Ils font le ménage, déblaient ses affaires et les remplacent par celles de Flo.

Allongé sur la table d'inspection, Maxime subit le rite du rasage, face aux autres stagiaires alignés contre le mur. Pendant cette période d'abandon où sa seule activité est de subir, il ressasse les événements de la nuit précédente.

Dans un état d'énervement intense, il avait rejoint sa chambre avec Félicie en laisse. La perspective de pouvoir user de cette femme à son aise durant toute la nuit ne compensait pas l'idée de savoir Flo entre les mains d'Angie au même moment. A peine la porte franchie, il avait ordonné à Félicie de s'allonger sur le lit, tandis qu'il se dirigeait vers la salle de bains. Impossible pour lui de retrouver son calme. Peut-être avait-il trop bu aussi. Tout s'embrouillait dans sa tête et il était incapable d'y mettre de l'ordre. Au bout d'un moment, il sortit, s'empara brutalement de la laisse de Félicie et se dirigea vers le bungalow d'Angie. Sans frapper, il y était entré, fermement décidé à négocier sur le champ l'échange de Félicie contre Flo. Ce qu'il vit alors sur le lit eut de quoi le surprendre. Angie, Flo et la Noire Virginia y étaient assises en tailleur. Nues et les yeux fermés, se tenant par les mains, immobiles et silencieuses. Seul le ronronnement des godes dont elles étaient chacune équipées résonnait dans la chambre. Plus tard, Maxime apprit qu'elles étaient en train d'être initiées par Virginia à une sorte de transe sexuelle inspirée du vaudou. Mais pour l'heure, c'est Angie qui s'aperçut la première de la présence des nouveaux venus.

- Nous avons de la visite, dit-elle en interrompant le rite.

- Maxime ! poursuivit Flo, que fais-tu là ?

- Je suis venu te chercher, et si Angie veux bien accepter Félicie en échange ...

Mais Virginia se leva d'un bond.

- Entendez-vous ça ? Un homme qui veut nous imposer ce qu'il veut ! Mais ici, un homme ça ne vaut rien, ça n'a pas plus de valeur qu'un étron oublié sur un trottoir de Paris.

Et Maxime n'eut pas le temps de réagir. En un clin d'oeil elle avait foncé sur lui et ils avaient roulé à terre. Angie, suivie de Flo étaient venues à la rescousse et il fut immobilisé, allongé sur le sol, en moins d'une minute. Les chevilles et les poignets menottés, un bâillon sur la bouche. Quand il lui fut impossible d'opposer la moindre résistance, Angie délivra Félicie de ses accessoires. Puis, en Maîtresse des lieux, un pied posé sur le ventre de sa victime telle une Amazone foulant le charnier de ses ennemis vaincus, elle prit solennellement la parole.

- Savez-vous que cette immonde vermine est venue cet après-midi me supplier à genoux d'être mon esclave? J'ai malheureusement eut pitié de lui à ce moment et j'ai accepté. Eu égard à notre amie Flo, je regrette bien maintenant ce moment de faiblesse. Mais je m'en confesse, sans son insistance, ce n'est pas une larve de ce type qui m'aurait mis en émois, d'autant qu'en plus il s'est avéré être un éjaculateur précoce. J'implore donc de votre part qu'il soit jugé totalement responsable de ce qui s'est produit cet après-midi.

Flo n'en croyait pas ses oreilles. Maxime l'avait trompée pendant qu'elle mijotait sur sa paillasse ! Une vague de colère l'envahit.

- Le salaud ! s'écria Virginia. Qu'on le mette déjà à poil !

Et comme des furies, à l'exception de Flo qui restait bouche bée, elles se jetèrent sur lui. Le pantalon et le slip glissèrent jusqu'aux chevilles tandis que la chemise était déchirée en lambeaux. Virginia qui n'a pas sa langue dans la poche s'esclaffa :

- Zyeutez-moi ça ! Et en plus il a le zanzibar qui turgesse !

Flo se leva et s'approcha de lui. Un sentiment de dégoût et mépris l'animait. Elle se cala debout, jambes écartée au dessus de son ventre et se mit à lui pisser dessus. Puis, quand la source fut tarie, elle le retourna d'un coup de pied dans les côtes, le laissant gésir dans la flaque tiède répandue au sol. Et pour accentuer son humiliation, elle appuya de tout son poids sur les fesses, histoire d'écraser une virilité trop orgueilleuse. Mais, dans ce geste, elle avait senti quelque chose de dur rouler sous son pied. Elle découvrit une boule coincée dans la raie du cul. En tirant dessus, la deuxième apparut. Cet objet, oublié par Maxime dans sa colère, fut considéré comme la pièce à conviction suffisante pour confirmer l'accusation d'Angie. Dans l'instant qui suivit, le bâillon fut retiré, le gosier gavé avec les boules, puis rebâilloné.

- Cette enflure mérite une sérieuse punition, dit Virginia. Je propose donc qu'il soit condamné à remplacer Flo jusqu'à la fin du stage.

Et toutes les femmes validèrent la sanction qui eut pour effet de calmer la fureur de Flo. Aussitôt, elle ressentit dans son ventre une forte excitation, résultat de tous les avantages que cette décision allait lui apporter. Ne pouvant imaginer de poursuivre la nuit en présence de cet intrus, elles décidèrent de le transporter jusqu'à l'entrée du quartier des esclaves et de l'abandonner ainsi sur les marches de son nouvel univers.

 

Comme les jours précédents, ils attendent sur l'estrade l'arrivée des étudiants dominants. Cependant aujourd'hui, il y a six mâles pour quatre femelles et ils ne sont pas au garde-à-vous de chaque côté de la scène, mais installés sur des espèces de tables de gynéco rudimentaires. Bras attachés le long du corps à l'aide d'une sangle qui passe sur le ventre et jambes relevées et serrées. En son milieu, le plateau possède une charnière qui permet d'en modifier son inclinaison, de la position horizontale à la verticale. Au centre de la salle, les chaises ayant été éloignées pour laisser de la place, se trouve une autre table du même modèle, vide d'occupant pour l'instant.

- Aujourd'hui, déclare Monika après que tous les participants aient admiré la brochette des dix popotins, nous allons travailler sur les charmants et indispensables petits accessoires qui donnent à notre art toutes ses lettres de noblesse, tant sur le plan esthétique que jouissif. Esthétiques, car ils permettent d'embellir et modeler à notre guise le corps de nos esclaves et jouissifs par leur capacité à attiser subtilement les zones les plus délicates. Ils se répartissent en trois catégories principales : les pinceurs, les piqueurs et les écarteurs.

A ce moment apparaît Alma en compagnie d'une femelle très grande, fine et presque maigre, les cheveux bruns et court, la poitrine modeste mais charmante, la démarche fière et distinguée, malgré sa nudité et la situation humiliante au bout de la laisse.

- Cette ribaude, continue Monika, était un mannequin célèbre il y a quelques années auprès d'une grande marque de haute couture. Elle nous a été prêtée pendant un mois par son mari qui voit en ce stage une sorte de psychothérapie. Car figurez-vous qu'à force d'avoir vu des ouvrières manier l'aiguille avec dextérité, elle en a fait une véritable fixation et l'objet principal de ses fantasmes. Son mari parle de transfert psychique sur les luxueux tissus travaillés dans tous les sens avant d'être à l'image de la volonté du Maître Créateur. Comme elle est arrivée cette semaine, elle subira au moins quatre fois ce que je lui réserve aujourd'hui. A l'issue de quoi, on verra si elle est guérie ou si elle en redemande. Enfin, elle sera parfaite pour illustrer cette matinée de cours et me servira de champ d'expérience pour mon enseignement.

Pendant ce temps, l'ilote à pris place sur la table. Les jambes bien relevées et écartées dévoilent à l'assistance son intimité imberbe. Sur une desserte recouverte de velours rouge, plusieurs boites dorées attendent de révéler leur contenu. Monika ouvre la première.

- Il existe plusieurs types de pinces : celles équipées d'un ressort comme une pince à linge classique et celles réglables à l'aide d'une vis. Tout dépend de l'effet recherché, pincement ou écrasement, et des poids qu'on veut y adjoindre ...

Continuant ses explications, elle positionne la masse charnelle à l'étude verticalement, caresse et excite les bouts des seins pour leur donner du volume. Sur le téton droit, elle y place une pince à ressort munie de petites dents acérées tandis que le gauche se fait écraser entre deux lames métalliques réunies par des vis. L'esclave n'ayant ni bandeau ni bâillon, chacun peut suivre ses réactions sur son visage. Ses traits se crispent un peu tandis qu'elle a tendance à fermer les yeux, comme pour se cacher des regards humiliants qui se posent sur elle. Tout en poursuivant son discours, Monika accroche des poids au pinces. Progressivement, la peau des seins s'étire vers le bas tandis que les masses se balancent sur son ventre. Régulièrement, la tortionnaire vient apaiser le supplice par quelques caresses sur le pubis. Plus d'un kilo est ainsi accroché à chaque téton avant que Monika décide de changer de région. Elle tire d'abord sur les lèvres vaginales pour bien les mettre en évidence et y place une pince sur chacune d'elle. Puis une troisième au milieu, juste en dessous du clito, précisant pourquoi il est préférable d'éviter le bouton, cette zone très innervée supportant très mal un tel pincement. D'autres poids viennent prendre position. Les lèvres brunes et granuleuses se distendent à vue d'oeil, prenant l'aspect d'une crête de poule. Monika parvient à y suspendre cinq kilos de chaque côté avant que les pinces ne commencent à déchirer la peau et que quelques de gouttes de sang ne perlent. Le calvaire peut être délicieusement amplifié, explique Monika, en donnant à ces poids un mouvement de balancier, tout en veillant que la tension ainsi appliquée n'entraîne pas de déchirures de la peau au niveau des pinces. Enfin, ayant ainsi démontré la capacité des babines génitales à se déformer, elle retire les trois pinces. L'élasticité naturelle en a pris un coup, et le retour à la forme normale n'est pas immédiat. D'ailleurs, comme l'indique Monika, certaines adeptes de ce genre de tourment affichent au bout d'un an une longueur des lèvres au repos de plus de dix centimètres et une possibilité d'étirement de l'ordre de trente centimètres. A tel point qu'elle peuvent utiliser cette hypertrophie pour créer une sorte de rigole qui leur permet d'uriner comme un homme. Et, saisissant une série de pinces en plastique, elle relie entre elles les deux crêtes pubiennes pour en fermer l'accès. Enfin, pour terminer le chapitre sur les objets pinçants, elle donnent quelques indications complémentaires relatives aux mâles et aux autres régions du corps capables d'être pincées, tout en promettant d'illustrer ces techniques lors des travaux pratiques. Puis, ayant libérée la ribaude des accessoires précédents, elle entame le chapitre du maniement des aiguilles.

- Vous pouvez percer toutes les parties du corps que vous souhaitez. Pensez qu'un chirurgien est capable d'enfoncer n'importe où des aiguilles qui font plusieurs dizaines de centimètres. Cependant, nous devons respecter certaines règles pour éviter tout problème aux conséquences fâcheuses...

Pendant ce temps, tous les esclaves stagiaires attendent les fesses en l'air le moment où on voudra bien s'occuper d'eux. Maxime s'impatiente. Ce qui le dérange n'est pas tant la position inconfortable que le sentiment d'humiliation et la cruelle perversion d'Angie qui l'a mené dans cette situation. Qu'il ait pris la place de Flo dans le stage n'est que justice et ses tendances masochistes lui font accepter ce sort avec philosophie. Mais savoir qu'Angie l'a trompé et que Flo est devenue sa complice l'agace prodigieusement. Pour passer le temps, il cherche le moyen de lui faire payer sa perfidie et imagine les délicieux supplices qu'il lui ferait subir alors. Perdu dans ses rêveries, il ne se rend pas compte que le cours est fini et que la séance d'exercices pratiques va commencer. Tandis que les Maîtres se déplacent vers l'estrade, le mannequin est abandonné à son sort, deux spéculums bien écartés ancrés dans ses orifices. Mais avant que ces deux accessoires ne lui furent posés, elle avait écopé de ce qu'elle était venue chercher. Monika lui avait d'abord enfoncé une série d'aiguilles sur ses seins, puis avait transpercé de part en part chacun des tétons. Ensuite elle avait infibulé la vulve, perçant à quatre reprises chacune des lèvres qu'elle réunit en tirant sur le fil. La suppliciée n'avait à peine bronché durant toute la démonstration. Ce n'est que lorsque son sexe fut à nouveau ouvert et que tous les participants purent admirer les profondeurs de son ventre béant à travers les spéculums, qu'elle manifesta les signes manifestes du plaisir.

A peine est-il sorti de sa songerie qu'il sent des mains lui palper les fesses. Monika l'a choisi comme cobaye pour montrer les spécificités masculines. Le laissant les jambes en l'air, et tandis que ses compagnons de la veille s'étonnent de le voir aujourd'hui dans l'autre bord, elle s'applique à enseigner comment coudre le prépuce aux bourses. Sous l'effet de surprise, Maxime affiche une bite mollassonne, ce qui arrange les affaires de la couseuse. Quand l'opération est terminée elle commence à titiller et pincer les bouts de seins, ce qui a pour effet immédiat de réveiller la libido de Maxime. Et devant les regards intéressés de l'assistance, la gaule se redresse, ployant sous l'effort dans sa tentative à remonter le fardeau accroché à son extrémité. Puis, aidé par les conseils avisés des animatrices du stage, chacun rejoint son esclave respectif pour mettre en pratique les différentes techniques apprises auparavant. A l'exception de Flo. Considérant peut-être que Maxime ne mérite pas qu'elle s'occupe de lui mais peut-être aussi parce-qu'elle n'est pas encore familiarisée à son nouveau rôle, elle préfère rester avec Angie et l'assister dans les tourments qu'elle va imposer à Paul, son mari. Maxime, le géniteur demeuré cousu et les fesses en l'air, attend, espérant pouvoir accrocher au moins une fois le regard de Flo. Mais ce sera peine perdue.

Une heure après, dans la salle d'inspection, allongé sur la table centrale on s'apprête à lui retirer les fils. Une légère douleur persiste mêlée à celle qu'il ressent habituellement dans les bourses quand une longue période d'excitation sexuelle n'a pas pu être libérée. Au contact des doigts de Sibylle qui triture alors ses parties pour les libérer, il ne peut réprimer une folle envie de vider ses burettes dont la sauce vient gonfler le prépuce encore hermétiquement fermé.

- On nous avez prévenu que c'était un rapide de la béchamel ! s'exclame Sibylle à la cantonade.

Et pour le punir de cet outrage, elle laisse le noeud serré à l'extrémité tandis qu'il rejoint le dortoir. Si la tension de ses burnes a baissé, en revanche, c'est maintenant une envie de pisser qui lui vient fortement, sans qu'il lui soit possible de l'assouvir.

Avant le déjeuner, Flo et Angie s'ébattent comme des enfants dans la piscine. Flo est très excitée. Elle adore son nouveau statut de dominatrice. Angie est devenue une très bonne amie qui l'aide à tenir dignement son rôle. Progressivement les ressentiments qu'elle nourrissait à l'encontre de Maxime disparaissent.

Ce n'est qu'après le repas que Maxime fut libéré des dernières entraves qui obturaient son sexe. Il put enfin vider successivement le jus qui traînait autour de son gland et sa vessie bien pleine.

L'après-midi se présente et Flo retrouve Maxime attaché par les quatres membres, face au mur de la cellule. Suivant les conseils d'Angie, elle va essayer de l'humilier au maximum, évitant de lui procurer du plaisir, histoire de lui faire payer sa trahison. La première chose qu'elle fait est de lui mettre un bâillon bien serré sur la bouche pour l'empêcher de parler. Ensuite, elle le détache et le fait allonger dos au sol. Les anneaux encastrés dans le dallage ne manquent pas pour l'immobiliser solidement. Puis elle place au niveau de la bouche un gode en cuir noir maintenu par des lanières autour de la tête, l'enduit de lubrifiant qui dégouline sur ses joues et se place enfin à califourchon au-dessus de l'olisbos. Lentement elle le fait pénétrer en elle, commence un mouvement de va-et-vient allant en s'amplifiant tout en se masturbant le bouton d'une main. Elle ressent un énorme plaisir à écraser ainsi la tête de son amant qui la regarde avec des yeux suppliants de chien battu. Comme le gode n'est pas trop long, elle peut se l'enfiler en entier, se ménageant quelques périodes de repos totalement assise sur le visage. Plusieurs orgasmes montent mais elle veut faire durer et dose minutieusement son action. Au bout d'un moment, le regard de l'autre commence à l'indisposer. Elle se retourne et trouve cette position encore plus intéressante. Maintenant, quand elle s'assoit totalement, elle sent son anus peser sur le nez de Maxime. Elle le frotte sur l'arête cartilagineuse, tente de lui faire forcer le passage et reprend sa pistonnade sur le braquemart de cuir. Elle avise les petits tétons qui sont à portée de ses mains. S'apprête à les torturer un peu mais se retient; cela risquerait de donner du plaisir au pourceau qu'elle chevauche et il ne le mérite pas. Alors, pour compenser, elle reprend sa cavalcade de plus belle. Cela fait presqu'une heure qu'elle tressaute ainsi et elle commence à fatiguer dans les cuisses. Il faut en finir. Dans un dernier élan, elle se laisse aller à un puissant orgasme. Juste après suit une phase de relâchement. Le Chili con carne du déjeuner en profite alors pour évacuer ses résidus gazeux et gratifier le tarin de Maxime d'un vent épais et odorant.

Alma est passée plusieurs fois devant la cellule, sans pour autant intervenir dans ce règlement de compte qu'elle devine. Mais cette fois Flo est debout, l'esclave toujours allongé avec le gode dans la bouche et elle se permet d'entrer. A voix basse, Flo la met au courant de ce qu'elle cherche à faire. Trois minutes plus tard, Alma revient avec un appareil électrique à la main.

- Cet engin est extraordinaire. Je vais vous montrer comment il marche.

Elle s'agenouille près du ventre de Maxime. Le boîtier comprend deux fils électriques, l'un terminé par une couronne et l'autre par une sorte de tige fine en métal. La couronne vient glisser le long de la hampe, jusqu'à la base. Puis Alma pousse la tige dans le méat jusqu'à ce qu'elle soit totalement enfoncée.

- Maintenant, poursuit-elle, il suffit de mettre le contact. La bague va envoyer un délicieux courant électrique accompagné d'une légère vibration. La sonde, quant à elle, va détecter le moment où l'éjaculation pointe. On peut alors programmer l'appareil pour qu'il s'arrête automatiquement à ce moment là. Au début, l'esclave va ressentir du plaisir, mais il ne sera jamais assouvi. Au troisième orgasme avorté il va commencer à s'énerver, croyez-moi. Quant à vous, ma Chère, pendant ce temps, installez-vous dans ce confortable fauteuil et amusez-vous avec ce gode Electro. Vous m'en direz des nouvelles.

Avant de quitter la cellule, Alma met en marche le nouveau supplice de Maxime et indique le fonctionnement du gadget de plaisir à Flo. Celle-ci attend un peu avant d'inaugurer son nouveau jouet. Elle veut d'abord se délecter des souffrances de son amant. L'appareil émet un léger bruit. Maxime semble y goûter, son sexe darde au maximum. Il émet quelques râles de plaisir. Et soudain l'engin s'arrête. Maxime essaye de se secouer dans le faible espace que lui permettent ses liens. Une minute après, l'appareil repart. Le supplicié s'agite plus encore. Nouvel arrêt, moins d'une minute plus tard. Redémarrage quelques instants après pour un cycle qui devient de plus en plus infernal. Pendant ce temps, Flo goûte aux subtiles sensations que lui procure l'Electro. En modifiant le réglage, elle obtient des impressions qui vont de la douce caresse aux picotements presque douloureux. Elle explore les différentes possibilités de l'engin, l'appliquant aux environs du clito, puis le long du périnée et à l'entrée de l'orifice rectal. Elle se pénètre enfin, l'agitant dans tous les sens, recherchant à exciter particulièrement son point G. Les vagues de jouissance montent vite. Elle peut les moduler à souhait et faire durer ainsi le plaisir. Mais, au bout d'un moment et malgré la qualité des effets que procure le dildo, elle ressent comme un manque, une absence. D'un saut, elle se lève, débarrasse Maxime de son supplice et s'allonge sur lui brutalement remplissant d'un coup son intimité du sexe brûlant qui ne demandait qu'à décharger de façon urgente.

Quelques instants plus tard, elle l'embrasse, comme pour signer maintenant l'armistice.

- Tu es pardonné, dit-elle dans un murmure.

Et elle quitte la salle aussitôt.

 

Flo vient de sortir de sa douche. On frappe à la porte du bungalow et un esclave de Monika se présente à elle.

- Maîtresse Monika vous demande dans ses appartements. Si vous voulez bien me suivre.

Le temps de passer un chemisier et une courte jupe, Flo suit son guide à travers le jardin jusqu'à l'ascenseur qui la mène directement chez Monika. Cette dernière se lève au moment où la porte s'ouvre et vient à la rencontre de son invitée.

- Soyez la bienvenue chez moi, je veux dire dans cet endroit très personnel où je reçois rarement des visiteurs.

Félicie est au garde-à-vous à l'entrée, tandis que Samir accompagne sa Maîtresse à quatre pattes.

- Puis-je vous offrir un rafraîchissement ? poursuit-elle, l'invitant d'un geste à s'asseoir dans un large fauteuil.

Et tandis que Félicie s'emploie à servir deux verres de vin blanc bien frais, Flo contemple le décor fabuleux qui l'entoure. Des baies vitrées permettent une vision panoramique sur presque 360°. Elles sont séparées par des sculptures en bois magnifiques représentant des corps de femmes torturées dans diverses positions. Elles donnent aussi l'impression de soutenir le plafond formé d'arches néogothiques. Le sol en marbre rose est recouvert de somptueux tapis d'orient et le mobilier est un savant mélange d'oeuvres contemporaines et anciennes de grande qualité. Un large lit colonial occupe pratiquement le centre de la pièce.

- C'est ici mon antre secrète, dit Monika. De ce nid d'aigle je domine tout mon territoire. Je vois tout et entends tout et ce que je ne peux voir de mes yeux, je le regarde sur ces écrans. Regardez celui-là. On voit le dortoir des stagiaires. Et là, vous le reconnaissez, allongé sur sa paillasse, c'est votre compagnon. J'ai adoré ce qui c'est produit la nuit dernière et vous avez été magnifique aujourd'hui avec lui. Vous avez la fibre dominatrice. Vous devriez la travailler.

Flo scrute l'écran. Maxime semble dormir. Le voir ainsi à la place qu'elle occupait moins de 24 heures auparavant lui donne un pincement de coeur. Ce n'est pas qu'elle regrette son changement de rôle, mais ces images lui évoquent les sensations exceptionnelles qu'elle avait vécues la veille.

- Savez-vous combien de personnes vivent ici ? continue Monika.

- Non ...

- Plus de cent. Cent personnes qui vivent par moi et grâce à moi. Chacune prétend m'être totalement dévouée, chacune pense être au service de mes plaisirs et aucune d'entre elles n'est consciente que je suis en fait à leur service. Regardez, sur cet écran, l'envers du décor. Ce sont les cuisines. Elles sont installées dans une ancienne mine - un vieux fou, au siècle dernier prétendait pouvoir y trouver des diamants ! -. Trois cents repas doivent être préparés chaque jour. La vedette part tous les soirs au ravitaillement à St Thomas pour ne revenir que le lendemain matin. Et là, c'est l'usine de dessalement de l'eau de mer, cinquante mètres-cube produits par jour, et ici, la salle des générateurs. Cette île est une véritable usine comme vous pouvez en juger.

Flo feint d'être captivée par toutes ces explications. Elle se demande pourquoi Monika l'a invitée pour lui raconter ses problèmes d'intendance.

- Mais je parle, je parle, dit Monika. Excusez-moi, et parlez-moi plutôt de vous.

S'en suit une discussion polie et pas très passionnante. De celle qui occupe les femmes oisives l'après-midi dans un salon de thé. Monika est souriante et d'humeur enjouée. Elle semble être ravie. Au fil de la conversation, Flo commence à comprendre l'objet de sa présence ici. En face d'elle, voilà une femme puissante, très riche, respectée, une femme qui a réussi l'exploit de faire de ses fantasmes un mode de vie au quotidien. Elle devrait pouvoir se payer tout ce qu'elle veut et pourtant il lui manque une chose capitale qui justifie sa présence : l'amitié tout simplement. C'est que dans le royaume doré qu'elle s'est elle-même forgé, elle souffre de solitude. Jouer à longueur de temps la femme hautaine et inaccessible doit finir par être lassant. En fait elle écoute de moins en moins Flo et finit par ne parler que d'elle, de sa vie de femme, de ses souvenirs, sans jamais évoquer l'île et son activité actuelle. Elle confie même son passé peu reluisant sur les trottoirs de Pigalle avant d'être repérée par une organisation spécialisée dans les putes de luxe. Pendant ce quasi-monologue, son attitude change, les traits de son visage s'affaissent légèrement, le son de sa voix, les intonations et les expressions utilisées cadrent de moins en moins avec le personnage du début. Comme si les fards imposés par son statut disparaissaient au profit d'un naturel qui ne demandait qu'à s'exprimer. Et tandis que le soleil décline lentement à l'horizon dans une véritable féerie de couleurs chaudes, Flo s'apprête à quitter l'appartement. Le regard humide de Monika à ce moment là l'émeut. Dans ce décor phantasmagorique baigné de cette lumière si particulière des derniers rayons d'un soleil tropical, Flo comprend soudain la grande détresse qui anime le coeur de la toute puissante Maîtresse. Plus tard, dans la soirée, en repensant à cet épisode, elle l'interprétera comme ayant été un moment de faiblesse, un coup de spleen. Elle regrettera de ne pas avoir pu profiter d'un enseignement privé avec la Grande Prêtresse du SM. Pendant tout ce temps, Samir est resté lové aux pieds de sa Maîtresse et Félicie s'est tenue debout, sans bouger, derrière elle.

 

Tous les convives sont déjà dans le salon quand Flo les rejoint.

- Où étais-tu passé, ma Chérie ? demande Angie en l'accostant dès le pas de la porte. Je t'ai cherché partout.

- Je me suis promenée.

Mensonge peut-être inconscient mais délibéré pour ne pas avoir à partager le secret de Monika.

- Tiens, viens voir la surprise qu'ils nous ont préparée. Ce soir, c'est plutôt culturel !

A l'extrémité du salon, posées sur des piédestals d'un mètre de haut, trois femmes nues posent, immobiles dans des positions particulièrement recherchées pour leur esthétique. Les corps sont enduits d'un baume brillant qui donne à leur peau une couleur sombre. Elles ne portent aucun accessoire et pas la moindre pilosité. Même leur crane est totalement rasé, à l'exception de l'une d'entre elles à qui il ne reste qu'une sorte de queue de cheval au sommet de la tête et dont les longs cheveux tressés en natte s'enroulent autour de son cou. Trois statuts humaines. Magnifique, du grand art signé par un grand photographe. Aux murs sont accrochées des photos du même auteur représentant d'autres poses et les oeuvres d'un autre artiste photographe, plus SM, mais tout aussi réussies. Flo a tout juste le temps de contempler le décor. Monika entre dans la salle. Elle semble plus belle et rayonnante que jamais, à tel point que l'assemblée applaudit son apparition. Elle ne porte pas une tenue d'inspiration SM, mais une magnifique robe de gala brodée de motifs en or ainsi qu'une parure de diamants étincelante. Très femme du monde, ce soir. Avec un large sourire, elle souhaite à chacun une bonne soirée et virevolte d'un groupe à l'autre. Quelle professionnelle ! se dit Flo.

L'entrée vient d'être servie. Caviar accompagné de pomme de terre à la vapeur. Un délice rare que Flo découvre avec gourmandise, d'autant que ce goût subtil lui rappelle quelque chose. Après un moment d'hésitation, la révélation : cela ressemble de façon incroyable au goût du sperme de Maxime !

Le pauvre, pendant ce temps, se satisfait de pomme de terre aussi, mais sous la forme d'un hachis parmentier.

A la fin du repas, Monika monte sur scène pour présenter le spectacle.

- Et voici pour nous ce soir, prêtés par le célèbre Jim Rose Circus, un numéro exceptionnel. Je vous présente David et Lolita !

Le rideau s'ouvre sur un couple particulièrement baraqué. L'un comme l'autre sont des armoires à glace tout en muscle. Après une introduction digne d'un concours de culturisme où ils exhibent vaillamment leurs biceps, triceps et quadriceps, dorsaux, adducteurs et pectoraux, telle une planche anatomique dans un cours de faculté, Lolita retire finalement le haut de son bikini. Deux magnifiques seins, fermes, ronds et volumineux apparaissent en pleine lumière. Les extrémités sont ornées d'anneaux assez large plantés à la base des l'aréoles. David se munit d'une corde qu'il fait passer dans les anneaux. Il noue les extrémités et commence à soulever lentement. Les seins se tendent vers le haut. La tension est telle que les tétons sont au niveau du nez. Puis, sans qu'elle se mette sur la pointe des pieds, son corps commence à se soulever du sol. Il lève encore Lolita qui reste droite et souriante. Lorsqu'elle est à cinquante centimètres du sol, elle fait sauter son string, dévoilant, non pas la dernière partie encore cachée de son corps, mais un autre string percé sur le devant. Le poing de l'autre main de David se ferme alors et l'index se tend. Il plie sont bras et enfonce le doigt dressé dans la vulve de sa partenaire par le trou prévu à cet effet. Et tout naturellement, il continue à la soulever, mais cette fois utilisant l'entre-jambe comme point d'appui. Au fur et à mesure qu'elle monte encore, ses seins, moins sollicités, redescendent. Grâce à la puissance d'un seul bras, il réussit à la hisser au-dessus de sa tête, bras tendus et elle, jambes écartées pour conserver l'équilibre. Ils restent quelques secondes immobiles dans cette position puis il marche un peu avant qu'il ne l'éjecte d'une secousse suffisante pour qu'elle puisse se dégager en réalisant un saut périlleux. Elle se rétablit au sol et sous les applaudissements, ils viennent saluer. Puis elle tourne le dos au public et se met face à son partenaire. Le dernier string tombe à terre, puis le slip de David suit le même chemin. Ce qui se passe entre eux n'est pas visible de la salle, Lolita faisant écran. Et lentement son corps glisse vers le devant de la scène, ses jambes tendues passent entre celles, écartées, de David. Avec l'angle qu'elle forme maintenant par rapport au sol, elle aurait dû tomber, mais elle est retenue par la corde de ses seins que David tient fermement. Puis ses jambes quittent le sol. Elle est pratiquement à l'horizontale quand on découvre par quoi elle tient. Les lèvres de son sexe, équipées d'anneaux elles aussi, sont reliées par un lien serré aux bourses de David juste au-dessus des testicules. Les deux sexes sont tendus l'un vers l'autre. David passe la corde en ses dents et tandis que Lolita, la tête renversée, se permet un large sourire et une sorte de révérence, il lève les bras au ciel en signe de victoire avant de tourner sur place plusieurs fois avec son lourd fardeau entre les jambes. Dans le numéro suivant, David se munit de deux très longues aiguilles. Debout, Lolita baisse la tête, à mettre son menton entre ses seins. David commence alors à transpercer le gras du sein droit à l'horizontal. Lorsque l'extrémité pointue apparaît de l'autre côté, il soulève le sein de façon à ce que l'aiguille soit au niveau de la joue. Il continue sa pression. L'aiguille apparaît dans la bouche grande ouverte puis force la chair de la joue opposée. Enfin, poursuivant son chemin, elle traverse le sein gauche jusqu'à surgir en face. Les mamelles et la bouche sont devenues ainsi solidaires. Lolita s'allonge sur le sol. Ses chevilles se trouvent reliées par une corde qui rejoint un mécanisme au plafond. Ses jambes se soulèvent formant un angle droit avec le reste du corps et dévoilant à l'assistance une très belle paire de fesses. A genoux, David entreprend de faire glisser la seconde aiguille au travers d'une partie charnue d'une première fesse, puis, tirant sur les lèvres vaginales, les transperce à leur tour et attaque le lobe opposé de la même façon. Les jambes de Lolita redescendent, elle se lève, la tête toujours penchée et immobilisée. A petits pas, elle exhibe le résultat obtenu par ces deux tiges métalliques, l'une devant, l'autre derrière, avant qu'elle ne se libère elle même en tirant sur les aiguilles dans le sens inverse. C'est David qui clôt le spectacle. Il monte sur une table et s'accroupit au dessus d'un verre rempli d'eau colorée en rouge. Son sexe plonge dans le liquide. Pour cet exercice de yoga qui demande beaucoup de concentration et de maîtrise, il sollicite le silence absolu. Après quelques instants de méditation, il devient très nettement visible que le niveau baisse dans le verre. David réussit à aspirer le contenu, forçant ses voies naturelles à marcher à l'envers. Quand le verre est pratiquement vide, il accepte les ovations d'usage et se place de profil à une extrémité de la scène, tenant son sexe dans la main. Lolita rejoint l'autre extrémité et maintient au niveau de sa poitrine une sorte de cible recouverte d'un buvard blanc. Tous les muscles de David se tendent, et au moment où il pousse un cri féroce, une giclée rouge est expulsée de sa bite et finit sa course parabolique en plein dans le mille.

Le rideau se ferme, Monika remercie les artistes pour ce spectacle hors du commun et poursuit :

- La soirée n'est pas terminée, je vous propose maintenant un exercice d'un genre nouveau. Comme vous le savez, Félicie, ma soubrette, a fauté hier soir. Les circonstances ont voulu qu'elle n'a pas encore été punie pour cet outrage. Mais cela va être réparé maintenant grâce à votre concours. Nous allons assister à une séance d'autopunition qu'elle devra exécuter devant nous en suivant les ordres que vous allez lui donner. De façon à éviter toute confusion, vous me transmettrez par écrit vos idées de supplices sur des feuillets et j'ordonnerai les meilleures. A la fin, un de ces papiers sera tiré au sort et l'heureux vainqueur se verra offrir Félicie pour le reste de la nuit.

Le rideau s'ouvre à nouveau. Félicie est debout, nue au milieu de la scène et toute la panoplie des accessoires est posée sur une table. Chaque convive dispose d'un carnet et d'un crayon pour y inscrire son idée. Monika, qui est restée sur la scène près de l'esclavette reçoit la première feuille.

- A genoux, chienne ! Prend cette cravache et frappe toi dix coups sur chaque fesse en comptant à voix haute.

Félicie obtempère et vingt claquements viennent marquer ses lobes blancs.

- Maintenant, tire et maltraite bien tes tétasses jusqu'à ce qu'elles deviennent rouge.

La soubrette pince avec bonne volonté la pointe de ses seins, dont les bourgeons raidissent et se colorent progressivement. Elle tire sur les anneaux en tournant jusqu'à faire un tour complet.

- A plat ventre, fait le tour de la scène en rampant.

Une fois l'ordre exécuté, Félicie reprend sa position à genoux, face au public.

- Retourne-toi, maintenant, penche toi en avant et écarte bien les fesses avec tes mains que tout le monde puisse admirer ton si joli petrus... C'est bien, encore un peu, écarte plus !

Monika continue à recevoir des papiers de suggestions, mais beaucoup ne sont pas transmises.

- Prend maintenant ces pinces et ces poids, place les sur tes nibards et ton mille feuilles. Ensuite, à quatre pattes, fait encore un tour de scène.

Durant le parcours, les poids balancent sous son ventre, malmenant les chairs dans tous les sens. Les pinces heurtent les anneaux dans une curieuse mélodie métallique. Monika ne peut résister à la tentation et l'encourage de son fouet tel un dompteur sur la piste d'un cirque. En cherchant à éviter la morsure du cuir, Félicie se dandine lamentablement, augmentant l'humiliation de sa situation. Le résultat est à ce point cocasse qu'elle se voit obligée à trottiner un tour supplémentaire. Enfin, Monika décrypte un nouveau papier.

- Voilà qui est intéressant ! Maintenant, ma Chérie, tu vas prendre ce gode, t'agenouiller dessus et t'empaler à fond. Ensuite, tu montreras à tout le monde comment ton fondement est bien rempli, tu retireras le gode, le lécheras soigneusement avant de te le remettre de la même façon. Allez, va !

Sans trop se presser, elle vient prendre l'ustensile de son prochain tourment. Elle s'accroupit et le met en place à l'entrée de son orifice. Lentement, elle descend dessus jusqu'à ce que ses fesses touchent le sol. Elle se relève, penchée dos au public qui découvre sa fente largement déformée par l'objet intrus dont seule l'extrémité rouge est visible. Dans la même position, elle le tire ensuite d'une main et le dégage du tréfonds de son anatomie. Elle le passe sur ses lèvres et sa langue d'une façon plutôt sensuelle avant de se l'enfoncer à nouveau, mais cette fois debout, les jambes écartées et les fesses bien en face de son public. Durant toute cette pénitence, les poids accrochés à ses lèvres distendues donnaient encore plus de volume à l'exhibition. Puis elle s'assoit par terre, le dos droit comme maintenu par son pal, dans l'attente de l'ordre suivant qui ne tarde pas.

- Tu vas maintenant te cravacher les mamelles suffisamment fort et jusqu'à ce que tu réussisses à éjecter les pinces qui y sont placées.

Pas si facile. Félicie commence mollement, pour voir. Elle essaye même de tricher un peu en tentant de pousser les mords avec la pointe de la cravache. Mais ils sont bien serrés et elle doit frapper plus fort encore de façon à bien faire balancer les poids qui ne se gênent pas pour s'élancer dans tous les sens. Cette fois, la punie commence vraiment à souffrir. Non seulement le geste pour manier la cravache est fatiguant, mais les résultats se font attendre, tandis que l'épiderme se marque de nombreuses traînées rouges. Ce n'est qu'après plus de cinq minutes que la pince du sein droit lâche enfin, le poids éjecté à l'autre bout de la scène. Mais la puissance du bras droit fléchit. Elle change de main et attaque l'autre côté avec autant de force que de maladresse. La pince gauche finit par sauter aussi, mais dans un cri de douleur. La coulée de sang qui apparaît au sommet du sein et jusque sur le ventre témoigne d'une coupure sans doute profonde. Le sourire forcé que Félicie arborait jusqu'à présent c'est transformé en un rictus de souffrance. Monika vient s'assurer de l'étendue des dégâts pour conclure que cela ne justifie pas l'arrêt de la séance.

- Tu vois ma Chérie, quand on est pas sage, ce qui arrive. Allez, pour finir, tu vas faire un tour sur la balançoire.

Un fin câble d'acier descend un plafond en formant une boucle. Quand il est à la hauteur du ventre de Félicie, elle l'enjambe. Le câble passe dans son sexe et la raie des fesses. Il remonte jusqu'à ce qu'elle ne touche plus le sol de ses pieds. Tout le poids de son corps est posé sur le maigre filin qui s'enfonce dans ses parties intimes.

- Balance-toi ! s'écrie Monika.

D'un coup de rein, elle entame son mouvement pendulaire d'avant en arrière. Elle essaye de garder l'équilibre en tenant le câble devant-elle. A chaque mouvement, il pénètre encore plus en elle, lui coupant les chairs du périnée et de l'anus. Quand enfin Monika commande l'atterrissage, du sang coule aussi le long des cuisses. Le frottement du câble sur le sang de son ventre l'a totalement barbouillé. Sur la blancheur nacrée de sa peau, ces marques rouges sont d'un effet saisissant pour lequel personne est insensible. Considérant la séance terminée, Félicie, décomposée, trouve la force de s'approcher du bord de la scène et salue l'assemblée qui n'hésite pas un instant à applaudir, malgré le regard noir de Monika. C'est bien la première fois qu'on ovationne une esclave punie !

Le rideau se referme. Félicie disparaît sans doute pour panser ses plaies. Monika a rassemblé tous les papiers dans un panier et s'apprête à tirer au sort.

- Le vainqueur est ... Maîtresse Hellène !

 

Maxime, en compagnie du reste du troupeau d'esclave, vient de terminer la répétition du spectacle prévu pour la dernière soirée. Il trouve tout ceci un peu grotesque et d'un intérêt très limité, sans compter que les qualités scéniques des participants sont plutôt nulles. Le thème du spectacle est une orgie romaine, avec un semblant d'intrigue et quelques rôles de composition. Mais le résultat est plutôt navrant et Maxime espère que la soirée ne se limitera pas à cette niaiserie. Il va maintenant passer sa première nuit d'esclave. Pour l'instant, après avoir été rassemblés dans la salle d'inspection pour se débarrasser des différents éléments de leurs costumes, ils prennent une douche froide. Puis ils retournent dans la salle d'inspection, s'alignent face au mur, penchés en avant et jambes écartées, prêts pour la revue de détails. Alma chemine lentement le long de ces croupes tendues, une règle en fer en main. L'un après l'autre subit l'auscultation de ses parties intimes pour en vérifier la propreté. L'extrémité de la règle n'hésite pas s'insinuer dans les replis, écarter les chairs et forcer le passage. Elle n'hésite pas non plus à marquer des cuisses ou des fesses récalcitrantes. Habituellement, après ce contrôle, les esclaves rejoignent le dortoir. Mais cette fois, Alma en décide autrement. Rapidement et l'une après l'autre, elle attrape par le bras les quatres femelles et les force à se mettre à genoux devant un mâle. Seuls le petit vieux et le grand Noir se retrouvent sans visage devant leur ventre. Qu'à cela ne tienne, sans ménagement, Alma empoigne le petit pour le mettre devant le grand. Et l'ordre est donné : avant de se coucher, elles doivent tailler la pipe qui se trouve en face d'elles. Et ceci est valable aussi pour le dernier couple, aussi incongru qu'il puisse être. Et sous les coups de cravache qui pleuvent sur les épaules des malheureuses, chacune gobe le sexe de l'autre et s'évertue à en obtenir la raideur nécessaire. Maxime, qui trouve la bouche de la 104 assez confortable, se laisse aller à cette jouissance impromptue et ne tarde pas à lui rendre hommage. C'est plutôt soulagé qu'il rejoint sa couche.

 

A travers le jardin, la grosse Hellène tire sur la laisse de Félicie pour la conduire à son bungalow. Profitant que cette dernière soit nue et sans chaussure, elle en profite pour passer à travers les massifs de bougainvillées dont les épines acérées griffent profondément la peau nacrée de la malheureuse. La pénombre ne lui permet pas d'éviter les ronces et si elle se permet le moindre temps d'hésitation, c'est pour sentir immédiatement une rude secousse dans son cou. Elle trébuche à un moment, essaye de se rattraper et s'ouvre profondément la main sur une écharde avant de s'affaler par terre. La grosse tire alors de toute ses forces, à l'étrangler. Presque à bout de souffle, elle réussit à se relever, gémit et supplie. Mais la grosse n'a cure de ses jérémiades et poursuit son chemin. Heureusement, sa chambre n'est plus qu'à quelques pas. Alma les attend devant la porte.

- Bonsoir, dit-elle, toutes mes félicitations. Amusez-vous bien avec cette chienne et n'ayez pas peur, elle sait subir ce qu'il y a de pire. Tenez, j'ai aussi quelque chose pour vous. Prenez donc une de ces dragées. Vous vous sentirez vraiment plus décontractée.

Elle disparaît dans la nuit. A peine entrée, Hellène jette Félicie en travers du lit et rapidement l'immobilise avec quatre menottes métalliques accrochées aux montants. Les bras en croix, les jambes écartées et la tête en arrière au-dessus du vide, Félicie tente de lui faire comprendre que la blessure qu'elle a à la main et les égratignures qui lui couvrent le corps méritent quelques soins. Les plantes tropicales sont pratiquement toutes toxiques. Les avaler peut être mortel et certaines blessures occasionnées à leur contact peuvent avoir des conséquences graves.

 

Pendant ce temps, dans le grand salon, la soirée traîne en longueur. Chacun, un verre à la main, discute posément. Monika s'apprête à filer à l'anglaise quand Alma apparaît et propose une partie de poker. Monika, qui a une passion pour les jeux de cartes se laisse facilement convaincre de s'attabler.

 

Pour la faire taire, la grosse lui serre un bâillon sur la bouche. Moment de repos. Hellène hésite sur la suite des opérations. Elle ne possède pas beaucoup de matériel chez elle, alors, elle doit improviser. Elle sort à nouveau et se débrouille pour revenir avec une longue branche de rosier pleine de piquants. Au cours de sa cueillette, elle s'est piquée au doigt et saigne un peu. Cet incident a augmenté son état d'excitation tout en aiguisant les ressentiments qu'elle éprouve pour sa captive, jeune, belle et mince. Pendant cette attente, Félicie reprend son souffle. Malgré la position dans laquelle elle se trouve, et l'entrave dans sa bouche, elle essaye de crier au secours. Un mauvais pressentiment l'habite. Elle lance des regards affolés vers le plafond à l'endroit où est dissimulée la caméra de surveillance. Hellène réapparaît, hors d'haleine. Elle fonce sur le corps gisant et commence à le frapper de toutes ses force avec la badine hérissée. Les épines lacèrent la peau du ventre et de la poitrine. De longues traînées rouges et saignantes jaillissent après chaque coup. Félicie sursaute à chaque fois. Le lit est littéralement soulevé par les ruades involontaires. Au bout de dix minutes de ce traitement, toute la face antérieure du corps de Félicie n'est plus qu'une masse difforme. Une mare de sang s'est répandue sur le couvre-lit. La grosse s'arrête enfin, ruisselante sous l'effort. Les yeux injectés, le sourire haineux, elle contemple son oeuvre malsaine et en éprouve un profond plaisir. Elle passe ses mains sur les seins, enduit ses doigts du sang de sa victime, palpe et malaxe ce qui reste des tétons. Félicie s'évanouit sous la douleur.

Monika vient d'abattre un carré de roi. La partie tourne en sa faveur. Elle est en veine ce soir.

Hellène feint de ne pas s'être aperçue du malaise de l'esclavette. Elle passe la main sur le sexe de cette dernière, écarte les lèvres, titille le clito. Elle enfonce son index boudiné profondément dans le vagin, puis deux et trois doigts. Finalement, elle y passe tous les doigts sans en retirer les bagues et force le passage brusquement, dilatant au maximum les muscles de la vulve. Sa main entière est maintenant à l'intérieur. A cause de cette nouvelle douleur, Félicie se réveille. Elle gigote comme elle peut dans ses liens serrés. La grosse farfouille sans ménagement à l'intérieur de son ventre. Les multiples bagues griffent et déchirent les muqueuses internes. Du sang coule maintenant du cloaque béant.

Il est tard. Monika n'aime pas veiller trop longtemps. En maîtresse de maison qui respecte ses invités, elle a volontairement reperdu tout ce qu'elle avait gagné au poker. Elle s'excuse auprès de ses partenaires et rejoint son appartement. Elle est fatiguée. En entrant dans la chambre, elle jette un coup d'oeil par habitude aux écrans de contrôle. L'un d'entre eux retient son attention. Elle s'approche. Félicie ! Elle l'avait complètement oubliée celle-la ! Elle scrute l'écran, manipule quelques touches pour élargir le champ. Elle devient blême, son coeur palpite devant ce qu'elle voit. Le corps de sa soubrette bien-aimée couverte de sang, Et la grosse qui est en train de chevaucher comme une dingue le visage de la malheureuse. STOP ! hurle-t-elle. Elle téléphone à Alma. Lui dit de la rejoindre immédiatement dans le bungalow avec deux hommes bien musclés. Elle panique, elle sent que quelque chose de grave est en train de se produire. Elle saute dans l'ascenseur qui lui semble être d'une lenteur effarante. Elle court dans le jardin et défonce pratiquement la porte du bungalow. Elle se rue sur Hellène qui, en complète transe, n'a rien entendu et qui se fait désarçonner sans difficulté avant de s'étaler au sol dans un bruit mou. Alma, suivie de deux esclaves entre à son tour. D'un signe, les deux hommes s'emparent de la grosse et la maintiennent assise dans un fauteuil. Elle ne réagit pas, se laisse faire, hagarde. Monika et Alma s'approchent de Félicie. Elle est évanouie. Elles la détachent et essayent de l'installer plus confortablement. Félicie respire lentement en émettant un râle guttural profond et angoissant. Un flot important de sang s'échappe de son sexe. Alma court vers la salle de bains et revient avec toutes les serviettes possibles. Elles commencent à tamponner les plaies du ventre et de la poitrine pour se rendre compte de l'étendue des dégâts. Mais, c'est l'hémorragie interne qui les préoccupe le plus. Que faire ? Mettre un tampon. Monika envoie l'un des esclave courir chercher une boite de tampons et la trousse de première urgence. Mais soudain, Alma montre à Monika quelque chose de plus terrifiant encore. L'oreiller sur lequel repose la tête de Félicie s'auréole d'une large tache de sang. Délicatement, elles soulèvent la tête. Le cuir chevelu est entaillé juste au-dessus de la nuque. Le sang coule par cette blessure, mais l'hématome qui s'élargit vers l'occiput et la partie postérieure du cou est plus alarmant. Dans son inconscience, Félicie gémit. L'esclave revient avec le nécessaire. Monika enfonce un tampon dans le vagin.

- On ne peut pas la laisser là, dit-elle, on va la transporter chez moi.

Les deux esclaves s'en chargent. Monika les suit. Alma reste pour surveiller la grosse qui n'a pas bougé et reste prostrée, les yeux fixés sur le dallage. Aussitôt arrivée dans son appartement, Monika téléphone à un ami médecin de St Thomas. Il convient de l'urgence de la situation. Mais il fait nuit. Le seul moyen de rejoindre l'île rapidement est d'affréter un hélicoptère. Ce qui est fait dans la minute qui suit. Alma a rejoint Monika. La grosse est aux arrêts dans sa chambre. Elles tentent de soulager comme elles peuvent la souffrance de la soubrette. Son teint, naturellement pâle, devient livide, nacré de bleu. Elle ne réagit à rien. Sa respiration devient plus lourde et hésitante. Le tampon est changé toutes les deux minutes sans conjurer pour autant le flot incessant qui vide les entrailles. L'hélicoptère s'approche. La seule surface plane suffisamment dégagée de l'île est le toit de l'appartement. A peine posé, le médecin saute sur la dalle et descend dans la pièce par une échelle aménagée dans une trappe du plafond. Il examine la blessée et diagnostique rapidement deux blessures sérieuses : l'hémorragie interne au ventre et un traumatisme crânien causé par les chocs répétés contre l'armature du lit et qui nécessite une radio pour en connaître la gravité.

- Il faut l'emmener à l'hôpital d'urgence, dit-il. Mais pas dans cet hélico. Il en faut un spécialement aménagé pour les évacuations sanitaires.

Monika se précipite sur le téléphone. Pas si simple de remuer l'administration et d'obtenir les autorisations nécessaires en plein milieu de la nuit. Ce n'est seulement qu'une heure plus tard que l'hélicoptère décolle de sa base. Pendant ce temps, l'autre est reparti, libérant le toit. Félicie vient de s'arrêter de respirer. Massage cardiaque, bouche à bouche. Son coeur repart. Le médecin lui fait une injection. On entend au loin l'hélico. La respiration et le coeur s'arrêtent à nouveau. Par les baies vitrées, on aperçoit des phares s'approcher dans la nuit noire. Bouche à bouche, massage cardiaque. Monika pleure, supplie Félicie de se réveiller. Le vacarme des pales de l'hélice devient très net. Il amorce son atterrissage. Félicie a un hoquet. Du sang sort de sa bouche. Le bruit de la turbine décroît, deux infirmiers et un autre médecin passent la trappe. L'agitation devient frénétique autour de Félicie. Mais les gestes professionnels qui s'acharnent sur son corps deviennent inutiles. Un dernier sursaut de vie tétanise tous les muscles. Un dernier souffle meure sur ses lèvres. Les paupières s'ouvrent pour la dernière fois sur le vert doux et cristallin de ses pupilles.

 

FIN DU QUATRIEME JOUR

 

 

CINQUIEME JOUR

 

Dans le grand salon, les petits déjeuner sont servis. Il y règne une ambiance bizarre. Les discussions vont bon train, mais à voix basse. Tout le monde a bien entendu le remue-ménage de la nuit et l'intervention des hélicoptères. Mais personne ne sait exactement ce qui se passe. De plus, le décor n'affiche plus les charmantes et excitantes petites attentions qui accueillaient les invités les jours précédents. La présence d'un policier en uniforme à l'entrée confirme le malaise. Malgré les démarches de certains pour aller aux nouvelles, aucune information n'a été donnée. Deux éléments seulement alimentent plusieurs hypothèses sans qu'elles puissent être confirmées : les hélicoptères de la nuit et la vedette de la police amarrée au ponton. Soudain quelqu'un s'écrie :

- Venez voir !

Ils se dirigent tous vers les fenêtres qui dominent la mer. En contrebas, chacun aperçoit la grosse Hellène encadrée par deux policiers, les menottes aux mains. Ils marchent sur le sentier en direction du bateau. Suprême humiliation pour celle qui se prétendait être la plus dominatrice de tous. On peut dire qu'elle a repris du poil de la bête. Elle hurle qu'on la lâche, elle gesticule dans tous les sens. Les policiers ont bien du mal à la maintenir. Elle crie qu'elle leur fera payer cher cette infamie. Elle réclame un avocat, demande de quoi on l'accuse. Un faux pas, elle trébuche, perd l'équilibre. Les deux hommes, qui pèsent à eux deux moins que leur prisonnière se font entraîner, les fers en l'air, emmêlés dans un nuage de poussière. Chacun s'interroge. L'arrestation d'Hellène est un troisième élément. Le rapport avec Félicie est ensuite vite fait, sans pour autant supposer le pire.

Les esclaves stagiaires sont au réfectoire. Ils ont vaguement entendu du bruit cette nuit. Mais rien d'autre ne peut les inciter à imaginer quoi que ce soit.

Monika est assise dans un fauteuil. Félicie gît encore derrière elle sur le lit, le corps recouvert d'un drap. Elle renifle sans arrêt, répond mollement aux questions que lui pose le Lieutenant de police. Elle a déjà tout dit. La culpabilité d'Hellène est démontrée par l'enregistrement vidéo. Elle se demande pourquoi on ne la laisse pas en paix maintenant, seule avec son chagrin.

Alma s'est occupée de tout après ces dramatiques événements. En conciliabule avec le médecin appelé par Monika, ils se sont vite rendus compte de l'impossibilité d'étouffer cet accident. Trop de témoins désormais. Le second médecin, les infirmiers et les pilotes. Il fallait prévenir la police. Les conséquences vont être terribles. La responsabilité de Monika sera surement engagée en temps que propriétaire des lieux et directrice de l'établissement. Alma n'est vraiment pas optimiste pour la suite des événements. Quand elle rencontre le Lieutenant, petit homme rond et dégarni, elle réussit cependant à l'amadouer et lui fait promettre un rapide classement du dossier en échange d'une substantielle enveloppe. Mais Alma n'est pas rassurée pour autant. Il faudra convaincre également l'Attorney général, et ça sera beaucoup plus difficile. Sans compter qu'au cours du procès de Hellène, Monika et elle-même seront sans doute appelées comme témoins et que le juge ne se satisfera peut-être pas d'une enquête bâclée.

Monika est enfin seule. En se retournant, elle voit Félicie debout dans sa position habituelle. Mirage. Elle s'approche du corps inerte, touche le cadavre froid du bout des doigts et pleure. Félicie, ma bien-aimée, tu étais la seule que j'aimais vraiment, d'un amour total et passionné. Où sont ta peau si douce, ton visage angélique, ta sensualité si provocante ?

Il est presque onze heures. Personne n'a été autorisé à quitter le grand salon. Par la fenêtre, on voit au loin la grosse Hellène continuer à gesticuler et vociférer sur le pont de la vedette, attachée par les mains à une barre métallique. Deux policiers apparaissent, portant un brancard sur lequel on devine une forme humaine malgré le drap qui la recouvre. Une légère brise en soulève soudain un pan. Félicie. Quatrième élément. Tout le monde a maintenant compris. Quelques minutes plus tard, le bateau appareille. Alma entre dans le salon.

- Mesdames et Messieurs, des événements tragiques se sont déroulés cette nuit. Nous ne sommes plus en mesure de continuer le stage pour l'instant. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent récupérer leur esclave. Les cellules sont à votre disposition. Une collation vous sera offerte à treize heures et nous nous retrouverons pour le dîner ce soir.

Les questions fusent de toutes parts. Les plus pingres demandent un remboursement. Les plus anxieux demandent à quitter l'île immédiatement. Alma coupe court à toute discussion. Elle quitte la salle en promettant que toutes les réponses seront données ce soir. Flo n'attend pas une seconde de plus et part rejoindre Maxime dans son quartier. Elle le retrouve allongé sur la paillasse qu'elle occupait deux jours auparavant. Rapidement elle l'entraîne hors du dortoir et ils s'enferment dans une cellule. Ils s'étreignent longuement, comme pour chasser le cauchemar qui les entoure. Elle lui raconte ce qui se passe. Maxime est très affecté. Il avait juste un peu connu Félicie, mais suffisamment pour reconnaître qu'une femme aussi belle et désirable ne devait pas mourir dans de si funestes circonstances et de la faute d'une aussi grotesque mégère. Ils s'allongent par terre. Flo se frotte contre lui et enfonce son visage dans le creux de son cou. L'odeur amicale l'apaise. Ils ne bougent pas, savourent ce délicieux moment où leur amour palpite à l'unisson. La matinée a été éprouvante. Cette attente, l'angoisse que quelque chose de grave était arrivé sans savoir quoi. Elle se repose contre l'homme qu'elle aime. Elle est bien et voudrait que ce tendre moment dure éternellement. Mais Maxime lui caresse doucement le dos et les fesses et ses doigts provoquent l'effet magique de ranimer sa libido. Elle l'embrasse, gobe sa bouche comme elle le ferait d'une pêche bien mûre et juteuse. Avec ses pieds, elle écarte les jambes de Maxime pour mieux sentir son sexe gonfler contre le sien.

- C'est sans doute les dernières heures qu'on passe ici, dit-elle. Dommage, j'ai adoré cet endroit et je dois te remercier de m'y avoir emmenée. Je te propose d'en profiter encore une dernière fois.

Elle se lève, les jambes tendues au dessus du ventre de Maxime. D'un geste elle retire son chemisier. L'anneau d'or sur son sein gauche brille sous les spots. Ils auraient pu aller dans leur chambre, mais c'est dans cette pièce qu'ils avaient connu les plus grandes jouissances et c'est ici qu'ils voulaient conclure ce séjour. Maxime se lève à son tour et s'approche d'elle. Il lui retire sa jupe et sa culotte, passe une main sur le sexe dont les poils commencent tout juste à repousser et qui donnent l'impression de caresser du papier de verre. Flo se tourne vers le coin où sont rangés tous les accessoires. Elle lui tend une longue cape noire, un slip percé sur le devant et une sorte d'harnachement formée de courroies en cuir cloutées qui se croisent dans le dos et sur la poitrine. C'est un minimum de mise en scène pour donner à Maxime l'allure d'un puissant dominateur. Pourtant, c'est elle qui va dominer la séance. Malgré son accoutrement, il sera l'esclave de son plaisir à elle. Puis elle s'allonge sur une table, les fesses juste au bord. Elle replie les jambes sur son ventre et demande à Maxime de lui attacher les chevilles à l'aide d'une corde qu'il doit ensuite accrocher à un anneau au plafond. Une autre corde passe sous la table et l'immobilise au niveau des genoux et enfin une dernière passe sous les seins pour garantir une totale immobilité du corps. Le cul ainsi relevé, tendu et bien rond, offert sans réserve, la chatte débordante des cuisses serrées et l'anus dégagé honorent la femme dans ce qu'elle a de plus beau, de plus excitant. Flo ordonne, Maxime exécute. Il prend un martinet et caresse les fesses et la vulve doucement, laissant traîner les extrémités des lanières de cuir sur la peau. Flo ferme les yeux et se concentre sur ces douces sensations qui lui nouent progressivement le ventre dans une douleur suave et lancinante. Qu'il est bon d'être contrainte à subir de si délicieux tourments. De ses mains restées libres, elle se caresse en même temps les seins. Elle lui demande ensuite de chauffer ses fesses avec le martinet. D'abord doucement, puis plus vite et plus fort, il lance les lanières sur les belles formes rebondies qui se colorent progressivement. Dans ses liens, Flo se tortille sans chercher à éviter les coups. Elle gémit de plaisir. Après plusieurs minutes, elle lui demande de lui détacher les jambes et d'accrocher ses chevilles au plafond de façon à ce que ses cuisses soient maintenant largement ouvertes. Elle lui ordonne alors d'attaquer son sexe et son ventre sans retenue. L'épiderme réagit vite, tout comme la jouissance qui enfle dans ses entrailles. L'excitation de Flo est d'une intensité violente. Elle en veut plus encore et lui demande de changer d'accessoire, de prendre une badine très fine et cinglante et de lui appliquer toutes les dix secondes un violent coup ciblé sur la fente de son sexe. Chaque fois que le bras de Maxime s'abat, c'est une formidable décharge qui envahit le corps de Flo. Tous ses muscles se tétanisent et à chaque fois un orgasme montre le bout de son nez. Un plaisir orgastique toutes les dix secondes. Flo est déconnectée de la réalité. Maxime s'en aperçoit et se rend compte qu'elle n'est plus en mesure de continuer à diriger la séance. Il prend le relais. Cette croupe et cette vulve chauffées à blanc n'attendent plus que lui. Et son propre sexe, bandé à l'extrême depuis un bout de temps s'impatiente lui aussi d'avoir son dû. Il pénètre dans la cramouille avec tant de facilité que cela en est presque sans intérêt. Mais il en profite pour bien imbiber sa queue du lubrifiant naturel et abondant puis vise la rosette étoilée juste en dessous. D'un simple coup de rein il force l'étroit passage qui se dilate sans contrainte en signe de bienvenue. Maxime s'immobilise dans le conduit chaud et accueillant. Flo s'est réveillée est découvre avec délice cette incursion. Et tandis que Maxime trombone à tout va, elle se laisse aller à déguster la lame de fond qui l'envahit et déborde au moment où Maxime y apporte sa contribution liquide.

 

Monika et Alma sont seules. Même Samir a été congédié. Monika se sent mal. Elle n'arrive pas à accepter les faits. La mort de Félicie, c'est plus qu'un cauchemar, c'est un pan entier de sa vie qui disparaît. Elle ne peut s'empêcher de penser qu'elle est responsable de sa mort, qu'elle a fait une terrible erreur en la laissant dans les mains de cette folle Hellène. Jamais elle ne se le pardonnera, c'est comme si elle avait assassiné elle-même la personne qu'elle aimait le plus au monde. Alma ne la réconforte qu'à moitié. Si elle essaye d'apaiser sa souffrance morale, elle lui fait part de ses grandes inquiétudes pour l'avenir de Sombrera. Selon elle, il faut tout abandonner, quitter la région et se faire oublier un moment. Monika ne l'écoute pas vraiment pendant qu'elle lui argumente ses craintes. Son profond chagrin ne lui permet pas de maîtriser son cerveau qui reste obnubilé par l'image de Félicie martyrisée. Insidieusement, Alma découvre une brèche dans la psychologie de Monika. Cela lui donne une idée diabolique qu'elle n'a plus qu'à exploiter judicieusement.

Dans le salon, un grand buffet a été dressé. Maîtres et esclaves sont réunis et vont partager leur premier repas en commun depuis leur arrivée. Seul dans un coin, le petit vieux est tout recroquevillé. Il ne comprend pas ce qui est arrivé à sa femme. Il se refuse d'accepter l'aide que certains lui proposent et préfère rester à l'écart, seul avec son désespoir. Comme il n'y a plus de programme défini, chacun va disposer de l'après-midi à sa guise. Après le déjeuner, Flo et Maxime optent pour la plage. Tant qu'à faire, autant s'assurer un joli bronzage.

 

Alma insiste gentiment.

- Je vous en conjure, Monika, dit-elle d'une voix douce, c'est une excellente solution. Je suis sûre qu'au fond de vous-même vous savez que cette épreuve sera bénéfique pour vous et apaisera les affreux tourments qui vous habitent.

L'après-midi est déjà bien avancée. Monika est au bout du rouleau et se laisse convaincre. En fait, elle est même persuadée qu'Alma a raison et que son idée est vraiment excellente. De toute façon, elle doit réagir, et le plus vite sera le mieux. Elle hésite une dernière fois et finalement dit :

- D'accord, mais j'aimerais que mon amie Flo soit présente. Je suis sûre qu'elle m'aidera. Allez la chercher et amenez là.

A priori cette requête ne plaît pas à Alma. Elle y réfléchit et finalement pense que cela ne changera pas grand chose à son plan. Dix minutes plus tard, elle revient en compagnie de Flo. En chemin elle lui a expliqué la situation.

- Bien, dit Monika, alors allons-y puisqu'il le faut.

En sortant de l'appartement, Flo s'aperçoit que le soleil est déjà bas à l'horizon. Elle ne sait pas quelle heure il est au juste, mais la nuit ne va pas tarder. Docilement, elle suit les deux femmes à travers l'île jusqu'à l'entrée d'une grotte. Flo sait que le terrain est truffé de galeries. Le souterrain est éclairé par des ampoules disposées régulièrement. Toutes trois progressent dans le tunnel. Flo remarque ne nombreux embranchements et devine que les galeries doivent constituer tout un réseau. Un frisson lui parcourt l'échine à la pensée qu'elle se trouve dans un véritable labyrinthe. Finalement elles pénètrent dans une salle creusée dans le roc, assez spacieuse. Le décor est familier. On y trouve tout l'arsenal d'un donjon bien équipé. L'atmosphère est oppressante, Flo n'est pas à son aise. Elle sait pourquoi elle est ici, du moins elle croit le savoir, si Alma lui a tout dit. Monika se tourne vers elle et lui prend les mains.

- Voilà, Chère amie, le moment est venu. Je sais que je dois le faire, après ça ira mieux.

Elle a les larmes aux yeux et maîtrise tout juste un sanglot qui pointe à ses lèvres. Elle se déshabille. Alma l'aide à s'installer sur la croix de Saint-André. Ses poignets et ses chevilles prennent place dans les bracelets fixés au bois. Une corde plaque son ventre contre la croix. Enfin, Alma lui passe un bandeau sur les yeux. On attend. Flo se demande pourquoi, mais n'ose intervenir. Alma la dévisage et lui sourit.

- Ça va pas ? lui demande-t-elle. Tenez, prenez donc une de ces dragées, cela vous calmera.

Puis elle écarte une tenture de velours rouge et allume un écran de contrôle. Elle manipule quelques boutons. Et finalement décrète :

- Ça y est, on peut y aller.

 

Dans le grand salon, Maître et esclaves sont réunis pour le dîner. C'est le moment de passer à table. Maxime s'inquiète de l'absence de Flo depuis qu'Alma est venue la chercher dans leur bungalow il y a une heure déjà. Sans doute est-elle en train de remonter le moral de Monika. Les convives prennent place autour de deux grandes tables installées pour la circonstance. Quand tout le monde est bien assis et qu'il règne un silence à peine troublé par quelques chuchotements, la lumière baisse sans s'éteindre totalement et le rideau de la scène s'ouvre sur un écran de cinéma. Un vidéo-projecteur lance quelques éclairs parasites avant que n'apparaissent en gros plan l'image insolite du visage de Monika, les yeux bandés. Elle s'adresse à l'assemblée.

- Mesdames, Messieurs, je dois ce soir vous confesser que je me tiens personnellement et totalement responsable de ce qui est arrivé à Félicie cette nuit. En conséquence je me condamne à payer mon erreur en offrant à mon corps et sous vos yeux, le châtiment exemplaire que je mérite afin d'apaiser un tant soit peu le remord qui m'anime. Je pense que Félicie, où elle se trouve maintenant, appréciera mon geste et que cela lui prouvera mon repentir et l'amour que je lui accordais. Que mon corps lui soit maintenant dédié et qu'elle puisse me pardonner un jour.

La caméra fait un zoom arrière, et devant la stupéfaction de la salle, Monika envahit l'écran, nue et attachée à une croix. Incroyable ! Et elle conclut :

- C'est Alma, ma fidèle collaboratrice, assistée par l'une d'entre vous, qui sera inspirée et agira au nom du divin bourreau a qui j'abandonne maintenant mon corps à la grâce de la céleste sentence.

Les commentaires éclatent dans le salon. La moitié des convives n'ont rien compris à tout cela et ne voient pas où mène cette mise en scène. D'autres restent dubitatifs et attendent la suite des événements. Mais quelques-uns ont saisi la volonté d'expiation de Monika et rendent hommage à son courage. Alma apparaît à son tour sur l'écran. Elle s'approche de la croix. Le plan de vision change. On voit maintenant toute la salle. On aperçoit alors Flo qui reste à l'écart. Puis l'image montre le corps de Monika en gros plan. Trois caméras sont en train de filmer la scène en direct. Un dispositif automatique envoie régulièrement et successivement les images des caméras au vidéo-projecteur. Alma fait pivoter la croix qui est montée sur un axe central et place Monika la tête en bas. Son sexe ouvert est à portée de main. Alma attrape quelques poils et les arrache violemment. Monika vient de pousser un cri. Alma continue, attrape une nouvelle poignée et tire sans ménagement. Nouveau cri. Quand c'est l'image en gros plan qui est projetée, on peut voir nettement les marques de ces deux épilations sur la toison de la suppliciée. Cinq fois de suite Alma va recommencer ce geste, choisissant les poils les plus proches de la vulve. Quand elle considère que la zone est suffisamment dégarnie, elle s'empare d'une bougie, l'allume et la plante profondément dans le vagin. Dans ce décor digne de l'inquisition, ce bougeoir improvisé est du plus bel effet. Puis elle prend une longue aiguille et la chauffe à la flamme de la bougie. Une pince dans une main, l'aiguille dans l'autre, elle attrape une lèvre vulvaire et tire dessus. De l'autre main, elle la pique et la transperce de l'aiguille. Elle continue à appuyer pour traverser la bougie et tire sur l'autre lèvre pour finir ce funeste trajet. Pendant ce temps, la cire chaude et rouge coule le long du cierge et s'agglutine sur le sexe déjà fortement meurtri et rendu particulièrement sensible par la récente épilation. Monika ne reste pas de marbre. Elle bouge dans ses entraves et crie. Les spectateurs suivent la scène médusés. Ils ne savent pas comment réagir et où tout cela va les mener. Flo ressent tout d'un coup quelque chose d'étrange. Elle a la tête qui tourne un instant, comme si elle avait le mal de mer. Mais cette sensation est fugace, vite remplacée par un malaise plus grand qui se manifeste soudain par une agressivité très forte. Jusqu'à présent, elle assistait à la torture de Monika de façon passive et sans prendre grand plaisir à ce rôle. Maintenant, une force invisible la pousse à prendre une part active dans les événements qui se déroulent sous ses yeux. Alma est en train de passer des cordes au niveau des genoux de Monika. Le but est d'écarter les cuisses encore plus, dans un grand écart particulièrement obscène. Quand elle détachera les chevilles et que les jambes alors libérées se replieront, les plantes des pieds viendront lécher la flamme de la bougie. La cire continue à couler. Le sexe est totalement recouvert et le magma progresse sur le ventre. L'aiguille n'est plus visible, entièrement ensevelie. Flo s'approche et repousse sans ménagement Alma qui ne se défend pas. Elle poursuit l'oeuvre commencée par cette dernière. Les cordes sont nouées juste sur les genoux et fixées de part et d'autre à des anneaux scellés dans le mur. Quand elle détache les chevilles, les pieds se rejoignent. Mais elle tend alors les cordes de façon à mettre les cuisses presque à l'horizontal et les jambes se débattent comme une grenouille pour ne pas mettre les pieds en contact avec la flamme. Dans le salon, on reste bouche bée. Ce n'est plus une scène de SM, mais une véritable torture. Quand la caméra permet de voir le visage de Monika, chacun se rend compte qu'elle hurle de souffrance, qu'elle crie pitié. On commence à s'agiter un peu et certains parlent d'intervenir. Mais où ? Maxime n'en croit pas ses yeux. Comment Flo peut-elle faire cela. Ça ne lui ressemble pas. Il y a quelque chose d'anormale là-dedans. Flo s'est emparée d'une fine badine. Elle se place de profil et frappe les seins sur la face habituellement non exposée et qui est maintenant facile d'accès, compte tenue de la position toujours tête en bas de Monika. Chaque coup déchire la peau et laisse une fine et longue marque. D'autant qu'elle ne modère ni la puissance ni la précision de frappe. Quand son bras commence à fatiguer, elle s'arrête, prend deux liens en cuir, les passe autour de la base de chaque sein et serre au maximum. Les nichons prennent alors la forme de boules presque parfaites, gonflées, la peau tendue à l'extrême, lissant la protubérance naturelle des tétons. Puis elle se remet à frapper très fort. Monika commence à suffoquer. Tout le sang lui monte à la tête. Ses yeux sont exorbités. Flo s'arrête, défait les cordes qui maintiennent les genoux, attache à nouveau les chevilles à la croix et la fait tourner pour la remettre à l'endroit. Les spectateurs soufflent aussi. Est-ce la fin ? Enfin ? Non, si Monika est de nouveau dans le bon sens, son martyre n'est pas terminé pour autant. Flo s'excite encore plus. Alma reste immobile et silencieuse dans un coin, hors du champ des caméras, savourant le spectacle. Maintenant, la bougie qui est toujours solidement maintenue par l'aiguille et collée par la cire, brûle dans le sens inverse. La flamme fait fondre rapidement la bougie elle-même et prend une amplitude beaucoup plus grande. La cire s'enflamme, brûle la peau sous-jacente du pubis et du ventre. Monika hurle d'arrêter ce feu. C'est à ce moment précis qu'une explosion ébranle toute l'île. Un instant plus tard, l'électricité est coupée. Plus aucune lumière ne brille. Dans le grand salon, c'est soudain la panique. Dans la pénombre on voit alors par les fenêtres rougeoyer le ciel à l'extérieur. Des gens courent dans le jardin. Une épaisse fumée entre alors par la porte du salon. Tout le monde se précipite sur la terrasse et de là vers le jardin. Une immense flamme domine la partie du bâtiment la plus proche de la colline et s'élève presque jusqu'au niveau de l'appartement de Monika. Une autre explosion intervient, suivie d'une troisième. Chacun s'enfuit, direction la plage. Maxime crie de toute ses forces pour appeler Flo. Où peut-elle être ?

Dans le souterrain, seul le ventre de Monika qui se consume émet un peu de lumière. Flo a été surprise par cette obscurité subite. Elle attend la fin d'un incident qui ne peut être à son avis que de courte de durée. Elle tourne la tête par hasard. Un éclair l'éblouit. Elle devine plus qu'elle ne distingue la présence d'Alma juste derrière elle et reconnaît la lame d'un couteau à hauteur de son visage. Dans un élan instinctif de peur elle lance son bras qui heurte si violemment le poignet d'Alma qu'elle en lâche le poignard. Alma se précipite sur elle et dans se mouvement elles atterrissent contre Monika, ce qui a pour effet d'étouffer les flammes. Il fait totalement noir alors, pas la moindre source de lumière. Tous les sens de Flo sont en éveil, ce qui ne sert pas à grand chose. Si les yeux sont devenus inutiles, le sens de l'ouïe est fortement parasité par les jérémiades de Monika et l'odorat complètement pollué par cette atroce odeur de cochon brûlé. Reste le toucher et la mémoire pour trouver à tâtons les armes pour se défendre. Le cerveau de Flo tourne à cent à l'heure. Il faut agir, Alma veut la tuer. Trop tard déjà. Une atroce douleur jaillit de son épaule gauche. Alma a retrouvé le couteau. Flo fait un bon et se cogne la tête contre le plateau d'une table. Elle passe la main dessus. Elle est pleine d'accessoires. Le manche d'un fouet. Elle s'en empare, se lève et commence à battre l'air avec. Un coup dans le vide, un coup contre Monika et un troisième qui atteint Alma en plein visage. Elle crie. Flo la situe dans l'espace. Elle lance à nouveau le fouet dans la direction, mais l'extrémité finit sa course mollement sur le sol au moment où elle sent le souffle d'Alma très proche d'elle. A l'aveuglette elle plie sa jambe et la lance en avant. Mais elle finit dans le vide et, déséquilibrée par ce mouvement, elle tombe en avant, rencontre Alma dans sa chute et l'entraîne par terre. C'est le corps à corps. Flo est dessus, mais la lame d'acier vient de lui entailler la joue. Son bras gauche est faible et ne peut pas résister longtemps au bras droit d'Alma qui tient fermement le poignard. De son autre main, elle attrape les cheveux de son adversaire et tire un grand coup. Lentement, elle arrive à remonter ses genoux et à bloquer les bras d'Alma en dessous. Mais c'est une véritable furie qu'elle doit mater et elle se fait désarçonner. Séparées à nouveau, elles se cherchent à tâtons, à l'affût du moindre indice.

Sur la plage, tout le monde s'est rassemblé et assiste impuissant à l'embrasement de ce qui fut le royaume de Monika. Ceux qui en ont eu le temps ont pu récupérer leurs affaires dans les chambres. L'incendie se propage dans les jardins. Les premiers bungalows sont touchés. Attisées par le vent, les flammes ont atteint le sommet de l'île. Dans quelques heures, il ne restera plus rien des installations et de la végétation. La chaleur dégagée est intense et il faut se rafraîchir régulièrement dans la mer. Maxime est terriblement inquiet. Il interroge le personnel, les anciens esclaves, mais personne n'a d'idées précises. Il sait, parce-que Flo le lui a dit, que l'île est truffée de galeries. Et il ne peut qu'espérer qu'elle y est en ce moment, à l'abri.

Après un effort surhumain, Monika a réussit à se libérer la main droite, mais cela ne lui permet pas de se libérer totalement. Elle passe la main derrière son dos et trouve l'axe sur lequel est fixée la croix. Elle connaît parfaitement la conception du mécanisme et sait que la croix est rendue solidaire de l'axe au moyen d'une goupille. Elle tire sur le morceau de métal qui résiste. Il y a de la graisse aussi, et ses doigts glissent. Il lui faut trouver un outil. Aucune possibilité d'en attraper un. Et soudain elle pense à l'aiguille. Toute la cire a fondu autour de son sexe à l'exception de la partie qui est enfouie dans son intimité et un résidu informe de bougie qui en dépasse. Elle peut toucher l'extrémité de l'aiguille, mais considère qu'il lui sera impossible de l'enlever. Elle tente d'enfoncer ses doigts dans son sexe pour agripper le maximum de bougie et tire d'un coup, le plus fort qu'elle peut. Elle réussit à dégager l'ensemble, mais, sous la traction, l'aiguille a déchiré ses lèvres. Au toucher, elle évalue la forme de ce qu'elle tient dans la main. L'aiguille dépasse largement des deux cotés. Avec les dents elle commence à la dégager du morceau de cire encore collé en son milieu. Alma et Flo continuent à se pourchasser. Alma possède toujours le couteau et n'a pas hésité à s'en servir plusieurs fois contre son adversaire qui accuse plusieurs entailles aux jambes et aux bras. En position de faiblesse, Flo se contente d'essayer d'esquiver les coups. Elle est couchée au sol, rampe lentement autour de la pièce, cherchant la porte pour s'enfuir. Elle vient d'identifier la croix. La sortie est donc à l'opposé. Elle cherche à bien se situer par rapport à la croix. Ensuite, elle pourra traverser rapidement la pièce de part en part et, si elle a de la chance, trouver la sortie. Mais il faut faire vite, Alma ne va lui laisser beaucoup de temps pour ajuster son orientation. L'aiguille est maintenant totalement nettoyée. Monika fait très attention à ce qu'elle ne lui échappe pas des doigts. Elle met sa main derrière son dos, et avec d'infinies précautions passe l'aiguille dans la boucle de la goupille. Avec deux doigts repliés elle a suffisamment de prise sur l'aiguille pour tirer. C'est ce qu'elle fait et enfin la tige de métal cède et sort de son logement. Aussitôt, elle se met à gigoter pour remuer la croix et la faire sortir de l'axe. Flo sent la croix remuer dans son dos. La pauvre Monika, se dit-elle, elle doit être dans un piteux état. Elle revoit en pensée la dernière image qu'elle a d'elle, attachée, le sexe en feu et les seins comme des boules de billard. Un instant elle a une pensée émue pour celle avec qui elle s'était entretenue à peine vingt-quatre heures auparavant. Mais il ne s'agit pas de s'apitoyer. Elle croit avoir trouvé enfin ses marques. Il ne reste plus qu'à bondir. Elle s'accroupit, prête à foncer. Mais à ce moment là, elle sent une masse lui tomber sur le dos. Une fraction de seconde après elle entend un cri strident, la chute d'un corps, le bruit d'un ballon de baudruche qui éclate, quelques gémissements, et puis plus rien. A tâtons, elle comprend que c'est la croix et Monika qui sont encore posées sur son dos. Sans savoir exactement ce qui s'est passé, elle se dégage de se fardeau et progresse lentement pour essayer de découvrir le reste. Ses doigts rencontrent d'abord une mare de sang, puis un visage gisant sur le sol. C'est celui d'Alma. Flo ne le saura que plus tard, mais en tombant, Monika lui a sauvé la vie, tout en lui offrant la sienne. Quand la croix s'est détachée de l'axe, elle a rencontré la tête d'Alma sur son passage et l'a assommée. Malheureusement, dans sa trajectoire, Monika a aussi rencontré le poignard qui a d'abord fait éclater son sein gauche avant de s'enfoncer dans la poitrine jusqu'au coeur. Profitant de l'immobilité d'Alma, Flo rejoint la table aux accessoires. Elle y trouve une boite d'allumette. A la faible lueur de l'allumette elle trouve aussi deux paires de menottes en acier et finit par immobiliser les jambes et les bras d'Alma. Enfin soulagée de cette menace, elle souffle un peu et s'aperçoit que son corps lui fait atrocement mal. Elle saigne de partout, ses vêtements sont moites, imbibés d'un mélange de sueur et de sang. Malgré tout, elle se préoccupe des deux autres femmes, s'approche de Monika et la palpe. Mais elle n'y trouve plus aucun signe de vie. Elle craque une allumette et ses yeux découvrent alors l'étendue du carnage. Elle n'en peut plus, devient hystérique. Partir, il faut quitter ce lieu d'abomination. Elle trouve l'issue, marche dans le tunnel. Les allumettes sont d'une piètre efficacité. Elle se brûle les doigts et puis finalement la dernière s'éteint et la chape obscure l'envahit de nouveau. Elle est à bout de force, s'assoit et s'abandonne.

Le soleil étire ses premiers rayons à l'horizon. Sur la plage, tout le monde somnole plus ou moins en attendant de probables secours. Peu à peu le paysage s'éveille sur un spectacle de désolation. L'incendie a tout ravagé. S'il ne subsiste plus vraiment de foyers, il s'en dégage encore par endroits d'épaisses fumées. Maxime n'a pas attendu le jour pour partir à la recherche de Flo. C'est déjà la deuxième fois qu'il fait le tour de l'île. Il est couvert de poussières noires et l'atmosphère reste irrespirable. Flo se réveille comme si elle sortait d'un coma profond. Elle a mal partout, se sent mal, prête à vomir. Elle sort d'un cauchemar dont elle n'a pas souvenir et ne comprend rien à sa situation et à toutes les plaies qui lui couvrent le corps, des pieds jusqu'au visage. Elle se découvre dans une grotte. Ah oui ! se souvient-elle soudain, Monika et Alma, un vieux prospecteur fou creusant des mines, des mines de quoi au fait ? de diamants ? Sur sa droite une lumière. C'est l'entrée du souterrain. Elle cherche à se lever mais ses jambes ne répondent plus. Elle rampe vers la lumière, essaye de crier. Enfin, elle est à l'air libre. Maxime devient fou. Il ne sait plus où chercher. Il demande de l'aide, hurle qu'il faut fouiller les décombres, rechercher des survivants. Mollement, plusieurs sortent de leur léthargie et se mettent à chercher. Maxime fait demi tour, marche à peine dix mètres et aperçoit Flo allongée à l'entrée d'une caverne.

 

 

FIN DU CINQUIEME JOUR

 

 

SIXIEME JOUR ET SUIVANTS

 

 

A l'hôpital de Charlotte Amalie, la capitale de St Thomas, Flo se remet de ses blessures, le corps couvert de pansements. Heureusement, finalement rien de bien grave, mais elle a perdu beaucoup de sang. Le petit lieutenant rondouillard et dégarni l'interroge. Mais Flo a bien des difficultés à répondre. Il subsiste un trou noir dans son esprit. Etrange, se dit le lieutenant, la grosse Hellène prétend avoir les mêmes symptômes.

- Vous reconnaissez cette boite ? demande-t-il, en lui montrant la boite de dragées qu'Alma lui avait proposée.

 

L'affaire Monika Hodge fit grand bruit aux Etats-Unis. La réputation de Monika était bien connue quoique controversée. Si elle avait réussi à convaincre une bonne partie des médias de la pureté mystique de sa retraite aux Antilles, les activités de la veuve du milliardaire étaient un secret de polichinelle, surtout dans les plus hautes sphères de la Society. L'enquête déboucha sur l'arrestation d'Alma qui avait été d'autant plus facile qu'on l'avait trouvée les menottes déjà aux poignets. Elle fut condamnée à vingt cinq ans de prison pour avoir commandité le meurtre de Félicie et pour tentative de meurtre sur la personne de Monika, dont la mort fut cependant reconnue comme accidentelle. Flo et la grosse Hellène ne furent pas inquiétées par la justice car il fut démontré qu'elles avaient été droguées et manipulées par Alma. Sur les mobiles de ces crimes, Alma avoua avoir agi par jalousie, ne supportant pas l'amour que Monika vouait à Félicie.

 

Quant à l'incendie, qui fit malgré tout deux morts parmi le personnel de cuisine, il fut démontré qu'il avait été provoqué par l'explosion d'une friteuse.